| Tergnier | |||||
L'hôtel de ville. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Aisne | ||||
| Arrondissement | Laon | ||||
| Intercommunalité | CA Chauny-Tergnier-La Fère | ||||
| Maire Mandat |
Aurélien Gall 2026-2032 |
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| Code postal | 02700 | ||||
| Code commune | 02738 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Ternois(es) | ||||
| Population municipale |
13 045 hab. (2023 |
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| Densité | 727 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
21 483 hab. (2023) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 39′ 23″ nord, 3° 17′ 18″ est | ||||
| Altitude | Min. 44 m Max. 90 m |
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| Superficie | 17,95 km2 | ||||
| Type | Centre urbain intermédiaire | ||||
| Unité urbaine | Tergnier (ville-centre) |
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| Aire d'attraction | Tergnier (commune-centre) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Tergnier (bureau centralisateur) |
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| Législatives | 4e circonscription de l'Aisne | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Aisne
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.ville-tergnier.fr/ | ||||
| modifier |
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Tergnier est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.
Elle regroupe depuis le les communes associées de Fargniers et de Vouël et, depuis le , la commune associée de Quessy.
La ville, dont le développement s'est fait aux XIXe et XXe siècles grâce au chemin de fer et à son important dépôt, a été détruite lors de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. Elle est riche d'un patrimoine urbanistique, architectural et mobilier des deux reconstructions.
Tergnier est une ville picarde située à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Laon, dans la vallée de l'Oise, à la jonction de plusieurs lignes de chemin de fer, ainsi qu'à celle du canal latéral à l'Oise, du canal de la Sambre à l'Oise et du canal de Saint-Quentin.
Elle est la ville-centre de l'aire urbaine de Tergnier, de son unité urbaine et de son bassin de vie, et fait partie de la zone d'emploi de Saint-Quentin
Les communes limitrophes sont Amigny-Rouy, Beautor, Condren, Frières-Faillouël, Liez, Mennessis, Travecy et Viry-Noureuil.
| Frières-Faillouël | Mennessis Liez |
Travecy | ||
| Viry-Noureuil | N | |||
| O Tergnier E | ||||
| S | ||||
| Condren | Amigny-Rouy | Beautor |
La superficie de la commune est de 1 795 km2 ; son altitude varie de 44 à 90 mètres.

La ville, tangentée au sud par les méandres de l'Oise, se trouve à la convergence du Canal de la Sambre à l'Oise, du canal de Saint-Quentin et d'un bras de ce canal.
Elle est drainée par le Rieu.
D'importants étangs se trouvent au sud du territoire communal.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C). Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 3,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 685 mm, avec 11,2 jours de précipitations en janvier et 8,7 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chauny à 7 km à vol d'oiseau, est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 709,9 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14 °C, atteinte le .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Au , Tergnier est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle appartient à l'unité urbaine de Tergnier, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre,.
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tergnier, dont elle est la commune-centre,. Cette aire, qui regroupe 14 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants,.

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (42,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (49,1 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (31,3 %), zones urbanisées (29,3 %), forêts (9 %), eaux continentales (8,4 %), zones agricoles hétérogènes (6,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,2 %), prairies (4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,6 %), mines, décharges et chantiers (2,4 %).
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 6 808, alors qu'il était de 6 752 en 2016 et de 6 682 en 2011.
Parmi ces logements, 89,7 % étaient des résidences principales, 1 % des résidences secondaires et 9,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 72,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 27,7 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Tergnier en 2022 en comparaison avec celle de l'Aisne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1 %) par rapport au département (3,3 %) et à la France entière (9,7 %).
| Typologie | Tergnier | Aisne | France entière |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 89,7 | 86,7 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 1 | 3,3 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 9,3 | 10 | 8 |
La commune est accessible par l'autoroute A26 et est desservie par la nationale 32.
Tergnier est reliée au reste du territoire par route notamment grâce à la proximité des autoroutes A26 et A29 qui passent par Saint-Quentin. Les aéroports nationaux et internationaux de Paris sont à une heure de route. Le réseau départemental relie Tergnier à Noyon à l'Ouest via la D1032, et au nord-est à Saint-Quentin via la D1.
La gare de Tergnier est une infrastructure ferroviaire importante située au croisement des lignes de Creil à Jeumont et d'Amiens à Laon, desservie par des trains TER Hauts-de-France (lignes de Laon à Amiens, de Paris-Nord à Saint-Quentin, Cambrai ou Maubeuge, et de Laon à Calais-Ville en été). Cette gare dispose d'installations de triage des wagons de fret et disposait d'un dépôt de locomotives, qui ont suscité la création par la Compagnie des chemins de fer du Nord dans les années 1920 de la cité-jardin de Tergnier.
Depuis 2011, la commune était desservie par le réseau TACT, organisé par l'intercommunalité, qui assure le rôle d'autorité organisatrice de la mobilité. Ce réseau alors composé de quatre lignes de bus et cinq lignes de transport à la demande. Il change de nom le pour devenir Lyneo opéré par Keolis et est réorganisé, avec trois lignes urbaines, une navette vers la zone d'activités Évolis, 31 circuits scolaires et un service de transport à la demande plus développé,,.
Si la commune n'a été créée, par détachement de Vouël, qu'en 1800, la localité a été désignée de longue date sous le nom de Terignae ou Therignae, puis Therigny ou Terigni[réf. nécessaire].
L'étymologie latine de ce mot est discutée. Il est tentant d’émettre l’hypothèse de « ignis » (feu) qui présuppose la déclinaison « lacus » (domaine rural) bas latin, la première partie de ce terme « theri » pourrait provenir d’un mot médiéval « thero » (colline) radical prélatin obscur, quoiqu'à extension géographique très vaste : théron (Puy-de-Dôme), thouron (Cantal) », il faut faire le rapprochement avec « Fargniers » (eau) et « iacus ». Il s’agirait au sens propre de deux anciennes censes, l’une sur une colline, l’autre près de la rivière[réf. nécessaire].
Les recherches laborieuses, pour retrouver les origines, modestes, de la commune, ne vont pas au-delà des archives du XVIIe siècle.
Des débris romains ont été découverts à Vouël, où l'église pourrait être construite à l'emplacement d'un temple païen, le long de la chaussée Brunehaut.
Une motte castrale a été identifiée à Vouël, sous le nom de Tombelle de Vouël.
En 1214, l’abbé de Saint-Nicolas-aux-Bois apaise une querelle suscitée aux prémontrés par Geoffroi et Simon de Condren.
En 1239, Jean, « Maire » de Vouël, renonce à tous ses droits.
Le bourg est saccagé :
En 1653, les armées des maréchaux de la Ferté-Senneterre et de Turenne, fortes de 16 000 hommes, campent dans la vallée de l'Oise et font main basse sur les grains qu'elles trouvent à Tergnier, Fargniers, Quessy et Vouël. Les habitants s'enfuient, puis reviennent, et sont obligés de s'enfuir à nouveau pour ne revenir que début . Les chevaux de labour sont enlevés, les terres restent incultes par la faute de l'ennemi qui fait des incursions, il est probable que les habitants se soient réfugiés à Laon, avec ce qu'ils peuvent emporter
En 1567, durant les Guerres de Religion, les calvinistes de la région, sous la conduite de François d'Hangest, seigneur de Genlis, et du prince de Condé, gouverneur de la Picardie, attaquent le château de Coucy. Vers 1610, un temple est élevé à Vouël, qui attire tous les protestants de la région. Un scandale éclate le : les réformés de Chauny et environs se plaignent que curés et populations de Vouël, Quessy et Frières troublent leurs offices.
Dès le XVIe siècle, l'abbaye de Nogent possède à Quessy terres et prés, dont elle est contrainte de se débarrasser pendant les guerres de Religion, mais qu'elle récupère en 1703. Le fermier de Tergnier prend en bail ces propriétés en 1699 en s’engageant à conduire 36 setiers de blé méteil dans les greniers du monastère, chaque année, le jour de Saint-Martin d'hiver () par la suite, il est d'usage de louer ces terres de Quessy à plusieurs laboureurs, dont l'un, dès 1770, est Marc Jadas, de Tergnier, qui semble, ultérieurement, être allé habiter Quessy. Il a le privilège (!) de payer le plus d'impôts !
Le , les « citoyens actifs » formant la section rurale du canton de La Fère, dont ceux de Tergnier, se réunissent dans l'église des Capucins ; en petit nombre, cette assemblée élit président l'ancien seigneur de Charmes, Charles de Flavigny, chevalier de Saint-Louis, qui prête le serment constitutionnel.
Ces « citoyens actifs » se réunissent à nouveau le et désignent huit électeurs chargés d'élire les députés du département de l'Aisne à la Convention (qui seront : Condorcet, Saint-Just, Le Carlier, Jean de Bry).
Le , les membres du directoire du département de l’Aisne trouvent sur leur bureau un mémoire que leur adressent les communes de Tergnier, Fargniers, Quessy, Liez et Mennessis en vue d’opérer le dessèchement de la vallée marécageuse qui traverse leur terroir. Aucune décision n’est prise !
La loi du ordonne la réquisition d'une première classe composée des jeunes gens de 18 à 25 ans. Les recrues de Tergnier font partie de la 1re compagnie du second bataillon de la levée républicaine du district. Au printemps de l’année 1796, six jeunes gens de Tergnier et quatre de Quessy sont recrutés comme fusiliers et forment la 8e escouade de la 2e compagnie de la colonne mobile créée dans chaque canton par la Convention.
Durant la Campagne de France, fin , avec le repli de Napoléon Ier, Tergnier tombe aux mains de l’ennemi. Réquisitions, pillages sont de règle. En 1815, après la bataille de Waterloo, Tergnier est occupée vers le , et paie un large tribut à l'envahisseur. En compensation des réquisitions subies, les habitants n’obtiennent, comme indemnisation, que la remise des deux tiers de la contribution extraordinaire de 1813 et 1814.
Tergnier est, à partir du milieu du XIXe siècle une ville ferroviaire constituée au croisement des lignes de Creil à Jeumont et d'Amiens à Laon et qui a suscité la création d'une gare puis d'un important dépôt par la Compagnie des chemins de fer du Nord,.
Le , les registres de l’état civil de Tergnier mentionnent une profession inhabituelle « Employé de chemin de fer ». Il s’agit de Benjamin Faucret, époux d’Octavie Daussin, 17 ans, venu déclarer à la mairie la naissance d’une fille. Les trains se substituent aux choux pour l’arrivée des enfants…
Si certains projets prévoyaient de faire passer la ligne de chemin de fer Tergnier - Saint-Quentin par Ham, il est évident que le développement de la ville n'a été engagé que par cette infrastructure autorisée par le gouvernement de Louis-Philippe, construite autour des années 1850, inaugurée en grande pompe par Napoléon III.
Les sentiers sont élargis et transformés en route, des rues nouvelles sont créées… À cette époque (1850), Tergnier est un vaste chantier de construction. On travaille jour et nuit. De multiples corps de métiers affluent de partout, même de Paris sous la direction d’ingénieurs venus de la capitale, la main-d’œuvre locale se reconvertit : fileurs, tisseurs, valets de charrue… abandonnent leurs outils habituels pour se consacrer au nouveau mode de transport.
Quelques dates jalonnent l'histoire du chemin de fer à Tergnier :
La croissance de la population est la conséquence naturelle du développement des installations ferroviaires :
Certes, la Compagnie du Nord donne l’impulsion première à l’essor de la commune, mais deux autres éléments jouent en faveur de son développement :

Durant la guerre franco-prussienne de 1870, les troupes prussiennes occupèrent la ville le , avant d'investir et assiéger La Fère à partir du .
Le , partis de Ham avec quatre canons, les 7e et 11e compagnies des volontaires de la Somme (800 hommes) et le 2e bataillon des mobiles du Gard, en tout 1 400 hommes, sous les ordres du commandant Kraft, avaient mission de surprendre les avant-postes de l'ennemi qui faisait le siège de La Fère, de les couper du reste de l'armée et de les repousser vers la Somme.
Les Français attaquèrent Vouël et Tergnier où plusieurs centaines d'ennemis avetis de leur arrivée s'étaient retranchés dans les maisons et les accueillirent par un feu nourri. Au soir du , la colonne française refoulée était de retour à Ham.
Le , les Allemands bombardèrent La Fère avec de la grosse artillerie.
Dans aucun document on ne signale de dommages matériels locaux pendant le conflit. Tergnier fut occupée durant treize mois, les troupes allemandes quittant la ville, définitivement, le .
Quelques mois plus tard, l'armée française se retrouva dans notre commune. Un soir de l'hiver 1870-1871, un convoi de 10 000 hommes, qui avaient participé à la bataille de Sedan, débarqua à la gare de Tergnier, le général Faidherbe en tête. Ils furent hébergés par les habitants.
Tergnier fut évacuée par les troupes ennemies entre les mois de mars et .
Le , l’armée alliée anglaise (1er Corps, général Haig) est à Tergnier. Tergnier est envahi dès le .
Vers le , tous les hommes de 18 à 45 ans sont dirigés sur le camp d’Altengrabave, en Allemagne. Après l’exode des habitants, biens publics et privés sont détruits par l'armée allemande au cours de sa retraite stratégique de 1917. Tergnier est rasé et repris par les troupes françaises (du 5 au ), réoccupé par l'armée allemande le . Le le 125e division d'infanterie (France) du général Maurice Pellé tente de reprendre la commune, sans succès. Elle est reconquise le par la 3e armée de Georges Louis Humbert. La ville et la gare ne sont plus qu'un tas de ruine.
Les négociations en vue de l'armistice sont engagées le . C'est à Tergnier que le , à 3 h 45 du matin, la délégation allemande, arrivée de La Capelle en voiture, monte dans le train spécial qui l’attend pour la mener à la clairière de Rethondes où stationne le train du maréchal Foch et où sera négocié et signé le l'Armistice de 1918.
Tergnier, Quessy, Vouël et Fargnier sont détruits à la fin de la guerre et ont été décorés de la Croix de guerre 1914-1918, le , le et le . Tergnier voit ses sacrifices reconnus par une citation à l'ordre de l'Armée[réf. nécessaire].

La ville ayant été en grande partie détruite durant la Première Guerre mondiale, et afin de pouvoir y attirer la main-d'œuvre qualifiée, la Compagnie des chemins de fer du Nord confie à Raoul Dautry la construction de logements ouvriers. De la cité-jardin de Tergnier, il veut faire un modèle pour toutes les autres. Il compte rattacher le cheminot à la vie rurale, et choisit ainsi des terrains relativement séparés du bâti existant.
Le centre de l'ancienne commune de Fargniers (aujourd'hui commune associée) est reconstruit entre 1922 et 1928 selon un schéma radio-concentrique conçu par les architectes Paul Bigot et Henri-Paul Nénot, avec une importante aide financière de la fondation Andrew Carnegie,,.
Tergnier est défendue du au par le 32e RI de la 23e D.I. faisant partie de la 7e Armée du général Frère. Les Allemands qui tentent de franchir le canal rencontrent une forte résistance, y compris lors de l'attaque générale du :
Tergnier devient un pôle de la Résistance, avec notamment les mouvements Libération-Nord, Francs-tireurs et partisans (FTP), Organisation civile et militaire (OCM), Défense de la France.
Parmi eux, Libé-Nord Tergnier oriente son action de à dans une triple direction :
Elle réalise notamment :
Toutes ces actions entraînent une répression nazie impitoyable. Tergnier et ses environs paient un lourd tribut à l'occupant avec de nombreux fusillés, tués au combat, déportés rentrés ou décédés dans les camps de concentration, internés.
Dans le cadre de la préparation du Débarquement de Normandie, la gare de Tergnier subit trois raids de bombardement alliés entre le et le , totalisant 1 962 tonnes de bombes, occasionnant de grandes destructions et de nombreuses victimes.
Au titre de la guerre 1939-1945, Tergnier reçoit une citation à l'ordre du Corps d’armée (11-12-1948)[réf. nécessaire] : « Localité du département, déjà presque entièrement rasée au cours de la guerre 1914-1918, centre ferroviaire important bombardé à deux reprises par les Allemands en . Au cours des mois qui ont précédé la libération du pays, a subi quatre nouveaux bombardements massifs de l’aviation alliée occasionnant la mort de 58 de ses habitants, la destruction totale de 407 immeubles et la destruction partielle de 1041 autres immeubles. Onze de ses fils ont été déportés, dont sept sont morts dans les camps de concentration. Cette citation comporte l’attribution de la Croix de guerre avec étoile de vermeil ». Vouël et Quessy obtiennent la même reconnaissance.
La commune de Tergnier, instituée par la Révolution française absorbe en 1973 celles de Fargniers et de Vouël, puis, en 1991, celle de Quessy
La commune se trouve dans l'arrondissement de Laon du département de l'Aisne.
Elle faisait partie de 1801 à 1973 du canton de La Fère, année où elle devient le chef-lieu du canton de Tergnier. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateur d'un nouveau canton de Tergnier porté de 4 à 24 communes.
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la quatrième circonscription de l'Aisne depuis le dernier découpage électoral de 2010.
Tergnier était membre de la communauté de communes Chauny-Tergnier, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1999 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec la Communauté de communes des Villes d'Oyse pour former, le , la communauté d'agglomération Chauny-Tergnier-La Fère dont est désormais membre la commune,et qu'a rejoint trois communes issues de la communauté de communes du Val de l'Ailette.
Aux élections municipales de 2014 dans l'Aisne, la liste FG-PS-EELV conduite par le maire sortant Christian Crohem est la seule candidate et obtient la totalité des 3 284 voix. Elle est donc élue en totalité et 12 de ses membres sont également conseillers communautaires.
Lors de ce scrutin, 57,86 % des électeurs se sont abstenus et 22,84 % des votants ont choisi un bulletin blanc ou nul.
Au second tour des élections municipales de 2020 dans l'Aisne, la liste PCF-PS-DVG menée par Michel Carreau,, obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 1 748 voix (52,82 %, 26 conseillers municipaux élus dont 13 communautaires), devançant très largement celles menées respectivement par, :
- Francis Delacourt (DVG, 960 voix, 29,01 %, 4 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires) ;
- Frédy Deguin-Dawson (RN, 601 voix, 18,16 %, 3 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire).
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 66,43 % des électeurs se sont abstenus.
| Scrutin | 1er tour | 2d tour | |||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1er | % | 2e | % | 3e | % | 4e | % | 1er | % | 2e | % | 3e | % | ||||||||
| Européennes 2014 | FN | 41,08 | FG | 14,53 | UMP | 12,83 | PS | 12,80 | Tour unique | ||||||||||||
| Régionales 2015 | FN | 43,27 | UMP | 20,69 | PS | 16,84 | PCF | 10,45 | UMP | 52,50 | FN | 47,50 | Pas de 3e | ||||||||
| Présidentielle 2017 | FN | 36,44 | LFI | 25,40 | EM | 16,93 | LR | 8,10 | FN | 56,56 | LREM | 43,44 | Pas de 3e | ||||||||
| Législatives 2017 | PCF | 24,98 | FN | 22,99 | EM | 20,45 | RM | 9,45 | LREM | 53,05 | FN | 46,95 | Pas de 3e | ||||||||
| Européennes 2019 | RN | 44,46 | LREM | 11,65 | FI | 9,42 | EELV | 6,29 | Tour unique | ||||||||||||
Ville fleurie : trois fleurs attribuées en 2007 et renouvelé en 2017 par le Conseil des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris,.

L'ancienne passerelle piétonne, appartenant à la SNCF, large de 2 m, longue de 170 m a été construite en béton armé en 1933 place Lionel-Lefevre dans le cadre de la première Reconstruction. Interdite à la circulation piétonne depuis en raison d’un état avancé de déformation et de dégradation tels que le propriétaire estime sa réhabilitation économiquement irréaliste malgré son intérêt patrimonial, elle est démolie par SNCF Réseau en mai-. La municipalité en étudie les possibilités de remplacement.
La ville est le siège de la circonscription de Tergnier de la direction des services académiques de l'éducation nationale de l'Aisne.
La commune administre trois écoles maternelles et primaires à Tergnier (Roosevelt, Blériot et André-Malraux), trois écoles maternelles à Quessy (Buttes Chaumont, Raoul-Dautry et Soveaux) et deux écoles primaires (Decarpigny et Pasteur), une école maternelle et primaire à Fargniers (école Boulloche) et une école maternelle et primaire à Vouël (école Albert-Camus).
Elle accueille également une école privée.
Les enfants poursuivent habituellement leurs études au collège Joliot-Curie.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans,.
En 2023, la commune comptait 13 045 habitants, en évolution de −3,05 % par rapport à 2017 (Aisne : −2,09 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La population de la commune est relativement jeune. En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 46,5 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (45,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 21,2 % la même année, alors qu'il est de 22,0 % au niveau départemental,.
En 2023, la commune comptait 6 136 hommes pour 6 909 femmes, soit un taux de 52,96 % de femmes, supérieur au taux départemental (51,13 %),.
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
En 1930 est tourné à Tergnier le film : L'Équipe de Jean Lods.
| Blason | Écartelé : au 1er d’azur à la crosse d’or, au 2e fascé de vair et de gueules de six pièces, au 3e d’or au lion de sable, au 4e d’or au chef d’hermine.
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| Détails | Blason officiel adopté par la municipalité en 1980. |