| Espèce | |
|---|---|
| Race | |
| Couleur | |
| Sexe | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | |
| Taille |
1,58 m |
| Père |
Galaor (d) |
| Mère |
Mrs. Walker (d) |
| Enfants |
The Heir of Linne (né en 1853) est un étalon Pur-sang anglais importé en Normandie, où il est partiellement à l'origine de la race du Trotteur français, notamment à travers son fils Phaéton.
The Heir of Linne naît en 1853 en Angleterre, chez l'éleveur I. Fawkes ; il est inscrit au General Stud Book. Il participe à diverses courses anglaises de galop, avec de bons résultats mais sans devenir un grand champion. Le Baron de Taya, directeur du Haras national de Saint-Lô en 1859, parvient à le faire importer aux frais de l'État français en devançant des acheteurs belges.
Cependant, The Heir of Linne est envoyé au Haras national de Tarbes de 1859 à 1862. Il retourne à Saint-Lô de 1863 à 1871.
The Heir of Linne est un étalon Pur-sang de robe alezan, mesurant 1,58 m, ce qui est considéré comme relativement grand pour son époque. D'après Jean-Pierre Reynaldo, l'étalon n'est pas physiquement imposant ni profond, mais présente une longue encolure, ainsi qu'un port de tête et une démarche qualifiés d'élégants.
The Heir of Linne est un fils de l'étalon Pur-sang Galaor, et de la jument Pur-sang Mrs Walker.
Il contribue largement à une souche que le spécialiste Jean-Pierre Reynaldo qualifie d'« Anglo trotteur normand », avec les étalons Conquérant et Normand ; il apporte l'influence du Pur-sang et une certaine rapidité d'allures. The Heir of Linne est repéré comme bon père de trotteurs durant ses années à Saint-Lô, en particulier grâce à son fils Phaéton et à sa fille Modestie.
Paul Guillerot (1896) le cite comme « étalon de pur sang anglais hors de pair, dont l'action directe a eu une influence si bienfaisante sur la pléiade de nos trotteurs, a été brillamment représenté par les Orphée, Pactole, Phaëton, J'y-Songerai et Modestie, la mère de Tigris ». Le Bulletin de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale de 1900 le cite en premier des six étalons qui ont « le plus contribué à l'amélioration de la race normande depuis 1840 ».