Timissao, situé dans le Hoggar, a été connu pour abriter un des rares puits du centre du Sahara. De nombreux explorateurs s'y sont arrêtés.
Roger Frison-Roche écrit à son sujet : « C'est un simple trou de soixante centimètres de diamètre allant chercher l'eau à six mètres de profondeur. Rien alentour ! Ni verdure, ni végétation, à peine quelques plantes grasses le long des rochers, du sable et du rocher et sur l'aire piétinée qui s'étend à l'entour du puits la nappe serrée et compacte des crottins de chameaux. Ici depuis des siècles se succèdent les caravanes. »
Le lieu semble fréquenté depuis l'Antiquité comme en témoigne un trésor de monnaie romaine qui y est découvert en 1956. Dans les années 1930, Théodore Monod y étudie les inscriptions arabes peintes qui ont été trouvées et relevées par Henri Duveyrier en 1864 puis retrouvées en 1905 par l'officier-interprète Maurice Benhazera. En 1941, un autre militaire, le lieutenant L'Helgouach, y trouve des sculptures.
Camille Sabatier y passe en 1891,, la mission René Chudeau en 1905,, Alban Laibe au début du XXe siècle lors de ses campagnes sahariennes en Afrique-Occidentale française entre 1908 et 1912 puis Augiéras en 1927 avec ses 120 chameaux.
A mi-chemin entre Ouargla et Tamanrasset, le puits sert de frontière à l'époque coloniale.