| Tiri (ar) طيري — At-Tiri, Et Taire, Et Taireh, At Tireh, Tayri, At Tayri | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Gouvernorat | Nabatieh |
| District | Bint-Jbeil |
| Géographie | |
| Coordonnées | 33° 08′ 00″ nord, 35° 24′ 00″ est |
| Altitude | 750 m |
| Localisation | |
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Tiri (Arabe: طيري) (ou Tayri, At-Tayri, At-Tiri, Al-tiri) est une municipalité libanaise localisée dans le district de Bint-Jbeil. Elle est connue pour abriter deux sites archéologiques. Elle est située à 115 kilometres de Beyrouth.
Le village de Tiri ou Tayri (les deux noms existent en français) est une municipalité du district de Bint-Jbeil et se situe à 115 km de la capitale, Beyrouth,. Le village compte 487 électeurs en 2014. Le village comprend deux sites archéologiques.
Selon Palmer, le nom d‘At-Tiri désigne une forteresse.
Taire I (aussi appelé Et Taireh I) est situé à 3,5 km au nord d‘Ain Ebel, à l‘ouest d‘At-Tiri. L‘emplacement exact du site est inconnu et la collection d‘objets trouvés est petite et d‘une date indéterminée. Ce site n’est mentionné que par Paul Bovier-Lapierre en 1908 et Karge en 1918,.
Taire II (aussi appelé Et Taireh II et Bassatine el Khawabi) est un site archéologique du Gros Néolithique et de la culture Qaraoun. Il est situé à 2 kilomètres au nord-est du village sur un chemin étroit menant à Kounine et qui croise la route entre Bint-Jbeil et Tibnine. Des fouilles de l’archéologue jésuite Henri Fleisch, qui n‘a pas publié ses découvertes mais confirme la présence de la culture Qaraoun dans ce site méridional dans une communication à Lorraine Copeland. La collection issue des fouilles appartient au Musée de Préhistoire libanaise de l‘université Saint-Joseph de Beyrouth,.
Il est possible qu‘At-Tiri soit l‘antique Yatir (יתיר), un lieu cité dans les Baraïta sur les frontières nord-ouest de l‘Israël antique, et plus précisemment à la limite des lieux où se sont réinstallés les Hébreux de retour de l’exil à Babylone. Cependant, Finkelstein et Frankel estiment que Yater est un meilleur candidat à cette identification,.
En 1596, le defter (registre fiscal) établi par l’Empire ottoman liste un village, Taira, qui relève de la nahié (sous-district) de Tibnine et de la liwa' (district) de Safed. Ce document recense 29 foyers et 7 célibataires, tous musulmans. Les villageois payaient un impôt à taux fixe de 25 % sur leurs productions agricoles, blé, orge, arbres fruitiers, chèvres et ruches, plus des taxes diverses et une somme fixe, pour un total de 1656 akçe,.
En 1875, Victor Guérin visite Thireh, dont il estime la population à 150 Métualis. Il note la petite mosquée, ainsi que les colonnes éparses, et un bassin en partie creusé dans le roc et en partie bâti en pierre de taille et les sarcophages avec couvercles à acrotères.
En 1881, le rapport du Palestine Exploration Fund décrit le village comme construit de pierre, peuplé d’environ 80 habitants, tous métualis, dans une vallée étroite, avec de la vigne, des oliviers, des figuiers, de nombreuses citernes dans et autour du village, ainsi qu‘un birket maçonné. À trois quart de mile au sud-est, se trouve un petit dolmen sur le bord de la route.
En , lors de l‘incident d‘At-Tiri (en), les Casques bleus de la FINUL affrontent l’armée du Liban-Sud ; deux soldats irlandais sont tués.
Lors de la guerre du Liban de 2006, le , 3 habitants d’At Tiri sont tués et 13 blessés par des soldats israéliens, alors qu’ils fuyaient le village. La Croix-Rouge du Liban de Tyr affirme que dix voitures civiles et trois ou quatre motos ont été attaquées par l’armée israélienne le même jour, portant le bilan à 41 blessés dont deux graves et trois morts,.
At Tiri est l’un des premiers villages attaqués lors des bombardements israéliens en .
Le , au cours de sa guerre contre le Hezbollah, Israël instaure une ligne jaune au nord de la frontière internationalement reconnue. Cette ligne jaune crée une zone tampon sous occupation israélienne de 62 villes et villages, dont Tiri.
C'est dans le village d'Al-Tiri que la journaliste libanaise Amal Khalil du journal de gauche Al-Akhbar est morte dans un bombardement de l'armée israélienne, le . Le véhicule qui les précédait est touché par une bombe israélienne, tuant deux personnes, dont le maire de Bint-Jbeil. Selon Israël, ces deux véhicules avaient franchi la ligne jaune. Elle et sa collègue Zeinab Faraj sont d’abord encerclées par l‘armée israélienne, qui empêche la FINUL et l‘armée libanaise de les évacuer ainsi que la Croix-Rouge et les ambulances. La maison où elles s‘étaient abritées est la cible de tirs, ainsi que les ambulances qui les évacuent.
Il n‘y a pas eu de recensement officiel au Liban depuis 1932.
D'après les élections de 2014, la majorité des électeurs sont de confession musulmane avec 97,99 % de votants chiites et 1,73 % de sunnites. Les chrétiens ne représenteraient que 3 % des électeurs.