| Surnom | Tity de Sangmélima |
|---|---|
| Nom de naissance | Thérèse Akono |
| Naissance |
vers 1943 Région du Sud, Cameroun |
| Décès | |
| Genre musical | Bikutsi, musique traditionnelle boulou |
| Années actives | 1979 – années 1980 |
| Labels | Safari Ambiance, Dragon Phénix |
Tity Edima, de son nom civil Thérèse Akono, née vers 1943 dans la région du Sud du Cameroun et morte le , est une chanteuse camerounaise. Révélée en 1979 par le 45 tours Atin ane Ebamba / Ela, elle s'est fait connaître par des chansons puisant dans le folklore boulou et le bikutsi, et a connu une audience au Gabon et en Guinée équatoriale.
Tity Edima est originaire du département du Dja-et-Lobo, dans l'arrondissement de Djoum, d'où son surnom de « Tity de Sangmélima », du nom de la ville voisine de Sangmélima,. Mère de famille, elle vit dans la région parisienne à la fin des années 1970.
Selon le témoignage de sa fille Chris Mantey, sa carrière commence par une rencontre fortuite : son fils aîné retrouve à Paris un ancien camarade du collège Vogt, le musicien Jimmy Mvondo Mvelé, alors membre du groupe Zoulou Gang. Après avoir entendu Tity Edima improviser des chansons, Mvondo Mvelé lui présente ses partenaires Douglas Mbida, Hubert Amougou et Jean-Marie Ahanda, puis le guitariste Jacob Desvarieux. Avec le bassiste Jean-Claude Ebongue, la formation répète dans l'appartement familial; les filles de la chanteuse assurent les chœurs. Une maquette est enregistrée au studio Johanna, puis acceptée par la maison de disques parisienne Safari Ambiance.
Dans un entretien accordé à Cameroon Tribune en août 1979, la chanteuse indique avoir travaillé seule de juillet 1978 à février 1979, puis avec ses musiciens, avant la sortie du disque le en Europe et le au Cameroun et dans le reste de l'Afrique. Ce premier 45 tours, Atin ane Ebamba / Ela, réunit plusieurs musiciens qui rejoindront plus tard le groupe Kassav', dont Jacob Desvarieux à la guitare et Douglas Mbida aux claviers, à la guitare et aux congas.
D'après l'artiste, la face A, Atin ane Ebamba, évoque la situation d'Africains installés en France qui ne peuvent rentrer au pays faute de pouvoir payer le voyage; la face B, Ela, raconte l'histoire d'une jeune fille mariée de force qui réclame la libération de son frère. Le livre Les Icônes de la musique Camerounaise (tome 2) y voit un hommage au propre frère de la chanteuse, Akono Basile, alors détenu à la prison de Tcholliré. Le titre Atin ane Ebamba associe des termes dont le rapprochement a dérouté les traducteurs, ce que la chanteuse présentait elle-même comme un jeu de mots.
Le disque figure alors au hit-parade national camerounais. Lors d'un séjour à Yaoundé en août 1979, Tity Edima annonce la préparation d'un 33 tours, pour lequel elle dit disposer d'une quarantaine de chansons, et organise une séance de dédicace chez un disquaire de la capitale.
L'année suivante paraît chez Safari Ambiance le 33 tours Doudou / Pays d'amour, entièrement consacré au folklore boulou, sur lequel le guitariste Jules Kamga tient une place importante. La chanson Doudou, portrait d'une femme éprise d'un mauvais garçon dont elle accepte tous les défauts, devient l'un de ses titres les plus connus,.
En mai 1982, elle participe au hit-parade organisé au Palais des congrès de Yaoundé dans le cadre des festivités du dixième anniversaire de l'État unitaire, aux côtés notamment de Messi Martin, Mballa Bony, Jo Bisso, Vicky Edimo, Toto Guillaume et Charles Lembe. Cameroon Tribune relève alors que le public la soutient depuis la sortie de Atin ane Ebamba.
L'album Medim me yom, publié par le label Dragon Phénix, marque une ouverture au-delà du bikutsi. Il réunit des musiciens alors surnommés l'« équipe nationale du makossa », parmi lesquels Roger Kom, Douglas Mbida, Jules Kamga, Jimmy Mvondo Mvelé et Jerry Manga,.
Accaparée par sa vie de mère et par son emploi salarié, Tity Edima se retire progressivement de la scène musicale. Elle meurt le et est inhumée dans son village, à Abele Ndong,.
Tity Edima écrivait elle-même ses chansons et en trouvait les mélodies sans savoir lire la musique,. Son répertoire, chanté principalement en boulou, s'appuie sur les rythmes traditionnels du pays boulou, qu'elle a contribué à faire connaître au-delà de leur région d'origine.
Parmi ses autres titres figurent Ze, Menye me nkpwële et Za atele.