| Nom de naissance | Shōtarō Ōtani |
|---|---|
| Naissance |
Tokyo (Japon |
| Nationalité | Japonaise |
| Décès |
(à 69 ans) Tokyo (Japon) |
| Profession |
Humoriste Acteur Chanteur Maître de cérémonie |


Tony Tani (トニー谷), de son vrai nom Shōtarō Ōtani (大谷 正太郎, Ōtani Shōtarō) ( - ), est un humoriste japonais des années 1950, à la fois acteur, chanteur et maître de cérémonie, connu pour son personnage de scène flamboyant qui tournait en dérision les stéréotypes japonais sur les Américains ainsi que l'influence de l'occupation américaine du Japon sur la culture japonaise.
Alors qu'il exerce comme maître de cérémonie sur les émissions de radio et dans les salles de danse, Tani développe un personnage de scène énergique qui s'exprime en mélangeant les conventions de langage archaïques des prostituées de luxe avec des répliques caustiques et des bribes anachroniques d'un jargon anglophone approximatif. Il parodie le style américain avec des lunettes androgynes, une fine moustache à la Ronald Colman, et des costumes raides et une perruque, se faisant appeler Number One Handsome Boy. Il imite Spike Jones en jouant du jazz de manière satyrique, utilisant un soroban (boulier japonais) comme instrument de percussion pour ridiculiser les problèmes économiques du Japon d'après-guerre.
Tani se moque ouvertement de son public dans un style caustique qui plaît d'abord mais qui finit par fatiguer les gens et la presse, qui le critiquent pour son manque d'humilité après la libération tranquille de son fils enlevé en 1955. Sa popularité décline, tandis que les critiques sociaux japonais mènent la nation en réaffirmant l'identité culturelle indépendante du Japon, attaquant Tani comme étant un symbole de la « colonisation » américaine. Au cours des années suivantes, il travaille à revitaliser sa carrière face à une résistance continue de la presse et de l'industrie du divertissement, y compris des producteurs d'émissions de télévision nostalgiques. Il meurt d'un cancer du foie en 1987.