Louis Touchagues

Louis Touchagues
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Louis François TouchaguesVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Chag, ChaguesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Genre artistique
Distinctions
Prononciation
signature de Louis Touchagues
Signature.

Louis Touchagues, né le à Saint-Cyr-au-Mont-d'Or dans le Rhône et mort le à Paris, est un artiste peintre, dessinateur, illustrateur, graveur, lithographe et décorateur français.

Biographie

Second fils né du mariage à Saint-Cyr-au-Mont-d'Or d'André Touchagues (1860-1942), peintre-plâtrier, et de Marguerite Géry (1866-?), couturière. Élève de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon où il emporte plusieurs récompenses, Louis Touchagues arrive à Paris en 1923 pour exercer son métier de dessinateur-illustrateur dans plusieurs journaux illustrés (L'Art vivant, Paris-Journal, Les Nouvelles littéraires) et satiriques (Le Crapouillot, Le Charivari). Il sera également dessinateur parlementaire, délégué par les Beaux-Arts comme dessinateur à la première Conférence de la Paix ainsi qu'à l'arrivée du général de Gaulle à Paris.

Installé au 4, rue de la Saïda dans le 15e arrondissement de Paris, il illustre de nombreux livres de Colette, Sacha Guitry, Marcel Achard, Marcel Aymé, Georges Duhamel, Joseph Delteil, et se fait connaître au travers de trois albums (Femmes et Modèles, La Parisienne et Vagues à Saint-Tropez) comme le dessinateur de la femme. Il a comme modèle la toute jeune Jeanne et sera à l'origine de sa carrière par l'entremise de Michel de Brunhoff son ami. En tant que peintre, il expose aux côtés de Marc Chagall, Raoul Dufy, Ossip Zadkine, et Marie Laurencin.

Son goût pour la décoration le mène à réaliser des décors et costumes de théâtre pour ses amis lyonnais Henri Béraud et Marcel Achard, mais aussi des décors sur porcelaine pour Camille Le Tallec. Il travaille notamment pour Charles Dullin, au Théâtre de l'Atelier et pour Louis Jouvet à la Comédie-Française. Il réalise l'un des quatorze tableaux théâtraux, intitulé Place de la Concorde, du spectacle itinérant Le Théâtre de la Mode. Louis Touchagues sera également décorateur organisateur de grandes soirées. De ses travaux résulteront de nombreuses peintures murales et fresques, en lieux publics ou en collections particulières : les fresques de la chapelle de l'Ermitage du Mont Cindre à Saint-Cyr-au-Mont-d'Or, le plafond mobile du restaurant Lasserre qui est inauguré lors d'un gala particulier le , les verres peints pour les verrières du Musée d'art moderne de la ville de Paris. Il décore également le bar-fumoir de la Comédie-Française.

Il a aussi pris pour pseudonymes Chag et Chagues. Il joue son propre rôle dans le film Paris je t’aime de Guy Perol, sorti le ,.

Mort le , Louis Touchagues repose au cimetière de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or. Le musée Carnavalet conserve son portrait peint par Benn en 1967.

Expositions

Expositions collectives

Expositions personnelles

  • Galerie Katia Granoff, Paris, 1927.
  • Louis Touchagues - Gouaches, Galerie Zak, Paris, 1930,.
  • Louis Touchagues - Décors et costumes de théâtre, Galerie Louis Carré, Paris, avril 1941.
  • Touchagues - Visages du demi-siècle, Musée du Périgord, Périgueux, juin 1972.
  • Claude Robert, commissaire-priseur, trois ventes de l'atelier Louis Touchagues, Hôtel Drouot, Paris, 18 octobre 1976, 14 mars 1977 et 15 octobre 1979.
  • Hommage à Louis Touchagues, Théâtre des Célestins, Lyon, novembre 1994 - janvier 1995.

Réception critique

Œuvres

Œuvres d'illustration

Mont Cindre, portail de la chapelle de l'Ermitage
Mont Cindre, autel de la chapelle de l'Ermitage

Décors et costumes de scènes

Articles de presse

Acteur de cinéma

Louis Touchagues a également eu une petite carrière cinématographique, jouant un figurant dans l'Entr'acte, un court métrage surréaliste de René Clair datant de 1924, dans Donne-moi tes yeux de Sacha Guitry en 1943 et Paris je t'aime de Guy Férol en 1963.

Collections publiques

France

Étranger

Collections privées

Prix et distinctions

Postérité

Une association, créée en 1993, ayant pour but de « redonner à l'œuvre du peintre Louis Touchagues, (sa) place méritée dans le patrimoine artistique de la France », a mis en œuvre, au Mont Cindre, la restauration de la fresque du porche de la chapelle de l'Ermitage en 1998, puis de celle au-dessus de l'autel en 2002.

Notes et références

  1. ↑ Acte de naissance no 17, vue 5/11 : son père André Touchagues platrier-peintre et sa mère Marguerite Gery couturière. En mention marginale, figure son mariage le 5 avril 1928 avec Margot Helva Palm à Paris 15e.
  2. ↑ Relevé des fichiers de l'Insee (sous le nom de « Touchaques ».
  3. 1 2 3 Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, vol. 13, p. 746-747.
  4. 1 2 Musée d'art moderne de la ville de Paris, Salon des Tuileries - XXIe exposition, catalogue, 1944, « Louis Touchagues » p. 40.
  5. ↑ Jean-Noël Liaut, Modèles et Mannequins : 1945 - 1965, Paris, éditions Filipacchi, , 220 p. (ISBN 978-2-85018-341-6, BNF 35660421, présentation en ligne), « Victoire », p. 185.
  6. ↑ Keith and Thomas Waterbrook-Clyde, Atelier Le Tallec Hand Painting Limoges Porcelain, Schiffer Publishing, , 240 p. (ISBN 978-0-7643-1708-8), p. 52-53.
  7. ↑ Monique Surel Tupin, Charles Dullin, Presses universitaires de Bordeaux, 1984.
  8. ↑ Jean-Pierre Delarge, Dictionnaire des arts plastiques modernes et contemporains.
  9. ↑ Guénolée Milleret (préf. Alexis Mabille), Haute couture : Histoire de l'industrie de la création française des précurseurs à nos jours, Paris, Eyrolles, , 192 p. (ISBN 978-2-212-14098-9, lire en ligne), « Le Théâtre de la Mode », p. 110-111.
  10. 1 2 « Ermitages du Mont Cindre, Les fresques ».
  11. ↑ « Jean-Marie Sacré, « Lasserre par le menu... le 27 juin 1952 », Un œil en salle, 29 mai 2019 », .
  12. ↑ Dictionnaire des illustrateurs, 1905-1965, sous la direction de Marcus Osterwalder, éditions Ides et Calendes, 2001, pp. 1641-1642.
  13. 1 2 Unifrance, "Paris je t'aime", synopsis du film.
  14. ↑ « Musée Carnavalet, "Portrait de Louis Touchagues" dans les collections ».
  15. ↑ Raymond Geiger, « Exposition Boucher et Touchagues », L'Amour de l'art, n°1, janvier 1928, p. 39.
  16. ↑ Paul-André Lemoine, « Exposition internationale de 1937 - La gravure et l'estampe », Nouvelles de l'estampe, n°250, 2015, pp. 10-14.
  17. ↑ Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Arts et Images du Monde, 1992, page 308.
  18. ↑ François Broche et Jean-François Muracciole, Histoire de la collaboration, 1940-1945, Tallandier, 2017.
  19. ↑ Laurence Bertrand Dorléac, L'Art de la défaite, 1940-1942, Éditions du Seuil, 1993, page 234.
  20. 1 2 Château-musée Grimaldi, Hommage à Suzy Solidor, présentation de l'exposition.
  21. ↑ Centre national du costume de szcène, Les Insolites, présentation de l'exposition, 2011.
  22. ↑ Sylvie Carlier, Chantal Duverger et Lucie Goujard, Lyon et l'art moderne de Bonnard à Signac, 1920-1942, dossier de presse, Musée Paul-Dini, 2012.
  23. ↑ Bibliothèques-médiathèques de Metz, Et maintenant, aux fesses !, présentation de l'exposition, 2014.
  24. ↑ « Divertissements lyonnais au XIXe siècle », Le Pays, 23 octobre 2014.
  25. 1 2 Véronique, « Les habits de l'Opéra de Paris », C'est comme ça qu'on danse, 6 juin 2019.
  26. 1 2 « Chronique - Touchagues », Art & Décoration, avril 1930, tome LVII, pages II-III.
  27. ↑ François Fosca, « Chroniques - Touchagues, Galerie Zak », L'Amour de l'art, n°5, mai 1930, p. 237.
  28. ↑ Françoise de Perthuis, « Un témoin de la vie parisienne : Touchagues », La Gazette de l'Hôtel Drouot, no 34, 5 octobre 1979, page 13.
  29. ↑ Louis Touchagues (préface de Maximilien Gauthier), Vagues à Saint-Tropez, Imprimerie de G. Soulas, 1962.
  30. ↑ Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1996, p. 906.
  31. ↑ Lou Mollgaard, Kiki, reine de Montparnasse, collection « Elle était une fois », Robert Laffont, 1988.
  32. ↑ Jean-Claude Daufresne, Théâtre de l'Odéon - Architectures, décors, musée, Éditions Pierre Mardaga, 2004.
  33. ↑ Musée Carnavalet, Louis Touchagues dans les collections.
  34. ↑ Musée Paul-Dini, "Monts d'Or au coucher du soleil" dans les collections.
  35. ↑ Musée Paul-Dini, Historique des donations.
  36. ↑ Binoche et Giquello, commissaires-priseurs à Paris, Catalogue de tableaux et objets d'art, Hôtel Drouot, Paris, 3 juin 2015, no 60 du catalogue.
  37. ↑ Claude Robert, commissaire-priseur, 5 avenue d'Eylau, Paris, catalogue de l'atelier André Villeboeuf contenant un ensemble d'œuvres de sa collection, Hôtel Drouot, 17 mai 1982.

Annexes

Bibliographie

Liens externes

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