Bernard Buffet

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Bernard Buffet
Bernard Buffet dans son atelier à Tourtour, en 1989, pour l'exposition « 20 000 lieux sous les mers ».
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 71 ans)
Tourtour (France)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom officiel
Bernard Léon Edmond BuffetVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Buffet, Bernard Léon EdmondVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Autres informations
Membre de
Mouvements
Expressionnisme, existentialisme, misérabilisme (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Maître
Représenté par
Artists Rights Society, Galerie Chabannes Vallé (d), Bernard Buffet Museum (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Personnes liées
Maurice Girardin (collectionneur d'œuvres d'art), Roger Dutilleul (collectionneur d'œuvres d'art), Andy Warhol (artiste), Pierre Bergé (couple), Annabel Buffet (couple marié)Voir et modifier les données sur Wikidata
Genres artistiques
Influencé par
Site web
Distinctions
Plaque commémorative.

Bernard Buffet, né le à Paris 9e et mort le à Tourtour (Var), est un peintre et graveur français expressionniste, composant aussi bien des personnages que des figures, animaux, nus, paysages, intérieurs, natures mortes, fleurs.

Aquarelliste, c'est également un peintre de décors et un illustrateur.

Charles de Gaulle by Buffet

Biographie

Famille et enfance

Bernard Buffet naît le à la clinique Marie-Louise située au 3, cité Malesherbes dans le 9e arrondissement de Paris.

Fils de Charles Buffet, directeur de l'entreprise de miroiterie Guenne, et de Blanche, née Colombe, son épouse, il est issu d'un milieu cultivé de la petite bourgeoisie, allant à rebours de la légende selon laquelle il vivait dans une extrême pauvreté. Ses deux grands-pères sont militaires. L'un d'eux est passionné de dessin.

Il est élevé avec son frère Claude, de cinq ans son aîné, dans le Quartier des Batignolles du 17e arrondissement de Paris au no 29 de la rue des Batignolles où il commence à peindre et dessiner dès l'âge de dix ans. Renvoyé du lycée Carnot en 1939, il suit en 1942 les cours du soir de la ville de Paris au 6 bis place des Vosges, où M. Darfeuille l'initie au dessin.

Formation et débuts

En , à l'âge de quinze ans, Bernard Buffet passe avec succès le concours à l'entrée de l'École des beaux-arts de Paris et y intègre l'atelier du peintre Eugène Narbonne. Il s'y lie avec ses camarades Maurice Boitel et Louis Vuillermoz.

Son style se dévoile et s’affirme avec son premier tableau La Déposition de croix qu’il peint dans l’atelier qu’il partage avec le peintre Robert Mantienne, à Massy-Palaiseau.

En 1945, il part travailler seul dans la chambre de bonne de l’appartement familial. En vacances à Saint-Cast-le-Guildo (Bretagne), il peint des tableaux de plage. À l'été 1945, sa mère éprouve des maux de tête et meurt deux mois plus tard d'une tumeur au cerveau. Bernard Buffet, comme elle de tendance depressive, ne s'en remettra jamais.

En 1946, il débute au « Salon des moins de trente ans » à la Galerie des beaux-arts avec un autoportrait. L'année suivante il expose L'Homme accoudé au Salon des indépendants.

En décembre de cette année le critique d'art Guy Weelen et Michel Brient organisent sa première exposition particulière, présentée par Pierre Descargues, à la Librairie des impressions d'art. L'État, par l'intermédiaire de Raymond Cogniat, lui fait son premier achat pour le Musée national d'art moderne de Paris, la peinture Nature morte au poulet.

Malgré son succès, Bernard Buffet, mondain, flirte avec l'alcool et les amphétamines.

En , Le Buveur présenté au prix de la jeune peinture organisé par la galerie Drouant-David, 52, rue du Faubourg-Saint-Honoré n'est pas primé, mais le collectionneur d'art contemporain Maurice Girardin qui se rendra acquéreur de dix-sept œuvres de Buffet dans les années 1948 à 1953, défend sa peinture avec une si grande virulence qu'il attire l'attention du marchand d'art Emmanuel David sur le jeune peintre,,.

Quelques jours plus tard, Emmanuel David se rend chez Bernard Buffet, 29, rue des Batignolles et lui propose un contrat d'exclusivité avec sa galerie. David partagera ce contrat avec Maurice Garnier en 1957.

Succès

En , Buffet concourt avec Deux hommes dans une chambre pour le prix de la critique (première édition), récemment fondé par Augustin Rumeau et son épouse, propriétaires de la galerie Saint-Placide. Il en sort lauréat ex aequo avec Bernard Lorjou, de vingt ans son aîné. Le succès est immense.

En juillet, une exposition de ses œuvres aura lieu dans cette Galerie. Il expose La Ravaudeuse de filet au Salon d'automne, où il fait la connaissance d'André Minaux. Avec ce dernier, Jean Couty et Simone Dat, il rejoint Bernard Lorjou, Yvonne Mottet, Gaston Sébire, Paul Rebeyrolle et Michel Thompson au sein du groupe de L'homme témoin.

En 1949 Pierre Descargues publie Bernard Buffet aux Presses littéraires de France. Un amateur d'art met un pavillon à Garches à sa disposition. Comme loyer, Bernard Buffet lui donne un tableau par trimestre.

La même année, Bernard Buffet épouse Agnès Nanquette (1923-1976), une camarade des Beaux-Arts, dont il divorce l'année suivante. Car en 1950, Bernard Buffet rencontre l'homme d'affaires et mécène français, Pierre Bergé (1930-2017), « dans un café de la rue de la Seine, aujourd'hui disparu [sic], chez Constant,. » Pierre Bergé devient son compagnon et gère sa carrière jusqu'à leur rupture en 1958.

En 1952, la Ville de Paris lui décerne le prix Antral doté de cent mille francs et on peut lire en 1953 dans Le Premier bilan de l'art actuel que « Buffet est sans doute le plus connu des jeunes peintre français », ce que va confirmer Bernard Dorival : « ce n'était que la stricte vérité : jamais artistes n'avaient bénéficié d'une montée en flèche plus vertigineuse ».

Rétrospective à la galerie Charpentier

La montagne Sainte-Victoire vue depuis Fuveau, lieu de résidence de Bernard Buffet de 1956 à 1964.

En 1955, il obtient la première place au référendum organisé par la revue Connaissance des arts désignant les dix meilleurs peintres de l'après-guerre. Il peint les maquettes des décors et des costumes pour La Chambre argument de Georges Simenon (1903-1989) qui devient son ami.

Il achète la propriété de Manimes à Domont, près de Paris, mais la quittera l'année suivante.

En 1956, il fait l'acquisition du domaine « Château-l'Arc » à Fuveau près d'Aix-en-Provence, qui sera sa résidence principale jusqu’en 1964. La propriété comprend outre l'imposante habitation principale flanquée de tours d'angle, « intermédiaire entre le manoir et la bastide », datant de la première moitié du XVIIe siècle, une chapelle (XVIIe siècle), des communs et un vaste parc avec des pièces d'eau d'où la vue s'étend jusqu'à la montagne Sainte-Victoire.

En 1958 a lieu la première rétrospective de son œuvre à la Galerie Charpentier à Paris. Pierre Bergé publie “Bernard Buffet”.

Bernard Buffet, Pierre Bergé et Annabel Schwob

En , le photographe Luc Fournol lui présente la comedienne et chanteuse Annabel Schwob (1928-2005) à Saint-Tropez. C'est le coup de foudre. Commence alors une liaison amoureuse entre Annabel Schwob et Bernard Buffet, qui vient juste de se séparer de Pierre Bergé. Le , Bernard Buffet épouse Annabel Schwob à Ramatuelle. Il a pour témoin son ami, le peintre Jean-Pierre Capron (1921-1997). Le couple adopte trois enfants: Virginie (1962-2012), Danielle (* 1963) et Nicolas (* 1973).

Bernard Buffet peint inlassablement, obsessionnellement, Annabel Schwob ; en 1961, l'une de ses expositions s'intitule « Trente fois Annabel Schwob ». À partir de 1959, Annabel commence a publier des livres avec succès.

Années 1960

Le guitariste gitan Manitas de Plata, en 1968, jouant sur une guitare ornée par Bernard Buffet.

En 1961, il peint un ensemble de tableaux représentant la vie du Christ destinés à décorer la chapelle du château l'Arc, sur la commune de Fuveau, au Sud-Est d'Aix-en-Provence. Dix ans plus tard, à la demande de monseigneur Pasquale Macchi, secrétaire du pape Paul VI, Bernard Buffet offrira ces tableaux au musée du Vatican où ils sont exposés dans une salle particulière.

En 1964, Maurice Druon (1919-2009) lui consacre une biographie intitulée Bernard Buffet, publiée chez Hachette. Buffet en écrit lui-même la préface, les images sont de Luc Fournol et les légendes de son épouse. Admirateur prémonitoire, il écrit du peintre:

« À y bien regarder, Buffet est un classique, presque un académique, le seul académique important de notre époque, qui a poursuivi d’un pas personnel la route tracée par Monsieur Ingres et par Monsieur Courbet. »

La même année, Bernard Buffet achète en Bretagne la villa « La Vallée » à Saint-Cast-le-Guildo où il travaillera jusqu'en 1970.

Années 1970-1980

Élu à l’Académie des beaux-arts le au fauteuil de Paul Jouve, Bernard Buffet devient le plus jeune académicien jamais élu jusque là. Le discours de réception est prononcé par Yves Brayer : « Vous n'êtes pas de ceux qui travaillent longuement d'après modèle, qui vont "sur nature". Un coup d'œil vous suffit et vous préférez recréer votre réalité dans votre atelier. Vous êtes visionnaire d'un monde engourdi de solitude ». Cependant, lui qui a si vite connu le succès auprès du public, n'est pas aimé par l’élite de son époque. La noirceur de son trait et ses séries à répétition ont séduit les amateurs, mais déplaisent aux intellectuels. La reconnaissance de ses pairs de l’Académie des beaux-arts lui apportera enfin celle de l’intelligentsia française. Annabel et lui se lient notamment d'amitié avec le chef cuisinier Bernard Loiseau. Plusieurs toiles du maître ornent les salles du restaurant La Côte d'Or à Saulieu.

En 1986, Annabel publie D’amour et d’eau fraîche ; la même année sort le livre de Yann Le Pichon Bernard Buffet en deux tomes qui obtient le prix Élie-Faure. En 1989, Alin Avila publie Bernard Buffet.

Années 1990 : fin de vie

Vers la fin de sa vie, il estompe peu à peu les couleurs dans ses œuvres, il revient à la noirceur de ses débuts. Le diagnostic tombe en 1998 : il est atteint de la maladie de Parkinson.

Sentant la maladie irrémédiablement progresser, Bernard Buffet, qui ne vivait que pour peindre, au moins 8 heures par jour, 7 jours sur 7, ne supporte pas la perspective du déclin. Il s'isole dans sa propriété, le Domaine de la Baume près de Tourtour dans le Var, avec son épouse. Il s'y enferme 6 mois dans son atelier et peint de manière compulsive une série de 25 tableaux sur le thème de la mort, des personnages entre écorchés vifs et squelettes en habits Renaissance, grandeur nature, nés d'un coup de pinceau que l'on sent sec, nerveux, peint dans l'urgence. Ce testament graphique terminé, il se met sur la tête un sac en plastique noir sur lequel il avait fait imprimer son nom avec la calligraphie si particulière de son écriture et s'asphyxie, le ,,.

Ses cendres sont dispersées dans le parc du musée Bernard-Buffet à Higashino-Hachibudaira, ville de Nagaizumi au Japon.

Distinctions

Postérité

Pour Gérald Schurr, « les œuvres les plus recherchées sont et resteront toujours les toiles des années 1945-1955. Buffet, peintre de la difficulté d'être, reste comme le symbole de l'expressionnisme misérabiliste, et ce sont ses toiles de cette première période, ses natures mortes maigres et désolées, trahissant l'inquiétude de l'homme au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, que retiendra la postérité ».

Le , Vladimir Veličković, qui lui a succédé à l'Académie des beaux-arts, prononce son éloge sous la Coupole : « Ce qui a tout de suite attiré mon attention, c'était le trait du dessin, cette manière d'user du crayon ou de la plume comme d'un bistouri. Il y avait là, avec une extrême économie de moyens, une efficacité graphique, mais aussi plastique et picturale tout à fait singulière, et cette efficacité m'apparaissait si grande, si évidente, qu'elle justifiait une expression généralement employée à la légère quand on parle de "l'exécution" d'une œuvre. Oui, Bernard Buffet exécutait littéralement ses œuvres ».

Le grand domaine provençal, comprenant un mas du XVIIIe siècle, des cascades et des rivières naturelles, est devenu un hôtel de luxe appartenant au groupe Sibuet. Après quelques difficultés juridiques, le groupe a revendu La Baume et le nouveau couple propriétaire entend ouvrir un hébergement de luxe.[réf. nécessaire]

Œuvre

Bernard Buffet se réclamait de peintres tels que David, Géricault ou Courbet. Il a marqué a contrario un dédain, parfois mordant, pour la peinture abstraite et rejette l'impressionnisme. Seuls quelques peintres font exception comme Manet qu'il qualifiera comme ne faisant pas vraiment partie du mouvement impressionniste.

« Je n'ai rien contre la peinture abstraite, mais je me demande pourquoi ceux qui l'aiment tant ne la font pas eux-mêmes. Ce serait aussi bien et leur coûterait moins cher. »

— Bernard Buffet, cité par Michel Droit dans Les Feux du crépuscule.

Expositions

Salons et autres manifestations collectives

Expositions particulières annuelles à Paris

Dès 1949, des expositions annuelles sont organisées chaque mois de février à la galerie Drouant-David, devenue galerie David et Garnier en 1957 puis galerie Maurice Garnier en 1968, au 6, avenue Matignon à Paris (8e arrondissement). À partir de 1952, ces expositions auront les thèmes suivants :

  • 1952 - La Passion du Christ.
  • 1953 - Paysages.
  • 1954 - Intérieurs.
  • 1955 - Horreur de la Guerre,.
  • 1956 - Le Cirque.
  • 1957 - Paysages de Paris.
  • 1958 - Jeanne d'Arc,.
  • 1959 - New York.
  • 1960 - Les Oiseaux.
  • 1961 - Portraits d'Annabel.
  • 1962 - La Chapelle de Château l'Arc.
  • 1963 - Venise.
  • 1964 - Le Muséum de Bernard Buffet,.
  • 1965 - Les Écorchés.
  • 1966 - Femmes déshabillées.
  • 1967 - La Corrida.
  • 1968 - Les Plages.
  • 1969 - Églises de France.
  • 1970 - Châteaux de la Loire.
  • 1971 - Les Folles.
  • 1972 - Danièle et Virginie.
  • 1973 - Les Bateaux.
  • 1974 - Paysages.
  • 1975 - Paysages.
  • 1976 - Paysages de neige.
  • 1977 - L'Enfer de Dante.
  • 1978 - La Révolution française.
  • 1979 - Les Fleurs.
  • 1980 - Nus.
  • 1981 - Le Japon.
  • 1982 - Autoportraits.
  • 1983 - Paysages.
  • 1984 - Petits formats.
  • 1985 - L'automobile.
  • 1986 - Les Pays-Bas.
  • 1987 - Vues de Venise.
  • 1988 - Sumo et Kabuki.
  • 1988 - Natures mortes.
  • 1989 - Don Quichotte,.
  • 1990 - Vingt-mille lieues sous les mers,.
  • 1990 - La Bretagne.
  • 1991 - Vues de New York.
  • 1991 - Souvenirs d'Italie.
  • 1992 - Les clowns musiciens.
  • 1992 - Saint-Pétersbourg.
  • 1993 - L'Empire ou les plaisirs de la guerre.
  • 1993 - Promenade Provençale.
  • 1994 - L'Odyssée.
  • 1995 - Les sept péchés capitaux.
  • 1996 - Pékin.
  • 1997 - Régates.
  • 1998 - La maison.
  • 1999 - Mes singes.
  • 2000 - La mort.

Expositions en France et à l'étranger

Hormis les expositions annuelles parisiennes, de très nombreuses expositions particulières des œuvres de Bernard Buffet ont eu lieu en France et à l'étranger, notamment à New York, Chicago, Palm Beach (Floride), Montréal, Vancouver, Tokyo, Osaka, Johannesbourg, Londres, Amsterdam, Bruxelles, Berlin, Varsovie, Bâle, Zurich, Genève, Rome, Venise, Milan, Madrid.

Expositions posthumes

Réception critique et témoignages

Conservation

Drapeau de l'Australie Australie

Drapeau du Canada Canada

États-Unis

France

Drapeau du Japon Japon

Les cendres du peintre ont été dispersées dans le jardin de ce musée.

Royaume-Uni

Drapeau de la Russie Russie

Drapeau de la Suisse Suisse

Drapeau du Vatican Vatican

Collections privées

Œuvres diverses

Jean Giono
Jean Cocteau
Françoise Sagan

Contributions bibliophiliques

  • Lautréamont, Les Chants de Maldoror, 125 pointes sèches de Bernard Buffet en 2 volumes 37,6x28,4cm, 147 exemplaires (dont 125 numérotés et 22 réservés aux collaborateurs), Les Dix, Paris, 1952.
  • Jean Giono, Recherche de la pureté, 20 pointes sèches 38x25,5cm de Bernard Buffet, 160 exemplaires dont 140 numérotés et 20 nominatifs, Creuzevault éditeur, Paris, 1953.
  • Les Quatre Évangiles (extraits), La Passion du Christ, 21 pointes sèches 48,5x29,7cm de Bernard Buffet, 140 exemplaires numérotés, Creuzevault éditeur, Paris, 1954.
  • Jean Cocteau, La Voix humaine, 22 pointes sèches de Bernard Buffet en étui 46,3x25cm, 150 exemplaires numérotés, signés de l'auteur et de l'artiste au colophon, édité pour le compte du groupe Parenthèses, 1957, réédition en 2000 exemplaires numérotés par les éditions des Saints-Pères, 2017.
  • Emil Cioran, Jean Cocteau, Daniel-Rops, Jean Giono, Jean Guitton, Ernst Jünger et Jean Rostand, L'Apocalypse de Saint Jean, « livre-monument » de 210 kilos en exemplaire unique, 21 œuvres originales peintes par Bernard Buffet, Salvador Dalí, Leonor Fini, Tsugouharu Foujita, Georges Mathieu, Pierre-Yves Trémois et Ossip Zadkine, Joseph Foret éditeur, 1959.
  • Cyrano de Bergerac, Les Voyages fantastiques aux états et empires de la lune et du soleil, 18 pointes sèches de Bernard Buffet sous étui 41,5x33,5cm, 291 exemplaires numérotés, Joseph Foret éditeur, Paris, 1958.
  • Charles Baudelaire, Saint-Cast - Souvenirs d'enfance, poème, 23 pointes sèches 50,5x66cm de Bernard Buffet (7 planches de textes et 16 planches d'illustrations), 100 exemplaires numérotés, éditions Lacourière et Frélaut, Paris, 1962.
  • Toxique, de Françoise Sagan, 1964.
  • Louise de Vilmorin, L'Herbier, 16 courts poèmes accompagnés de 16 lithographies de Bernard Buffet, 230 exemplaires numérotés, signés au colophon par l'auteure et par l'artiste, Mazo, Paris, 1966.
  • Mon Cirque, 1968.
  • Paul Verlaine, Arthur Rimbaud et Baudelaire, Jeux de dames, poèmes en album de 10 lithographies 76x56cm de Bernard Buffet, 250 exemplaires numérotés, atelier Mourlot / André Sauret, Les Éditions du Livre, Paris, 1970.
  • Mémoires de Zeus, de Maurice Druon de l'Académie française, 9 lithographies de Bernard Buffet, éditions André Sauret, 1973.
  • Dante, L'Enfer, 11 pointes sèches de Bernard Buffet sous étui 78,5x60cm, 120 exemplaires numérotés et signés au colophon, éditions Maurice Garnier, 1976.
  • Victor Hugo, La Révolution Française, album sous portefeuille 77,5x57cm, 10 lithographies, chacune numérotée et signée : 1) La République ; 2) Mirabeau ; 3) Valmy ; 4) LeTambour ; 5) Danton ; 6) La mort de Marat ; 7) Fouquier-Tinville 8) Les tricoteuses ; 9) Robespierre ; 10) La guillotine ; 180 exemplaires numérotés dont 150 signés au colophon, éditions Maurice Garnier, 1977.
  • Saint-Tropez, d'Annabel Buffet, 1979.
  • Le Voyage au Japon, d'Annabel Buffet, 1981.
  • Miguel de Cervantes, Don Quichotte, suite de 10 lithographies 76x56cm, 235 exemplaires numérotés dont 45 en portfolio, atelier Mourlot / éditions Maurice Garnier, Paris, 1989.

Sculptures

Sculpture dans les jardins du musée Bernard Buffet (Japon).

Décors

Timbres-poste

Hommages

Notes et références

Notes

  1. ↑ La maison Guenne était située 18, quai de la Loire (Cf. Hélène Minaux, p. 36.)
  2. ↑ Bernard Buffet habite encore l'appartement familial de la rue des Batignolles avec son frère, Claude, qui travaille avec leur père à la miroiterie Guenne et deviendra ultérieurement libraire en livres anciens. Simone, la fiancée et future épouse de Claude Buffet, venue vivre avec eux en 1947, y habitait encore en 2012 (Cf. Buffet, Lamy, Fournol, Secrets d'atelier, p. 204).)
  3. ↑ Rétrospective organisée à l'occasion de la réalisation, pour l'administration des postes, de la maquette pour un timbre de trois francs intitulé L'Institut et le Pont des arts.
  4. ↑ L'exposition au Musée d'art moderne de la Ville de Paris (2012) présente la totalité des œuvres de Buffet réunies par le Dr Girardin.
  5. ↑ L'exposition au musée Yves Brayer (du au ) rassemble trois séries de gravures : La Voix humaine, L'Enfer de Dante et Les Jeux de Dames.
  6. ↑ La rétrospective 2016/2017 au musée d'art moderne de la Ville de Paris se déroule du au .
  7. ↑ L'exposition du musée Estrine (du au ) réunit une vingtaine d'oeuvres peintes de divers genres : portrait, nature morte, paysage…
  8. ↑ Les deux premières sculptures de Bernard buffet sont exposées au musée Bernard-Buffet au Japon, les deux suivantes dans le square Annabel-et-Bernard-Buffet de Tourtour.

Références

  1. ↑ Photo : Danielle Buffet.
  2. ↑ (en) « Bernard Buffet », extrait de la notice dans le dictionnaire Bénézit Accès payant, sur Oxford Art Online, (ISBN 9780199773787).
  3. 1 2 Jérôme Coignard, « Bernard Buffet, récit d'une vie », Connaissance des arts, 17 octobre 2016
  4. 1 2 Dominique Gagneux (commissaire de l'exposition « Bernard Buffet. Rétrospective » au musée d'Art moderne de Paris du 14 octobre 2016 au 26 février 2017), interviewé par Anne-Cécile Beaudoin, « Bernard Buffet, l'incompris », supplément de quatre pages au no 3517 de Paris Match, semaine du 13 au 19 octobre 2016.
  5. 1 2 3 4 Emmanuel David, « Un peintre exceptionnel : Bernard Buffet », Le métier de tableaux - Entretiens avec Hervé Le Boterf, éditions France-Empire, 1978, pp. 211-233.
  6. ↑ « Bernard Buffet (1928 - 1999) », sur herodote.net (consulté le ).
  7. ↑ Le Buveur assis, 1948, peinture à l'huile, Paris, musée d'Art moderne de la Ville de Paris, sur le site des Musées de la Ville de Paris parismuseescollections.paris.fr.
  8. 1 2 3 4 Lydia Harambourg, « Bernard Buffet, peintre de la solitude », émission de Priscilla Lafitte, Canal Académie, 20 mai 2007.
  9. ↑ Lydia Harambourg, « Bernard Buffet, un style immédiatement reconnaissable ! », émission de Marianne Durand-Lacaze, Canal Académies, 22 avril 2012
  10. ↑ « Les galeristes qui ont marqué le parcours de Bernard Buffet » sur le site bernardbuffet.org.
  11. ↑ Claude Roger-Marx, « Buffet et Lorjou démontrent ce qu'est la Jeune Peinture », Le Figaro littéraire, 29 juillet 1948.
  12. ↑ Hélène Minaux, Minaux 1923- 1986, publibook, 2002, p. 56 (en ligne).
  13. ↑ Hélène Minaux, p. 35.
  14. ↑ Pierre Bergé, Les jours s’en vont je demeure, Paris, Gallimard, 2003.
  15. ↑ Portrait photographique de Bernard Buffet au comptoir du café « chez Constant » 20 rue de Seine, Paris 6e (en ligne) sur le site photo.rmn.fr
  16. ↑ « Bernard Buffet, le graphisme figuratif », Patrimoine 1986, 31 mars 2020
  17. ↑ Bernard Dorival, « La réaction figurative », Les peintres du vingtième siècle - Du cubisme à l'abstraction, 1914-1957, éditions Pierre Tisné, Paris, p. 105.
  18. ↑ Maurice Pezet, Châteaux des Bouches-du-Rhône, Nouvelles éditions latines, 1965, p. 26.
  19. ↑ Voir sur parismatch.com.
  20. ↑ Château l'Arc
  21. ↑ Yves Brayer, Discours de réception de Bernard Buffet à l'Académie des Beaux-Arts, Institut de France, 1974.
  22. ↑ « Loiseau qu'elle a en elle (entretien avec Bérengère Loiseau) », Journal de la Haute-Marne (consulté le )
  23. ↑ PAR PIERRE GEORGES, « A tout jamais Buffet », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  24. ↑ Hervé Gauville, « Buffet : son premier repos - Le riche peintre, snobé par la critique, s'est donné la mort hier à 71 ans », Libération, 5 octobre 1999
  25. ↑ Philippe Mathonnet, « Bernard Buffet s'est donné la mort », Le Temps, 5 octobre 1999
  26. ↑ Roberta Smith, « Bernard Buffet, French painter, dies at 71 », New York Times, 5 octobre 1999.
  27. 1 2 « Yves Tanguy, Bernard Buffet, frères ennemis », sur lefigaro.fr.
  28. ↑ Gérald Schurr, Le Guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1996, p. 129.
  29. ↑ Vladimir Veličković, Discours de réception, Académie des beaux-arts, 20 juin 2007.
  30. ↑ Vogue, août 2014.
  31. 1 2 « La mort du peintre Bernard Buffet », sur L'Humanité, (consulté le ).
  32. ↑ Michel Droit, Les feux du crépuscule : journal 1968-1969-1970, Paris, Plon, , 255 p. (ISBN 2-259-00257-9), p. 175.
  33. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 Patrick-F. Barrer, L'histoire du Salon d'automne de 1903 à nos jours, Arts et Images du Monde, 1992, pp. 118, 249.
  34. 1 2 3 4 5 La Jeune Peinture, les dates
  35. 1 2 3 Francis Parent et Raymond Perrot, Le Salon de la Jeune Peinture - Une histoire, 1950-1983, éditions Jeune Peinture / Imprimeurs libres, 1953, pp. 8-16.
  36. ↑ René Barotte, « Bernard Buffet », Les Peintres témoins de leur temps - Le Sport, Achille Weber / Hachette, 1957, pp. 52-53.
  37. ↑ Georges Simenon, « Bernard Buffet », Les Peintres témoins de leur temps - Richesses de la France, Achille Weber / Hachette, Paris, 1961, pp. 82-83.
  38. 1 2 Françoise Woimant, Marie-Cécile Miessner et Anne Mœglin-Delcroix, De Bonnard à Baselitz - Estampes et livres d'artistes, BNF, 1992, p. 93.
  39. 1 2 3 Musée virtuel Bernard-Buffet, Actualité, expositions
  40. ↑ Pierre Descargues, « Aquarelles et peintures de Bernard Buffet », Arts, 2 février 1951.
  41. ↑ Claude Roger-Marx, « Les solitudes de Bernard Buffet », Le Figaro littéraire, 13 février 1954.
  42. ↑ Pierre Descargues, « Bernard Buffet a peint l'horreur de la guerre », Les Lettres françaises, 10 février 1955.
  43. 1 2 3 4 5 6 7 Sous la direction de Jean-Louis Ferrier, L'Aventure de l'art au XXe siècle, éditions du Chêne, 1999, pp. 480, 525, 561.
  44. ↑ Jean-Albert Cartier, « Le cirque vu par Bernard Buffet », Le Jardin des arts, mars 1956.
  45. ↑ Pierre Descargues, « Jeanne d'Arc en sept tableaux », Les Lettres françaises, 13 février 1958.
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  102. ↑ Musée d'art moderne de la ville de Paris, Bernard Buffet dans les collections
  103. 1 2 3 « "La ravaudeuse de filets" de Bernard Buffet », Almanart
  104. ↑ Centre Pompidou, Bernard Buffet dans les collections
  105. 1 2 Musée départemental breton, "Saint-Cast - Souvenirs d'enfance" dans les collections
  106. ↑ LaM, "La lapidation" dans les collections
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  111. 1 2 3 4 « Bernard Buffet, jamais loin des livres et des écrivains », La République des lettres, 3 décembre 2016
  112. ↑ Guy Boyer, « La Voix humaine de Cocteau illustrée par Bernard Buffet résonne à nouveau », Connaissance des arts, 27 décembre 2017
  113. ↑ Jean-Marc Laurent, « Joseph Foret, l'éditeur auvergnat démesuré exposé à Issoudun », La Montagne, 14 décembre 2019

Annexes

Bibliographie

Fernand Mourlot
Maurice Druon
Alin Avila

Filmographie

Liens externes

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