Charles Meynier

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Charles Meynier
Marie-Gabrielle Capet, Portrait de Charles Meynier, 1799 (Paris, École nationale supérieure des beaux-arts
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Formation
Activité
Fratrie
Parentèle
Louis-Auguster Meynier Saint-Fal (d) (neveu)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Date de baptême
Membre de
Mouvement
Maître
Élève
Louise Hersent (1784-1862)
James Pradier (1790-1852)
Aimée Brune-Pagès (1803-1866)
Distinction
Œuvres principales
Les soldats du 76e de ligne retrouvant leur drapeaux dans l'arsenal d'Innsbruck (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Charles Meynier, né à Paris le et mort à Paris le , est un peintre néo-classique français.

Élève de François-André Vincent, il remporta en 1789 un second premier grand prix de Rome. On lui doit des dessins pour les bas-reliefs et statues de l'arc de Triomphe du Carrousel.

Il fut membre de l'Académie des beaux-arts dès 1816.

Biographie

Peintre d'histoire, Charles Meynier naquit à Paris le . Enfant d'une famille nombreuse, son père le destinait à la profession de tailleur, mais se sentant du goût pour les arts du dessin, il préféra entrer chez le graveur en taille-douce Pierre-Philippe Choffard. Quoi qu'il y fit de rapides progrès, son plus grand désir était de devenir peintre. L'un de ses frères aînés, Meynier-Saint-Fal, acteur de la Comédie-Française, se chargea de le placer à ses frais dans l'atelier de l'académicien François-André Vincent, qui jouissait alors d'une brillante réputation. Plein de zèle et de constance, Meynier mit si heureusement à profit les leçons de son maître, qu'au bout de quatre ans, en 1789, il remporta le second premier grand prix de Rome en peinture, ce qui lui valut de partir pour Rome en qualité de « pensionnaire du Roi ». Ce fut durant son séjour dans cette ville, qu'il dessina avec une fidélité scrupuleuse des ouvrages de sculpture antique, et il fit de ces études une grande collection, dont il ne voulut jamais se défaire.

De retour en France, à l'époque de la Terreur, il passa une partie de cette période à composer un grand nombre d'esquisses, dans l'intention d'en faire un jour de grand tableaux. Après le 9 thermidor, ne craignant plus autant les dénonciations auxquelles les élèves de Vincent étaient en butte, il s'empressa de mettre à exécution une partie de ses projets.

Le talent de Meynier consistait en une parfaite connaissance des formes anatomiques, un grand art de peindre les nus et une excellente maîtrise de la peinture de plafond, tant sous le rapport de la disposition pittoresque que sous celui de la perspective aérienne.

Meynier n'a pas eu la renommée qu'il aurait méritée. Il tenait un chez lui un atelier de peinture exclusivement réservé aux femmes, et il comptait notamment parmi ses élèves Louise Hersent, et Aimée Brune-Pagès. Il fut nommé professeur à l'École des beaux-arts de Paris, le en remplacement de Jean-Jacques Lagrenée et eu pour successeur Merry-Joseph Blondel, en 1832.

Il mourut du choléra le .

Collections publiques

Télémaque, pressé par Mentor, quitte l’île de Calypso, 1799-1800
Le 76e de ligne retrouvant ses drapeaux dans l'arsenal d'Innsbruck (1807), musée de la Révolution française.

Un ensemble de cinq toiles représentant les muses fut conservé en Suisse au château de Wallenreid, (Jura). Un autre ensemble de quatre toiles représentant des statues antiques d'Apollon, de Diane, de Mercure et de Polymnie est exposé au musée de la Révolution française.

Collections privées

Élèves

Expositions

Bibliographie

Notes et références

  1. ↑ Certaines sources indiquent la date de 1763.
  2. ↑ Réserve de 1786, année sans prix.
  3. ↑ Frédéric Chappey, « Les Professeurs de l'École des Beaux-Arts ( 1794-1873) », dans Romantisme, 1996, no 93, p. 95-101.
  4. ↑ Ghislain de Diesbach, « Un nid de souvenirs en Suisse », in Connaissance des arts, no 192, février 1968, p. 62–67.
  5. ↑ Marianne Delafond, De Le Brun à Vuillard : catalogue d’exposition, Institut de France, , 205 p., p. 92
  6. ↑ « La Sagesse préservant l’Adolescence des traits de l’Amour », sur Musée des beaux-arts du Canada (consulté le ).
  7. ↑ (en) « Marais, Sophie », extrait de la notice dans le dictionnaire Bénézit Accès payant, sur Oxford Art Online, (ISBN 9780199773787).
  8. ↑ N.-V.-S.-S. Le Blanc, Le Noir et le blanc, ou Ma promenade au Salon de peinture, Paris, les marchands de nouveautés, (lire en ligne), p. 24 : « Cette jeune artiste [Mlle Mauduit, i.e. Louise Hersent], et mademoiselle Philipaux, qui vient de mettre au salon plusieurs essais de son pinceau, font beaucoup d'honneur à leur maître, (M. Meynier.) »
  9. ↑ « Phalipon, Mme Louise, née Vincent », sur Database of Salon Artists (consulté le ).
  10. ↑ Didier Rykner, « Charles Meynier 1763-1832 », sur latribunedelart.com, (consulté le ).
  11. ↑ Daphné Bétard, « Charles Meynier au grand jour », sur lejournaldesarts.fr (consulté le ).

Liens externes

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