| Tramway de Dunkerque | ||
La station de la Gare de Dunkerque | ||
| Situation | Dunkerque | |
|---|---|---|
| Type | Tramway | |
| Entrée en service | 1880 | |
| Fin de service | 1952 | |
| Longueur du réseau | 13 km | |
| Lignes | 5 | |
| Écartement des rails | voie normale | |
| Propriétaire | Ville de Dunkerque (réseau urbain) département du Nord (réseau suburbain) |
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| Exploitant | Sté des Tramways de Dunkerque et extensions | |
| modifier |
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Le tramway de Dunkerque est un ancien réseau de transport exploité dans cette ville et sa banlieue à partir de .
Pratiquement détruit, comme la ville, pendant la Seconde Guerre mondiale, une de ses lignes a néanmoins été reconstruite après-guerre, et le dernier tramway a circulé le .



Dans son développement maximum, le réseau était constitué de cinq lignes urbaines et trois lignes suburbaines (la toponymie employée est celle de l'époque) :

Le réseau suburbain s'étendait sur les territoires de Rosendaël et de Malo-les-Bains avec trois lignes :
Le réseau était établie à voie normale, à l'exception de la ligne de la ligne de Saint-Pol, dotée initialement d'une voie étroite de 60 cm, et qui ne sera transformée en voie normale qu'en 1913.

La voie des tramways à traction hippomobile devait être réalisée avec une voie de type Finet, mais la compagnie change d'avis, et installe une voie Demerbe. Celle-ci est constituée de rails à double champignon et longrines métalliques solidaires des rails. Ces longrines, de forme spéciale, permettaient de bourrer l'espace les séparant du rail de sable et gravier, afin de rendre le roulement plus doux. ce rail, de construction et d'entretien couteux, est rapidement remplacé par le rail type Broca, qui était devenu le rail standard des voies de tramway.
Le dépôt du tramway hippomobile se trouve à Malo-les-Bains, à l'emplacement actuel de la place du Casino.
La première usine électrique destinée à l'alimentation des tramways à accumulateurs, ainsi que leur dépôt, est implantée à proximité du dépôt initial, provoquant les récriminations des habitants et de la municipalité, qui se plaignent des nuisances et fumées de l'installation.
M. Spillaerdt annonce donc le le déplacement tant du dépôt que de l'usine électrique 103 Avenue de la République à Malo-les-Bains à Rosendaël. Le projet de ré-électrification du réseau par fil aérien mentionne que l'usine électrique, d'une puissance de 500 CV, sera dotée de chaudières timbrées à 8 atmosphères, alimentant des machines à vapeur horizontales du type Corliss qui entraîneront des dynamos hypercompound. Le courant électrique continu aura une tension de 500 à 550 volts. Le dépôt comprend une remise pour les tramways, motrices et remorques avec une unique entrée donnant sur le boulevard côté Dunkerque. Endommagé pendant la Seconde Guerre mondiale il est rénové à la fin des hostilités. L'emprise du dépôt est vendue à une date inconnue à la suite de la fermeture du dépôt et existe toujours.
Un second dépôt servant probablement uniquement de remise est également créée au sud-est de la place de la République le long de la rue Arago sur le territoire de Rosendaël. Également endommagée pendant la Seconde Guerre mondiale, il n'est cependant pas reconstruit et est démoli à la fermeture du réseau, son emprise qui n'a pas été construite sert d'assiette à l'actuelle place Daniel Verhele.
| Illustration | Nom | Commune | Localisation |
|---|---|---|---|
Image actuelle. |
Dépôt du boulevard de la République | Malo-les-Bains | 51° 02′ 41″ N, 2° 24′ 08″ E |
| Dépôt (à proximité de la place de la République) | Rosendaël | 51° 02′ 35″ N, 2° 23′ 58″ E |
Aux termes des cahiers des charges, les lignes, après leur électrification, devaient avoir un nombre minimum de dessertes journalières, fixé comme suit :
Les tramways devaient circuler de 7h. à 21h30, du au ; de 6h30 à 22h, du au , et de 6h30 à 22h30 du au , sauf sur la ligne de Malo-Terminus où il ne débutera qu'à 7h. s'achever à 21h du au , et, le reste de l'année, de 8h. à 20h.
Les voitures hippomobiles d'origine de la ligne Gare de Dunkerque - Kursaal étaient dotées d'impériales et étaient tractées par deux chevaux.
Les six voitures à voie étroite de la Société du tramway de Saint-Pol-sur-Mer à Dunkerque et extensions était à plates-formes extrêmes ouvertes, tractées par une cavalerie variant de douze à vingt chevaux.
Lors de l'électrification par accumulateurs de 1899, après des essais infructueux de transformation du matériel hippomobile, la compagnie acquit quatorze motrices à impériales de conception anglaise, et utilisa alors le matériel hippomobile comme remorque des tramways électriques, après que l'impériale ait été supprimée.
Le matériel roulant était peint en vert foncé.
Toutefois, cette exploitation se révéla peu satisfaisante, compte tenu du poids mort constitué par les batteries, ainsi que l'importance du temps nécessaire pour les recharger et leur sulfatage, qui dégageait des vapeurs acides désagréables pour les voyageurs et qui corrodaient les caisses de tramway... De plus, lorsque les batteries ne sont plus neuves, il devient fréquent de constater des pannes des motrices sur la ligne, et la compagnie doit se résoudre à les faire ramener au dépôt en traction hippomobile.
Dans le cadre de la ré-electrification par ligne aérienne, la compagnie acquit 34 motrices, numérotées de 1 à 34, à plates-formes ouvertes, montées sur trucks SACM et tractées par deux moteurs Jeumont de 20 chevaux, capables d'atteindre une vitesse de 20 km/h. Elles étaient dotées de deux freins, le frein mécanique à sabot et à chaîne, dit « raccagnac », ainsi qu'un frein électrique. Elles pouvaient accueillir 40 voyageurs, dont 10 sur chaque plate-forme. Durant l'exploitation, les plates-formes furent fermées (ou « vestibulées » dans le vocabulaire de l'époque) puis prolongées.

Les remorques, numérotées 36 à 59, étaient de trois modèles différents :
Dans les années 1920, ces remorques furent remplacées par des voitures à plates-formes centrales identiques à celles employées à Nantes et numérotées dans la série 70.
La livrée du matériel électrique était blanc-ivoire.
Dans l'Entre-deux-guerres, le réseau comptait une trentaine de motrices et une douzaine de remorques.
Le dépôt du boulevard de la République a été vendu à la suite de la fermeture du réseau et ses bâtiments ont été préservés, de même que les culées du pont de Couderkerque sont toujours présentes bien que le site propre a depuis été construit.
Par ailleurs de nombreuses accroches pour la ligne aérienne sont encore visibles sur les façades des bâtiments.