| Éditeur | |
|---|---|
| Fréquence |
Mensuel |
| Format |
Mini-série |
| Date de publication |
1997-2002 |
| Numéros |
60 |
| Personnages principaux |
Spider Jerusalem |
| Scénariste(s) | |
|---|---|
| Dessinateur(s) | |
| Coloriste(s) |
Nathan Erying |
| Lettreur(s) |
Christophe Semal |
| Encrage |
Rodney Ramos |
| Créateur(s) |
Transmetropolitan est une série de comics postcyberpunk écrite par Warren Ellis et illustrée par Darick Robertson. La série mensuelle débuta en 1997 et atteint sa conclusion prévue après cinq ans de publication avec le soixantième numéro.
Originellement publiée sous le label Helix de DC Comics, consacré à la science fiction, Transmetropolitan rejoindra Vertigo à la suite de la disparition de Helix.
La série suit le démarrage d'une campagne électorale pour les présidentielles et décrit les combats menés par le journaliste gonzo Spider Jerusalem pour enquêter sur les candidats et influencer le public. Secondé par ses assistantes Channon Yarrow (qui deviendra sa garde du corps) puis Yelena Rossini, il dénonce les abus de pouvoir et la corruption de deux présidents consécutifs des États-Unis, cherchant à contrecarrer les injustices sociales et la corruption autour desquelles s'installe un silence médiatique par ses articles retentissants.
Spider est un journaliste gonzo renégat qui, sous les menaces de procès de son éditeur auquel il doit contractuellement livrer deux livres qu'il n'a pas écrits, se voit contraint de retourner à "La Ville" après cinq ans de vie en ermite à "La Montagne". Là-bas, il reprend contact avec une vieille connaissance, Mitchell Royce, afin de reprendre un travail lui permettant de subsister et de trouver la matière nécessaire à l'écriture de ses livres, et, par la même, reprendre son combat contre la corruption aux plus hauts niveaux du pouvoir.
Un des aspects les plus importants de Spider Jerusalem est sa consommation notoire et massive de drogues. Ainsi, en plus d'être un fumeur et un buveur compulsif, Spider utilise une vaste panoplie de drogues, allant de légers stimulateurs d'intelligence et drogues psychédéliques à la cocaïne, l'héroïne ou diverses drogues futuristes et exotiques. De la même manière que ses semblables, il est immunisé contre les addictions, ainsi que contre le cancer. Spider est aussi particulièrement connu pour son langage vulgaire, combinant en particulier les mots "putain" et "baiseur" afin de créer de nouvelles insultes. De plus, il est extrêmement colérique, et fait régulièrement preuve d'un caractère ombrageux et lunatique se traduisant par de violentes sautes d'humeur, allant de simples avalanches d'insultes à de véritable agressions caractérisées. Néanmoins, malgré son caractère et son mépris de La Ville en général, Spider fait régulièrement preuve d'une attention et d'une douceur insoupçonnées envers les innocents et les personnes fragiles, et plus particulièrement les enfants.
Le passé de Spider reste relativement sombre dans son ensemble, même si certains personnages tels que Mitchell Royce ou Spider lui-même font parfois allusions à des épisodes passés tels que l'enfant terrible (un enfant assassin français qui le poursuit depuis la "Guerre du Verbe" entre Francophones et Anglophones) ou bien "la nuit de Prague" où Spider aurait, simplement à l'aide d'appels, poussé six politiciens tchèques à se suicider. Il est également fait plusieurs fois référence à son enfance et à ses ambitions précoces, ainsi qu'à la folie grandissante de ses parents. Il affirme avoir travaillé plusieurs fois comme prostitué dans son passé, ainsi qu'avoir été strip-teaseur à l'âge de huit ans. Il a grandi dans le quartier pauvre des Docks avec ses parents, dans une atmosphère de misère et de détresse sociale. Son père était chauffeur de bus et sa mère au foyer lui cuisinait des lézards matin, midi, et soir. Adulte, il y retourne et se demande combien ont pu s'en sortir.
Spider est un fervent défenseur de la vérité et en la diffusion la plus directe et totale de cette vérité. Il en fait d'ailleurs très souvent référence comme La Vérité. L'exemple le plus frappant de ce fait est lorsque l'éditeur de Spider raconte que celui-ci, lors de l'élection de La Bête, lui a soumis un article sur ce sujet, consistant en la répétition du mot putain huit mille fois.
L'un des points les plus importants du conflit interne qui secoue Spider est son attachement à donner La Vérité aux gens et en même temps sa profonde misanthropie. Spider hait et combat toutes les formes d'autorité lorsqu'elles oppressent les hommes, mais critique aussi souvent son public qui donne son autorité au pouvoir. De la même manière, il se bat afin que son public écoute La Vérité mais est dégoûté par ceux qui le suivent aveuglément. De plus, le talent de Spider lui apporte une notoriété indésirable, qui l'empêche de délivrer La Vérité. Son éditeur, Mitchell Royce, explique que Spider doit être détesté pour pouvoir travailler correctement.
Malgré son mépris total de ceux qui se trouvent autour de lui, Spider est totalement loyal envers les quelques personnes qu'il considère être ses amis, mais est également capable de faire preuve d'une violence incroyable envers ceux qui le trahissent. Ainsi, dans la deuxième moitié de la série, la plupart des actions de Spider sont motivées par sa volonté de faire traduire en justice le nouveau président Le Sourire pour avoir fait assassiner Vita Stevern, avec qui Spider avait sympathisé.
Bien qu'il se soit opposé à la Bête, Spider n'a d'allégeance à aucun parti politique, ni aucune organisation, et son support initial au Sourire va vite se transformer en un profond mépris face à son attitude cynique et son altruisme de façade. Il est aussi très profondément athée et méprise toutes les religions dans lesquelles il ne voit que de nouvelles formes d'oppression et d'exploitation des gens.
Spider Jerusalem clame souvent haut et fort être toujours armé, et est vu dans la série avec de nombreuses armes. Parmi toutes ces armes, celle de prédilection est sans conteste son "Agitateur d'Intestins", sorte de pistolet provoquant une perte de contrôle des sphincters aussi douloureuse qu'immédiate. Cette arme possède notamment une grande variété de réglages différents, dont les réglages de base sont diarrhée, liquide et prolapsus, ainsi que divers réglages plus fantaisistes tels que "volcan rectal" ou "horreur intestinale innommable". La raison pour laquelle Spider affectionne tant cette arme, en dépit de son illégalité, est qu'elle est non-létale, humiliante et intraçable.
Même désarmé, Spider demeure un adversaire de taille, bien qu'il ne soit pas non plus invincible. On le voit régulièrement battre des adversaires mieux entrainés ou bien plus imposants que lui. Il n'hésite d'ailleurs pas à agresser ceux qui le menacent ou l'exaspèrent. Il n'hésite pas non plus à utiliser la violence pour obtenir les informations ou les renseignements qu'il désire.
Spider Jerusalem est blanc, petit, fin, et relativement sec. Il a un visage anguleux, avec un menton prononcé et un nez osseux et légèrement retroussé. Son corps est presque entièrement recouvert de tatouages noirs: un en forme d'araignée sur la tête, à droite, un cercle avec une lune et un ciel étoilé sur l'épaule droite, et un soleil sur l'épaule gauche, deux motifs géométriques sur les pectoraux et deux encerclant les tétons, un cercle avec écrit POTI sur l’omoplate droite, un soleil tribal autour du nombril, une bande de vagues sur le biceps droit, un barbelé sur le gauche, des yeux sous les coudes, un tatouage géométrique sur l'avant-bras droit se finissant en point d'interrogation, et un autre sur l'avant bras gauche dont l'intérieur forme un S, un diable au niveau du rein droit, un tatouage sur la fesse gauche avec l'inscription "Kiss Here", deux tatouages tribaux à mi-cuisse, une étoile sur le genou droit, une croix sur le genou gauche, un tribal sur chaque mollet, une bande sur le haut de cheville droit et un cercle sur le dessus du même pied.
À l'origine, Spider est montré avec une énorme barbe et de longs cheveux bruns, clamant à son éditeur Mitchell Royce qu'il a des cheveux « à des endroits qu'il ne savait même pas qu'il y en avait ». Lorsqu'il quitte La Montagne pour retourner à La Ville, ses cheveux et sa barbe sont totalement rasés à cause d'un dysfonctionnement de la douche. Par la suite, Spider restera totalement glabre, excepté ses sourcils et quelques poils pubiens que l'on peut entrevoir de temps en temps.
Bien qu'il préfère ne pas porter d'habit la plupart du temps, en public, sa tenue habituelle est un "costume noir, en lin, coupe urbaine, qui me met en valeur" (uniquement pantalon et veste, ni maillot, ni sous-vêtement). Il lui arrive également, lorsque ses assistantes sont avec lui, de porter un caleçon noir mi-cuisse. De plus, il porte des bottes de types rangers, crantées, avec l'inscription STOMP, ainsi qu'une paire de lunettes de soleil avec appareil photographique intégré: le verre gauche est rouge et rond, le droit rectangulaire et vert (le faiseur, lorsqu'il les as fabriquées, était drogué et trouvait ça drôle).
Le personnage de Spider Jerusalem est inspiré de Hunter S. Thompson, notamment par son caractère anticonformiste et ses tendances autodestructrices.
De nombreux clins d’œil à la vie politique américaine émaillent les épisodes du comics, tout en laissant voir comment celle-ci a évolué ; par exemple à travers le titre d'une série télévisée à succès : Dans la réserve du parti républicain.
Son apparence au tout début du comics, alors qu'il était encore à La Montagne, n'est pas un hommage à l'auteur de bande dessinée Alan Moore, comme c'est souvent indiqué mais en fait à Andre Ricciardi, un ami de Darick Robertson.
Première édition (Le Téméraire)
Seconde édition (Panini Comics)
Troisième édition dans la collection "Vertigo Essentiels" chez Urban Comics (grand format)
Quatrième édition dans la collection "Nomad" chez Urban Comics (format de poche)