Tringa ochropus
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Classe | Aves |
| Ordre | Charadriiformes |
| Famille | Scolopacidae |
| Genre | Tringa |
Le Chevalier cul-blanc ou culblanc (Tringa ochropus) est une espèce d'oiseaux Charadriiformes de la famille des Scolopacidae. C'est un limicole migrateur nichant en Eurasie. Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.2, 2026), c'est une espèce monotypique (non subdivisée en sous-espèces).

Le Chevalier cul-blanc est un échassier mesurant 20 à 24 cm de long et 39 à 44 cm d'envergure. Les mâles et femelles sont identiques.
Cet oiseau a les ailes noirâtres tachetées de blanc. Son poitrail est strié de gris et son ventre est blanc avec une nette démarcation du poitrail. Le Chevalier cul-blanc tire son nom de son croupion qui est blanc, sa queue, elle, est aussi blanche mais sa partie distale est marquée par de larges barres noires.
Le Chevalier cul-blanc a un bec assez long et a une ébauche de sourcil qui ne dépasse pas son oeil. Enfin, les pattes de l'oiseau sont vert grisâtre. En vol, ses doigts dépassent à peine de la queue de l'oiseau.
Le Chevalier cul-blanc peut être confondu avec deux oiseaux : le Chevalier guignette (Actitis hypoleucos), un oiseau européen, et le Chevalier solitaire (Tringa solitaria), un oiseau américain.
Différences avec le Chevalier guignette : le Chevalier guignette arbore une "virgule" blanche en avant de son poignet, a le bec plus court, le sourcil plus marqué et n'a pas le croupion blanc.
Différences avec le Chevalier solitaire : le Chevalier solitaire arbore un cercle oculaire blanc plus marqué que le Chevalier cublanc. Le Chevalier solitaire a également la queue barrée de noir mais son croupion n'est pas blanc. Enfin, il paraît plus élancé que son cousin européen.

Cette espèce vit dans les milieux humides (marais, tourbières, lacs...), mais peut faire des haltes migratoires dans des zones cultivées, des côtes et même des villes.
Le Chevalier cul-blanc bénéficie d'une protection totale sur le territoire français depuis l'arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire. Il est donc interdit de le détruire, le mutiler, le capturer ou l'enlever, de le perturber intentionnellement ou de le naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids, et de détruire, altérer ou dégrader son milieu. Qu'il soit vivant ou mort, il est aussi interdit de le transporter, colporter, de l'utiliser, de le détenir, de le vendre ou de l'acheter.