En français il a souvent pour nom "psylle de l'ortie" en raison de sa plante hôte et de sa proximité morphologique et phylogénique avec les «vrais» psylles.
Description des la galles
Les galles sont particulièrement visibles en août et septembre, lorsque les jeunes feuilles supérieures situées au-dessus des pousses estivales, ont un aspect poilu, frisé. Elles présentent alors des dépressions qui contiennent une nymphe de psylle plate. Les feuilles fortement infestées sont rabougries et beaucoup plus foncées que les feuilles saines. Il y a deux ou trois générations par an et les populations de psylles atteignent leur maximum en automne ; c’est pourquoi les galles sont facilement observables à cette période. La génération automnale hiverne dans l'herbe ou sur des conifères environnants,,.
Ce psylle a fait l'objet de recherches sur ses capacités de transmissions d'agents phytopathogènes et il a été montré que T. urticae pouvait être porteur de la bactérie ‘Candidatus Liberibacter solanacearum’. La présence de cette bactérie a été confirmée chez cette espèce de psylles par des analyses génétiques en Finlande , puis en Allemagne. Bien que T. urticae n'ait probablement pas le rôle de vecteur principal de cette bactérie chez des plantes cultivées, du fait que sa plante hôte soit l'ortie, il est intéressant de mentionner que cette espèce peut être porteuse de cette bactérie. En effet, la bactérie ayant la capacité d'infecter les orties, ces dernières servent vraisemblablement de réservoir pour ‘Candidatus Liberibacter solanacearum’.
↑M. Haapalainen, J. Wang, S. Latvala et M. T. Lehtonen, «Genetic Variation of ‘Candidatus Liberibacter solanacearum’ Haplotype C and Identification of a Novel Haplotype from Trioza urticae and Stinging Nettle», Phytopathology®, vol.108, no8, , p.925–934 (ISSN0031-949X, DOI10.1094/PHYTO-12-17-0410-R, lire en ligne, consulté le )
↑(en) M. Jennifer Sjolund, Yvonne M. Arnsdorf, Mairi Carnegie et Eva Fornefeld, «‘Candidatus Liberibacter solanacearum’ detected in Trioza urticae using suction trap-based monitoring of psyllids in Germany», Journal of Plant Diseases and Protection, vol.126, no1, , p.89–92 (ISSN1861-3837, DOI10.1007/s41348-018-0187-z, lire en ligne, consulté le )