Tullio Masotti

Tullio Masotti
Tullio Masotti en 1909.
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(à 62 ans)
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Tullio Masotti, né le à Falerone et mort le à Milan, est un journaliste et syndicaliste italien.

Militant socialiste antimilitariste, il se convertit au syndicalisme révolutionnaire dont il devient une figure de premier plan. Secrétaire de l'Unione Sindacale Italiana (USI), il adhère par la suite à l'interventionnisme démocratique durant la Grande guerre. Membre de l'Unione socialista italiana (USI), il participe en 1918 à la fondation de l'Unione Italiana del Lavoro (UIL). Rapproché un temps de l'antifascisme, il finit par adhérer au fascisme, travaillant comme journaliste et collaborant à plusieurs revues. Après la Seconde Guerre mondiale, il se rapproche des socialistes et continue jusqu'à sa mort à traiter des questions syndicales.

Biographie

Du socialisme au syndicalisme révolutionnaire (1905-1912)

Ouvrier très jeune, n'ayant pas pu achever l'école primaire, Tullio Masotti s'engage rapidement au sein du cercle socialiste de Florence. En 1905-1906, il représente le groupe socialiste de la jeunesse locale lors du IIIe Congrès des jeunesses socialistes (Bologne, mars 1907). En mai 1907, il est nommé vice-secrétaire de la Chambre du Travail de Parme, collaborant avec Alceste et Amilcare De Ambris en tant que propagandiste syndicaliste révolutionnaire, où il se distingue vite par son fort antimilitarisme.

À la suite des condamnations liées aux grèves agricoles du printemps 1908, Masotti se réfugie en juin à Nice, où il partage un appartement avec Edmondo Rossoni et Pulvio Zocchi, puis à partir de juillet à Lugano, où il collabore jusqu'en mai 1909 à La Guerre Sociale de Gustave Hervé.

Correspondant pour plusieurs journaux syndicalistes italien, il poursuit son activité militante à travers toute la Suisse avec Alceste De Ambris et publie un pamphlet antipatriotique et antimilitariste intitulé Il nostro irredentismo (1909).

L'Unione Sindacale Italiana (1912-1914)

De retour en Italie, Masotti effectue son service militaire et, en janvier 1911, redevient un propagandiste actif dans tout le nord de l'Italie, remplaçant également Amilcare De Ambris, alors détenu, au secrétariat de la Chambre du Travail de Parme à la fin de 1911.

Après un bref séjour à Lugano, il retourne à Parme en mars 1912 où il occupe le poste de secrétaire général du Comité provisoire d'Action Directe, épaulé par Livio Ciardi et Giovanni Bitelli. Ayant intégré le comité central de l'Unione Sindacale Italiana (USI), en novembre 1912, il s'engage dans une intense propagande contre la guerre en Libye.

L'interventionnisme et l'après-guerre (1914-1925)

Interventionniste en octobre 1914, il s'enrôle comme volontaire en septembre 1915 et, après une période au front, est nommé instructeur de recrues à l'école militaire de Parme en décembre 1916. Après la défaite de Caporetto, Masotti entame une collaboration avec Il Popolo d'Italia et participe au congrès de l'USI à Rome en mai 1918.

En avril 1919, alors secrétaire de la Chambre du Travail de Parme, il quitte ses fonctions en mai ainsi que ses collaborations au journal L'Internazionale pour accepter la direction de Il Piccolo di Parma, journal victime des violences des squadristes. À l'été 1923, Masotti se fait le promoteur de l'érection d'un monument à la mémoire de Filippo Corridoni avec l'appui de l'avocat socialiste et ancien combattant Ildebrando Cocconi.

Il Piccolo di Parma, n°202 du 8 décembre 1919.

Syndicalisme national et fascisme (1925-1932)

Rapproché du socialisme maximaliste vers novembre 1925, il travaille alors à la rédaction d'Il Mondo. Dans une lettre envoyée à Mussolini le 1er novembre 1928, Masotti explique qu'il s'était éloigné du fascisme entre 1921 et 1925, mais que, depuis cette date, il travaillait « silencieusement » pour le nouveau régime par le biais d'articles de presse et de publications.

En 1925, il est directeur puis rédacteur responsable de La Mondina, hebdomadaire de la fédération provinciale de Pavie des corporations syndicales fascistes . Il commence à collaborer en 1927 à la revue La Stirpe dans laquelle il publie plusieurs articles théoriques sur le syndicalisme fasciste, affirmant que se dernier trouva son origine dans le syndicalisme révolutionnaire interventionniste qui, par son action, balaya « l'Italie vieille et fatigue qu'il y avait en Giolitti » et entama le processus qui devait à terme régénérer le pays :

« En un certain sens la tâche du syndicalisme révolutionnaire s'épuisait dans cette bataille, dans le feu de laquelle il avait jeté ce qu'il avait de meilleur. Mais le syndicalisme national a ses origines là-bas. Il est aujourd'hui force intégrante de l'État Corporatif, dans lequel le Fascisme veut voir consolidée l'unité spirituelle, morale, politique, économique de la Nation. »

Ainsi, le syndicalisme révolutionnaire, « au milieu de l'universel encanaillement de la conscience nationale », fut, selon Masotti, « une école de sacrifice et d'héroïsme, et de révolte de l'idéal contre le réel, affirmation d'une volonté impétueuse dans la vie de la Nation, pour lui donner un nouveau sang et lui imposer une nouvelle vigueur », la sauvant ainsi « de l'abjection d'une neutralité qui l'aurait pour toujours condamnée à l'impotence ».

En mai 1926, la police rapporte que Masotti vit à Milan, s'est éloigné de la politique active et est employé à l'Institut National pour les Exportations à l'Étranger. En juillet 1928, un autre rapport de police indique que Masotti est depuis 1926 rédacteur en chef de la revue L'Esportatore Italiano et employé à Il lavoro d'Italia, journal des syndicats fascistes, dans lequel il est correspondant jusqu'à la chute du fascisme, en plus de collaborer à d'autres périodiques du régime ; il devint directeur de L'Aratro, hebdomadaire des Syndicats fascistes de l'Agriculture.

La biographie de Corridoni (1932)

En 1932, il publie une biographie de Filippo Corridoni, livre très bien reçu par la critique. L'écrivain et journaliste Giovanni Alberto Castellani parle du livre comme « le plus vrai qui soit apparu jusqu’à ce jour sur le héros de Macerata » tandis que l'enseignant et ancien socialiste Dante Dini loue la « documentation de cet exemple de vie, de cette cohérence de vie entre la pensée et l’action, entre l’ardeur et l’acte, entre la théorie et l’application ». Dans le même livre, Masotti y réaffirme la continuité entre le syndicalisme fasciste et le syndicalisme révolutionnaire d'avant-guerre :

« Chez nous seulement, le socialisme — par lâcheté physique ou morale, plus encore que par respect envers les principes fixés par les textes sacrés — croyait pouvoir rester enfermé dans le jardin d'une commode neutralité, à l'ombre de l'olivier pour satisfaire les nécessités de l'esprit, — et sous les ombres les plus denses du figuier — aux fruits duquel ses adeptes auraient réservé leur ventre.

L'histoire les a balayés sans pitié et sans excuses. Elle est faite pour les vivants parce que ce sont les vivants qui la font. Ce fut une chance immense, alors, qu'à ce moment décisif pour la vie des peuples et des nations, le syndicalisme eût déjà brisé, entre les mains du socialisme parlementaire et confédéral, le bâton avec lequel il exerçait son commandement sur les classes laborieuses. Si le monopole de la représentation des intérêts et de la volonté du travail avait été encore entre ses mains, il aurait entraîné la classe ouvrière dans sa propre ruine.

Le syndicalisme révolutionnaire, en apportant sa contribution décisive à la détermination de l'Italie pour l'intervention dans la guerre, a sauvé l'honneur des travailleurs italiens et a posé les bases en vertu desquelles l'organisation du travail est aujourd'hui, sur un pied d'égalité avec toutes les autres forces économiques, un élément fondamental de l'État corporatif. En ce sens seulement peut être affirmée la dérivation du mouvement syndical fasciste à partir de l'ancien syndicalisme révolutionnaire. »

Tullio Masotti, Filippo Corridoni, Carnaro, 1932.

Convictions dans le fascisme-régime (1930-1939)

Déjà titulaire d'une carte du Parti national fasciste (PNF) en mai 1930, un rapport de police indique que Masotti est durant cette période chef de la section de presse du Syndicat des agriculteurs en mai 1931 et, au printemps 1937, employé à la mairie de Milan. Un autre rapport daté du 17 mai 1930 indique sur Masotti que depuis « pas mal de temps, il a abandonné les idées subversives, [a] maintenant une conduite généralement régulière. Il est inscrit au Parti national fasciste ». Dans un autre document de 1937, on lit également :

« Il démontre qu'il n'a pas renoncé à ses anciennes convictions de syndicaliste révolutionnaire. De ses conversations confidentielles, il ressort qu'il juge les événements et la situation actuelle avec une certaine nostalgie du passé ».

Masotti, selon le confident de la police, conservait encore une « germanophobie » qui ne lui faisait pas voir d'un bon œil l'axe Rome-Berlin ni l'intervention italienne en Espagne tout en soulignant qu'il était un « fasciste sincère ». Il est à partir de 1936 directeur de La Mondina, « organe de propagande de la Confédération nationale des Syndicats fascistes de l'agriculture et des Faisceaux féminins » destiné à mieux faire connaître les « mesures prises par le Fascisme » et à créer un consensus autour de l'organisation du travail pendant la campagne de désherbage du riz. Collaborateur d'Il Periodico, journal fondé à Ferrare par Tito Aguiari, également ancien syndicaliste révolutionnaire, Masotti continue également à écrire dans La Stirpe, revue dans laquelle il publie un article en octobre 1938 louant la politique agricole du régime, expliquant qu'« aujourd'hui, l'agriculture présente dans le domaine des réalisations corporatives un bilan dont le fascisme et la Nation peuvent être fiers ». Traitant des questions de « discipline corporative », il écrit :

« L'État autoritaire, qui tient moins compte des préférences et des intérêts personnels qu'aux besoins suprêmes de la collectivité nationale, a procédé outre, a — comme on dit désormais — « tracé droit ». Alors seulement, les agriculteurs se sont aperçus, les premiers, que l'État avait fait leur intérêt, et qu'il ne pouvait en être autrement dès lors qu'il s'agissait de mettre l'agriculture en condition de satisfaire aux besoins du Pays ».

Dans ce même article, il s'en prend au « libéralisme économique », au « jargon démocratique », aux « écoles démo-social-communistes » et au « prétendu individualisme des Italiens, incapables de s'assujettir et de suivre une discipline collective » :

« C'est le concept de la supériorité juridique d'une classe sur l'autre, qui est à la base du privilège, qui doit disparaître, pour faire place à l'égalité substantielle de tous les producteurs face à l'État national, ce qui ne signifie nullement un nivellement brutal et bestial des valeurs, mais qui, au contraire, tend à exalter les capacités dans un système de hiérarchies qui cherche son harmonie en puisant ses forces dans tous les domaines de l'activité et de la vie sociale ».

En partie fidèle à ses anciennes convictions, il dénonça à plusieurs reprises à la « tendance à la bureaucratisation » de l'organisation syndicale, expliquant cependant qu'« une grande partie de la faute en revient aussi aux ouvriers, dont la majorité s'est toujours placée face au Syndicat dans une attitude d'indifférence négative qui ne pouvait qu'en débiliter l'action et en frustrer l'efficacité » :

« Le désintérêt des travailleurs pour leur organisation n'a fait que favoriser la tendance à la bureaucratisation de celle-ci : plutôt que de la considérer comme l'image et l'expression de leur volonté ainsi que la représentante authentique de leurs intérêts, ce qu'elle doit être de fait, les ouvriers — qui ne pourraient nier les avantages qu'ils en ont tirés — ont considéré le Syndicat comme une congrégation de charité et un bureau d'État chargé de distribuer des bénéfices et de percevoir des cotisations ».

En 1942, il publie un article dans Il Periodico dans lequel, après avoir exposé la différence entre syndicalisme fasciste et syndicalisme socialiste, il dénonce de nouveau la bureaucratisation à travers le développement du « fonctionnarisme », phénomène devant céder la place selon lui à la mise en avant des syndicats communaux.

La « mer de sang » de Roosevelt et l'émancipation du travail (1939-1945)

En pleine Seconde Guerre mondiale, Masotti publie dans Il lavoro metallurgico des articles sur la « guerre révolutionnaire » entreprise par l'Italie, dans la continuité de l'interventionnisme de Corridoni,, et sur la « ploutocratie judéo-maçonnique » américaine :

« Que veut alors Roosevelt, que cherche l’Amérique dans cette mer de sang ? Il est facile d’entendre l’homme de la Maison-Blanche répéter parmi de grands mots : liberté des mers, démocratie, religion. Mais ce sont trois autres mensonges. Liberté des mers, dans le jargon anglo-saxon, signifie domination de la flotte des États-Unis et de l’Angleterre, et le monde assujetti au dollar et à la livre sterling ; démocratie est le masque derrière lequel se dissimule le masque des ploutocrates et des juifs ; religion est l’hypocrisie maçonnique qui confond Dieu avec l’Architecte de l’Univers, au nom duquel elle élit Staline – l’athée destructeur de temples – défenseur et tuteur de la foi. Rien jamais, dans le monde, ne s’est vu de plus blasphématoire. Mais si telle est l’ignoble masque de la ploutocratie judéo-maçonnique, le visage est tout autre chose. Roosevelt joue une grosse partie : sur le sang de l’univers, il veut créer la prédominance économique, politique, militaire, morale de l’Amérique. »

Véritable « guerre qui a jailli du choc séculaire entre l'or et le travail », le monde à venir serait, selon Masotti, celui du « « nouvel ordre » dictés par Mussolini et par Hitler ». Dans ce climat de « guerre anti-ploutocratique et anti-bolchevique », Masotti publie en 1942, dans le journal Il Lavoro, plusieurs articles dans lesquels, bien que se plaignant que le « temps a manqué » au régime pour faire plus dans le sens de la valorisation du travail, il continue de louer l'œuvre de Mussolini :

« Le pensée du Duce est claire : lorsqu'il parle de « raccourcissement des distances », de « plus haute justice sociale », d'« aller vers le peuple », il n'entend nullement flatter les instincts philanthropiques des gens fortunés pour les inciter à ramasser les miettes de la table d'Épulon afin de les offrir aux « déshérités » ; il veut dire au contraire que la Révolution œuvre à approfondir ses racines sur le terrain économico-social pour donner au travail la place qui lui revient dans la vie de l'entreprise et dans celle de l'État. »

Revenant sur la question des salaires dans son article « Emancipare il lavoro dal salario » (paru dans Il Periodico, 3 mai 1942 ; Il Lavoro, 4 mai 1942), Masotti en appelait, dans la période succédant la fin de la guerre, au dépassement des « trois conditions fixées par la Charte du Travail (exigences normales de la vie, possibilités de la production, rendement du travail) » par l'introduction d'une « forme de participation simple et directe des travailleurs aux bénéfices des entreprises, au même titre que le capital », seule manière de développer « la solidarité de toutes les catégories coopérant à la puissance de la Nation » :

« Eh bien, pour que cette solidarité puisse devenir efficace et effective, il faut créer les conditions et l'environnement adaptés dans lesquels elle puisse s'exprimer et se développer. Nous voulons dire que la plante de la solidarité nationale ne peut pas pousser sur le terrain qui fut propice à la culture du bacille de la lutte et des haines de classe. Le conflit d'intérêts peut vraiment être éliminé lorsque l'on reconnaît au travail, sous une forme concrète, une parfaite égalité de droits, y compris dans le domaine de la production ; en d'autres termes, lorsqu'il peut lui aussi dire : « Plus et mieux je produis, plus j'ai. »

À l'été 1942, Masotti écrit à Mussolini pour lui annoncer la mort de son fils en Yougoslavie. Mussolini lui réponds personnellement, soulignant « l'amitié de trente ans » qui les liait, et lui remet une subvention pour faire face à ses difficultés économiques.

Après la chute du fascisme (1945-1949)

Après 1945, renouant avec ses anciennes amitiés, Masotti devient rédacteur de Battaglie sindacali, organe du Parti socialiste des travailleurs italiens. Dans un article consacré aux liens entre syndicalisme révolutionnaire et fascisme, Roberto Bernardi écrit que, en 1947, Masotti rejoignit le Movimento sindacalista (Mo.Si.). Il est décrit en 1948 comme aux côtés d'Amilcare De Ambris et de Luigi Fontanelli lors des négociations visant à la confluence du Mo.Si. dans la CGIL unitaire dirigée par Giuseppe Di Vittorio.

Masotti décède le 2 janvier 1949 à l'âge de 62 ans.

Publications

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 Steven Forti, El peso de la nación : Nicola Bombacci, Paul Marion y Óscar Pérez Solís en la Europa de entreguerras, Universidade de Santiago de Compostela, (lire en ligne), p. 44-45.
  2. ↑ Ubaldo Delsante, « Alla ricerca di un difficile equilibrio sociale », Parma negli anni : società civile e religiosa, Quaderno, no 28,‎ (lire en ligne)
  3. 1 2 3 Tullio Masotti, « Il sindacalismo nella formazione della coscienza nazionale », La Stirpe,‎ (lire en ligne)
  4. ↑ Tullio Masotti, Corridoni, Milano, Carnaro, , p. 76
  5. 1 2 3 Federico Goddi, « Tullio Masotti : L'itinerario di un sindacalista rivoluzionario », Giornale di Storia Contemporanea, no 1,‎ (lire en ligne)
  6. ↑ Bibliografia dei periodici femminili lombardi (1786-1945), Lampi di Stampa, (lire en ligne)
  7. 1 2 3 Tullio Masotti, « La politica consortile e i lavoratori », La Stirpe,‎ (lire en ligne)
  8. 1 2 3 4 Annali della Fondazione Ugo Spirito, Vol.8, 1996.
  9. ↑ « Segnalazioni Stampa », Critica fascista,‎ , p. 112 (lire en ligne)
  10. ↑ Giuseppe Parlato, La sinistra fascista: storia di un progetto mancato, Bologna, Il Mulino,
  11. ↑ Tullio Masotti, « La guerra rivoluzionaria », Il lavoro metallurgico,‎ 31 gennaio-15 aprile 1942
  12. ↑ Tullio Masotti, « L'istruzione professionale. Si preparano le maestranze per il dopoguerra », Il Lavoro,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  13. 1 2 3 4 Tullio Masotti, « Emancipare il lavoro dal salario », Il Lavoro,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  14. ↑ Roberto Bernardi, « Sindacalismo rivoluzionario e fascismo », Rivista storica dell'anarchismo, vol. 7,‎ , p. 71-82

Bibliographie

Liens externes