Le nom de la famille vient du genre typeUrotricha, dérivé du grec ancien οὐρά/ ourá, «queue», et de θριξ/ thrix), «cheveu, poil, soie, cil».
Description
Les Urotrichidae ont une taille petite (80-200 µm) à grande (>200 µm). Leur forme est ovoïde à cylindroïde. Ils vivent en nage libre. Leur ciliation somatique se compose de deux parties: un quart à un tiers postérieur du corps étant non cilié, le reste du corps étant uniformément cilié. Ils ont des cils caudaux typiques; une brosse composée de deux ou trois unités, à l'extérieur des dicinéties circumorales; laquelle brosse est assez allongée chez le genre Longifragma. Leur région orale apicale à subapicale, peut être assez étendue, presque en forme de cavité. Leur macronoyau est globulaire à ellipsoïde allongé. Micronoyau et vacuole contractile sont présents. Le cytoprocte n’a pas été observé. Ils se nourrissent de bactéries, de microalgues et d'autres protistes plus petits.
Habitat
Les Urotrichidae vivent en milieu marin et en eau douce. Ils sont souvent planctoniques.
Le nom valide de ce taxon est Urotrichidae Small & Lynn, 1985.
Bibliographie
(en) Denis H. Lynn, The Ciliated Protozoa: Characterization, Classification, and Guide to the Literature, Guelph, Ontario (Canada), Springer, , 643p. (ISBN978-1-4020-8238-2, DOI10.1007/978-1-4020-8239-9)
(en) Erna Aescht, «Catalogue of the Generic Names of Ciliates (Protozoa, Ciliophora)», Denisia, vol.1, , p.358 (ISSN1608-8700, lire en ligne[PDF], consulté le ).
↑Brosse: zone ciliaire constituée de cils courts et raides en position souvent antéro-dorsale. Elle est supposée avoir un rôle sensoriel. Définition: Jean Dragesco et Armelle Dragesco-Kernéis(d). Ciliés libres de l'Afrique intertropicale, 1986, page 77 (lire en ligne).
↑Les cinéties (kineties), sont des rangées de cils utilisées pour la locomotion. Dicinétie: paire de cinéties.
↑(en)[PDF] H. Berger & W. Foissner. Illustrated guide and ecological notes to ciliate indicator species (Protozoa, Ciliophora) in running waters, lakes, and sewage plants. Biologische Methoden der Gewässeranalysen, III-2.1, 1-160, pages 38, 54, 60, 63, 118 et 121: lire en ligne