La vacance (au singulier) est le temps pendant lequel un poste, une fonction ou un bien reste sans titulaire. Elle emporte généralement des conséquences juridiques. Le terme, dérivé de vacant (oisif, vide) a d'abord été employé au pluriel à propos des tribunaux (vacances de la magistrature) avant d'être décliné comme un repos et un loisir. La littérature s'est emparé également de l'état de vacance pour décrire un sentiment humain de vide et d'absence (vague à l'âme, vacance de l'esprit, etc.).
En droit constitutionnel français, l'hypothèse de la vacance de la présidence de la République est aujourd'hui prévue à l'Article 7 alinéas 4 et 5 de la Constitution de la Ve République.
À titre historique, c'est dans des termes similaires à la rédaction retenue en 1958, que la vacance était envisagée dans les Républiques précédentes :
En pratique, la vacance intervint pour six présidents de la République qui durent démissionner sous la IIIe République, dont Paul Deschanel que l'on retrouva errant sur la voie ferrée après être tombé du train.
En pratique, sous la Ve république, la vacance ponctuelle de l'un ou l'autre peut amener à la nomination quasi immédiate par décret d'un ministre (ou du Premier ministre) qui va assurer les fonctions ministérielles temporairement non remplies par le titulaire. Il n'y a donc pas de vacance et il y a d'ailleurs une confusion pratique entre les mécanismes qui font suite, la suppléance qui ne dessaisit pas le titulaire de sa fonction et l'intérim qui consiste à nommer de plein exercice un ministre (ou le Premier ministre) déjà au gouvernement au poste ministériel en cause, ce qui aboutit à un cumul provisoire de deux postes ministériels et ce, jusqu'à la nomination d'un nouveau ministre.
Cependant, le cas le plus fréquent faisant suite par exemple à la démission du Premier ministre ou d'un ministre débouche sur la nomination d'un nouveau gouvernement ou d'un nouveau ministre (ou du remaniement du gouvernement), les ministres en cause expédiant les affaires courantes entretemps, donc sans vacance ni période d'intérim.
La mort du pape (ou sa renonciation) ouvre une période de vacance, dite du « siège vacant » (sede vacante), au cours de laquelle la Curie romaine se réorganise autour de la gestion des affaires courantes et les préparatifs des funérailles (le cas échéant) et du Conclave.
Sur la vacance de la Présidence de la République française :