Le nom de la famille vient du genre typeVaginicola, composé du préfixe vagini- (du latin vagina, «fourreau, gaine»), et du suffixe -cola (du latin cola, «habiter»), littéralement «habitant d'une gaine».
Description
Les Vaginicolidae ont une taille petite (<80 µm) à grande (>200 µm). Leur forme est conique à cylindrique, généralement très élancée. Leur zooïde est contractile, attachée à la lorique par une extrémité aborale, avec ou sans tige; cette lorica est attachée soit directement au substrat, soit au moyen d'une tige. Leur région buccale est saillante bien au-delà de l'ouverture de la lorica, et possède une lèvre péristomiale rétractable et un disque épistomial distinct. Leur reproduction s'effectue par fission isotomique ou anisotomique. Leur macronoyau est en forme de ruban, parallèle au grand axe du corps. Micronoyau et vacuole contractile sont présents. Leur cytoprocte n'a pas été observé.
Habitat
Les Vaginicolidae vivent en eau de mer comme en eau douce, attachés à des plantes ou à des substrats inanimés ou comme symphoriontes,.
Cyclodonta Matthes, 1958 incertae sedis (position taxonomique incertaine) de la famille des Vaginicolidae.
Systématique
Le nom valide de ce taxon est Vaginicolidae de Fromentel, 1874.
Bibliographie
(en) Denis H. Lynn, The Ciliated Protozoa: Characterization, Classification, and Guide to the Literature, Guelph, Ontario (Canada), Springer, , 643p. (ISBN978-1-4020-8238-2, DOI10.1007/978-1-4020-8239-9)
↑Symphorionte: individu vivant en symbiose, mais présentant une sorte de commensalisme dans lequel l'hôte, généralement via son tégument, semble servir uniquement de substrat pratique pour la fixation du cilié sessile typiquement pédonculé (c. à d. muni d'une tige).