Veniamin Costache

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Veniamin Costache
Fonctions
Prince de Moldavie
-
Métropolite
Biographie
Naissance
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Roșiești (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 77 ans)
Slatina monastery (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Митрополитул ВениаминVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Statut
Autres informations
Consécrateur
Jakub (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction

Veniamin Costache ou en français Benjamin Costache, né le dans le village de Roșiești (județ de Vaslui) et mort le au monastère de Slatina (județ de Suceava), est un religieux et homme politique roumain qui fut métropolite de Moldavie de au et deux fois caïmacan de Moldavie en 1807-1812 et en 1821. La monarchie était élective dans les principautés roumaines de Moldavie et de Valachie. Le souverain (voïvode, hospodar, caïmacan ou domnitor selon les époques et les sources) est élu par (et souvent parmi) les boyards, puis agréé par les Ottomans : pour être nommé, régner et se maintenir, il s'appuie sur les partis de boyards et fréquemment sur les puissances voisines, habsbourgeoise, russe et surtout turque, car jusqu'en 1859 les deux principautés sont vassales et tributaires de la « Sublime Porte ».

Origine

Veniamin Costache est issu d'une famille de grands boyards moldaves, les Costăchești, qui exercent depuis la seconde moitié du XVIIe siècle les plus hautes fonctions à la cour des princes de ce pays. Veniamin est le troisième enfant de Grigorie Costache-Nagel et de Marie Cantacuzène, fille de Dinu Cantacuzène et d'une princesse de Moldavie. Né le il est baptisé le sous le nom de Vasile porté par son grand-père paternel, Vasile Costache-Nagel.

Carrière ecclésiastique

En 1784, année de la mort de son père, il devient moine dans l'évêché d'Huși à l'âge de quinze ans. C'est à cette époque qu'il adopte le nom de Veniamin et rencontre Iacob Stamati, futur métropolite de Moldavie, qui devient son « second père » et l'ordonne diacre trois ans plus tard.

Le il est ordonné archidiacre et moine de l'église métropolitaite dirigé par Leon Gheucă (1786-1788). Après la mort de Sophronios de Patmos le il est élu malgré son âge non canonique en higoumène de Saint-Spiridon de Iași contre le candidat des occupants russes.

Après la mort de Leon Gheucă, le prince Grigori Potemkine, commandant en chef des armées d'occupation russes, tente d'imposer comme métropolite acquis aux intérêts russes, Gavriil Bănulescu-Bodoni ; toutefois en 1792 c'est son protecteur Iacob Stamati qui est élu métropolite à son tour (1792-1803).

Veniamin Costache lui succède à l'évéché de Huși le avant d'être transféré le à celui de Roman. À la mort de Iacob, il est finalement élu lui-même métropolite de Moldavie le .

Caïmacan

Le métropolite Veniamin est nommé par les Ottomans deux fois caïmacan de Moldavie : la première fois de avant la nomination de Scarlat Kallimachis comme prince titulaire, et jusqu'en 1808, la seconde fois de mars à , après la fuite du prince Mihail II Șuțu.

Chacun de ses gouvernements est marqué par des circonstances historiques dramatiques pour la Moldavie :

Sources

Note

  1. ↑ Le candidat au trône devait ensuite "amortir ses investissements" par sa part sur les taxes et impôts, verser en outre le tribut aux Ottomans, payer ses mercenaires et s'enrichir néanmoins. Pour cela, un règne d'un semestre au moins était nécessaire, mais la "concurrence" était rude, certains princes ne parvenaient pas à se maintenir assez longtemps sur le trône, et devaient ré-essayer. Cela explique le "jeu des chaises musicales" sur les trônes, la brièveté de beaucoup de règnes, les règnes interrompus et repris, et parfois les règnes à plusieurs (co-princes). Quant au gouvernement, il était assuré par les ministres et par le Sfat domnesc (conseil des boyards).
    Concernant le tribut aux Turcs, la vassalité des principautés roumaines envers l'Empire ottoman ne signifie pas, comme le montrent par erreur beaucoup de cartes historiques, qu'elles soient devenues des provinces turques et des pays musulmans. Seuls quelques petits territoires moldaves et valaques sont devenus ottomans : en 1422 la Dobrogée au sud des bouches du Danube, en 1484 la Bessarabie alors dénommée Boudjak, au nord des bouches du Danube (ce nom ne désignait alors que les rives du Danube et de la mer Noire), en 1538 les rayas de Brăila alors dénommée Ibrahil et de Tighina alors dénommée Bender, et en 1713 la raya de Hotin. Le reste des principautés de Valachie et Moldavie (y compris la Moldavie entre Dniestr et Prut qui sera appelée Bessarabie en 1812, lors de l'annexion russe) conservent leurs propres lois, leur religion orthodoxe, leurs boyards, princes, ministres, armées et autonomie politique (au point de se dresser plus d'une fois contre le Sultan ottoman). Les erreurs cartographiques et historiques sont dues à l'ignorance ou à des simplifications réductrices. Voir Gilles Veinstein et Mihnea Berindei : L'Empire ottoman et les pays roumains, EHESS, Paris, 1987.
  2. ↑ Platforma civica "Actiunea 2012" sur , , et .