Victor Rubbers, né à Liège le et mort à Uccle en , est un architecte belge, actif à Liège puis dans la région bruxelloise et à la côte belge.
Victor Charles Armand Rubbers, né à Liège le , est le fils de Charles Rubbers, né à Liège en 1828, fabricant d’instruments de chirurgie, et d’Anne Marie Knorren, née à Aix-la-Chapelle en 1831 et morte à Liège en 1882.
Il épouse à Tilff le Aloysia Johana Osterrath, née à Tilff en 1885, morte en 1942, fille de Henri Jules Joseph Osterrath (Magdebourg, 1845 ; Tilff 1898), fabricant de verres peints, et de Jeanne Broekman (Nimègue 1849 ; Ans 1927). Les Ateliers Osterrath, à Tilff, sont l’un des plus grands représentants de la production de vitraux d’art religieux en Belgique.
Victor Rubbers meurt, veuf, à Uccle le . Il est tertiaire de Saint-Dominique et habite alors à Etterbeek, au n° 16 de la rue Henri de Braekeleer. Il repose au cimetière de Plancenoit avec son épouse, son fils et sa belle-fille.
Leur fils Henri Rubbers, né à Liège en 1912, est ingénieur civil des mines, diplôme qu'il obtient avec grande distinction.
Après avoir obtenu son diplôme à l’Académie royale des Beaux-Arts de Liège, il bénéficie d’une bourse de voyage de 150 francs accordé par le règlement du Conseil communal de Liège le pour avoir terminé avec succès ses études d’architecte.
Avec Victor Rogister et Clément Pirnay, il est l’élève de Paul Jaspar (1859 – 1945).
Il est membre de la Société centrale d'architecture de Belgique (SCAB) ainsi que de l'Association des Architectes de Liège jusqu’à son décès.
Parmi ses réalisations importantes, citons notamment :
Victor Rubbers est chevalier de l’Ordre de Léopold et, par arrêté royal du , chevalier de l’Ordre de Léopold II.
Le grand-père paternel de Victor Rubbers se nomme Jean Chrétien Bernard Rubbers et fut fabricant d’instrument de chirurgie, puis négociant. Il est né en 1798 à Jever, aujourd’hui en Frise, Basse-Saxe, en Allemagne, et à l’époque de sa naissance, très curieusement sous administration russe. Il est le fils de Jean Frederic Rubbers, maître cordonnier à Jever. C’est dans cette ville que ce dernier meurt en 1808 alors que son fils Jean Chrétien Bernard a dix ans.
Jean Chrétien Bernard, qui signe Johann Rubbers, vit à Heidelberg, à plus de 500 km de sa petite ville natale, et puis à Liège à partir de 1825. Il épouse en cette ville de Liège en 1826 Frédérique Marguerite Brust, née à Heidelberg. Il s'intègre à la petite communauté allemande de Liège. Il meurt à Liège en 1883.
De ce mariage avec Marguerite Brust est issu Charles Rubbers, qui sera également, reprenant en cela les activités de son père, fabricant d’instruments de chirurgie et bandagiste, né à Liège en 1828, et qui épouse à Liège en 1862 Anne Marie Knorren, née à Aix-la-Chapelle en 1831 et morte à Liège en 1882.
Ces derniers sont les parents de l’architecte Victor Rubbers, né à Liège en 1870, mort à Uccle en 1955, qui a un fils unique, Henri Rubbers (Liège 1912 ; Uccle 1994), ingénieur, qui épousa Lucie Ransquin (Braine-l'Alleud 1913 ; Gembloux 2015) et en eut plusieurs enfants.
L’architecte Paul Rubbers né à Constantinople en 1900 et mort à Bruxelles en 1985 est le neveu à la mode de Bourgogne (le fils d'un cousin germain de son père) de Victor Rubbers.