| Vigeois | |||||
Abbatiale Saint-Pierre. | |||||
Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Corrèze | ||||
| Arrondissement | Tulle | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du pays d'Uzerche | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Paul Comby 2026-2032 |
||||
| Code postal | 19410 | ||||
| Code commune | 19285 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Vigeoyeux - Vigeoyeuses. | ||||
| Population municipale |
1 300 hab. (2023 |
||||
| Densité | 30 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 22′ 49″ nord, 1° 31′ 05″ est | ||||
| Altitude | Min. 227 m Max. 452 m |
||||
| Superficie | 43,25 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Uzerche (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Allassac | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Corrèze
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | www.vigeois.fr | ||||
| modifier |
|||||
Vigeois (Visoas en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine.
Vigeois est une petite ville à l'aspect rural en grande partie de la Communauté de communes du pays d'Uzerche (Uzerche), située dans la partie occidentale du département de la Corrèze.
Les communes limitrophes sont Espartignac, Estivaux, Orgnac-sur-Vézère, Perpezac-le-Noir, Troche, Les Trois-Saints et Uzerche.
| Saint-Martin-Sepert | Uzerche | Espartignac | ||
| Troche | N | Saint-Jal | ||
| O Vigeois E | ||||
| S | ||||
| Orgnac-sur-Vézère et Estivaux | Perpezac-le-Noir | Lagraulière |
Commune située entre Uzerche et Allassac, sur la ligne des Aubrais - Orléans à Montauban-Ville-Bourbon. Elle est arrosée par la Vézère et ses deux affluents, le Brézou en rive gauche et la Loyre qui borde la commune à l'ouest, ainsi que par le ruisseau de Pont Lagorce, principal affluent du Brézou.
Accès par Autoroute A20 sortie no 45 et par le rail à la gare de Vigeois.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 144 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Uzerche à 6 km à vol d'oiseau, est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 097,9 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,7 °C, atteinte le .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Le territoire communal est traversé par la Vézère, un affluent de la Dordogne.
Au , Vigeois est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Uzerche, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 8 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (78,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (40,4 %), zones agricoles hétérogènes (36,9 %), forêts (20,6 %), zones urbanisées (1,3 %), cultures permanentes (0,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,1 %).
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Le territoire de la commune de Vigeois est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle.
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Vézère, le Brézou et la Loyre. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1994 et 1999,.

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 17 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (26,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 775 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 174 sont en aléa moyen ou fort, soit 22 %, à comparer aux 36 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM,.
Concernant les feux de forêt, aucun plan de prévention des risques incendie de forêt (PPRIF) n’a été établi en Corrèze, néanmoins le code de l’urbanisme impose la prise en compte des risques dans les documents d’urbanisme. Le périmètre des servitudes d'utilité publique et des zones d'obligation légale de débroussaillement pour les particuliers est quant à lui défini pour la commune dans une carte dédiée.
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2019, par des mouvements de terrain en 1999 et par des glissements de terrain en 1994.
Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic et une ligne de chemin de fer. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence.
La commune est en outre située en aval du barrage de Monceaux la Virolle, un ouvrage de classe A situé en Corrèze et disposant d'une retenue de 20,5 millions de mètres cubes. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage.
Vigeois a eu pour prieur Geoffroy du Breuil, plus connu sous le nom de Geoffroy de Vigeois. Ce dernier est resté célèbre pour avoir laissé une Chronique portant sur le Limousin médiéval et les premières Croisades. Vigeois s'honore d'avoir accueilli le peintre et écrivain Henri Cueco (1929-2017). Pendant la Seconde Guerre mondiale, Louis Godefroy, participe à la mise sur pied de plans d'ensemble organisant des opérations sur Vigeois puis Donzenac.
Des traces d'occupation antérieures au bourg médiéval ont été mises en évidence autour de l'actuelle église Saint-Pierre. Une intervention archéologique menée à l'occasion de travaux d'assainissement a révélé des niveaux gallo-romains du Ier siècle, recoupés ultérieurement par des sépultures. La même opération a mis au jour une nécropole utilisée entre le VIIe siècle et la fin du XIVe siècle, dont les tombes les plus anciennes sont constituées de sarcophages en calcaire. Leur disposition témoigne de l'existence d'un édifice antérieur à l'église romane actuelle. Des caissons maçonnés des XIIe et XIVe siècles et une fosse destinée à la fonte d'une cloche aux XIIIe et XIVe siècles ont également été identifiés.
La tradition documentaire fait remonter la présence d'un établissement religieux à Vigeois au VIe siècle, à partir du manuscrit dit du Testament de saint Yrieix, qui mentionne le site vers 572. L'origine exacte du monastère demeure toutefois incertaine ; les données archéologiques confirment en revanche l'existence d'un lieu cultuel et funéraire durant le haut Moyen Âge,.
L'histoire du monastère devient mieux documentée à partir du XIe siècle, notamment grâce à son cartulaire. Après la ruine de l'établissement dans la seconde moitié du siècle, la communauté se rapproche de l'abbaye Saint-Martial de Limoges, qui lui fournit un abbé en 1082 et exerce ensuite son autorité spirituelle sur Vigeois pendant plusieurs générations. L'essentiel des parties romanes conservées de l'abbatiale est attribué au XIIe siècle.
Le XIIe siècle correspond à une période de développement du monastère. Son cartulaire conserve environ 350 actes de donation concernant notamment des églises, des terres, des rentes, des étangs, des moulins et des vignes. Le religieux Geoffroi de Breuil, dit Geoffroy de Vigeois, moine de Saint-Martial puis prieur de Vigeois, y rédige à la fin du siècle sa Chronique, importante source narrative pour l'histoire du Limousin et de l'Aquitaine médiévale,.
Le bourg s'est développé autour du monastère et du franchissement de la Vézère. Le vieux pont, d'origine médiévale, reliait les secteurs du Bas-Limousin aux territoires situés vers la Montagne limousine. Les abords de la rivière accueillaient plusieurs activités utilisant la force hydraulique, avec notamment des moulins à farine, une scierie et une papeterie.
Le monastère connaît plusieurs périodes de destruction. Les troubles de la guerre de Cent Ans affectent l'établissement et, en 1489, l'évêque de Limoges ordonne la reconstruction de l'église. Les guerres de Religion entraînent de nouvelles dégradations, touchant notamment le décor sculpté, la nef et le cloître,. Un incendie survenu en 1705 accélère le déclin de la communauté monastique. En 1745, l'abbaye est rattachée au séminaire des ordinands de Limoges.
À la Révolution française, la vie monastique disparaît définitivement. Une partie des bâtiments conventuels est vendue comme biens nationaux tandis que l'ancienne abbatiale devient l'église paroissiale. La majeure partie des constructions monastiques disparaît progressivement ; le puits de l'ancien cloître constitue l'un des rares vestiges conservés de cet ensemble.
Au XIXe siècle, Vigeois conserve une fonction de bourg de services et d'échanges pour la campagne environnante. Le nombre de foires passe de trois en 1821 à douze en 1834. La commune bénéficie également d'une institution hospitalière créée grâce au legs de Jean Commaignat, originaire de Vigeois : un établissement d'une capacité d'une vingtaine de lits ouvre en 1841 et remplit à la fois les fonctions d'hôpital et d'hospice. Il est transféré en décembre 1912 dans un nouvel édifice, à l'origine de l'actuel établissement d'hébergement pour personnes âgées Jean-Commaignat.
L'abbatiale connaît parallèlement une importante campagne de restauration. Sa nef, disparue depuis plusieurs siècles, est reconstruite dans un style néo-roman entre 1866 et 1868. L'église Saint-Pierre est ensuite classée au titre des monuments historiques par arrêté du 12 juillet 1886.
La construction de la ligne ferroviaire reliant Limoges à Brive par Uzerche constitue une transformation majeure de la fin du siècle. Les travaux, commencés en 1885, nécessitent dans le secteur de Vigeois cinq tunnels, trois ponts et de nombreux murs de soutènement. Dans le contexte de ce chantier, la population communale passe de 2 550 habitants en 1881 à 4 073 en 1886, avec l'arrivée de nombreux ouvriers et commerçants. La ligne, longue de 97 kilomètres et exploitée par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, est inaugurée le 1er juillet 1893. L'aménagement de la gare transforme profondément la rive gauche de la Vézère et entraîne la disparition d'une partie des anciens moulins situés dans ce secteur.
Au début du XXe siècle, l'utilisation de la Vézère participe à la modernisation du bourg. À partir de 1907, une petite installation hydroélectrique aménagée au moulin de Jargassou permet une distribution progressive de l'électricité à Vigeois, puis vers des localités voisines. Le même site accueille ensuite une activité de cardage et de filature entre 1926 et 1958.
La Première Guerre mondiale marque durablement la commune : le monument aux morts, érigé en 1924, commémore notamment les 135 hommes de Vigeois morts durant le conflit.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, Vigeois accueille des réfugiés évacués de la Moselle ; un bâtiment provisoire est aménagé à leur intention en 1940 à proximité du champ de foire. En novembre 1943, Marie-Rose Bouchemousse, originaire de la commune, est nommée maire par l'administration préfectorale. Elle devient ainsi la première femme à exercer officiellement les fonctions de maire d'une commune de France métropolitaine, avant que les Françaises n'obtiennent le droit de vote et d'éligibilité en avril 1944.
En 1944, le secteur de Vigeois est également concerné par les actions de la Résistance intérieure française. Le responsable des Francs-tireurs et partisans français Louis Godefroy participe à l'élaboration de plans d'opérations concernant Vigeois et Donzenac. Du 8 au 12 juin 1944, les FTPF et d'autres unités des Forces françaises de l'intérieur multiplient en Corrèze et dans le Lot les actions de harcèlement contre la division SS « Das Reich » lors de sa remontée vers le front de Normandie.
Dans son palmarès 2025, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué une fleur à la commune.
| L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005. En 2023, la commune comptait 1 300 habitants, en évolution de +8,79 % par rapport à 2017 (Corrèze : −0,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %). |
La commune relève de l'académie de Limoges.
| Blason | Fascé d'argent et de gueules, les fasces d'argent chargées chacune de trois mouchetures d'hermine de sable. |
|
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |