Giroflée des murailles

Erysimum cheiri

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Erysimum cheiri
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Giroflée des murailles
Classification
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Brassicales
Famille Brassicaceae
Genre Erysimum

Espèce

Erysimum cheiri
(L.) Crantz, 1769

Classification phylogénétique

Ordre Brassicales
Famille Brassicaceae

La Giroflée des murailles (Erysimum cheiri, syn. Cheiranthus cheiri), aussi appelée Violier jaune ou Ravenelle, Bâton-d'or ou autrefois Giroflée jaune ou Cheiri, est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Brassicacées. Assez commune en France, elle pousse sur les murs et dans les rocailles.

Elle doit son nom de giroflée au fait que ses fleurs ont une odeur ressemblant à celle du clou de girofle.

Étymologie

Le nom de genre Erysimum vient latin Erysimum (Bauhin, 1671 : 100, Pline, 18, 96) et antérieurement du grec έρύσιμον, erusimon, (Théophraste, VIII, 3,1 : Diosoride, 2.158) : Sisymbrium irio et Sisymbrium officinale, dérivé de έρύω – eruô, « sauver, protéger ». Les Grecs l’utilisaient comme antipoison.

Selon Michel Chauvet, l’épithète spécifique cheiri a une origine différente dans Erysimum cheiri, et dans Bulbophyllum cheiri Lindl. (1844).

Présentement, cheiri (Matthaeus Silvaticus, ca.1317) est emprunté à l’arabe hiri, une forme maghrébine hairi a donné l’espagnol alheli. Le nom arabe vient du persan hīrī (Steingass, 492). Il existe une fausse étymologie faisant dériver cheiri du grec χειρ, kheir, « main ».

Nomenclature

L'espèce a été décrite par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1769, sous le nom de Cheiranthus cheiri, puis reclassée par Heinrich Johann Nepomuk von Crantz, sous le nom de Erysimum cheiri.

Description

Caractéristiques

Feuilles

Feuillage persistant, épais, gris-vert, vert moyen à vert foncé, petites feuilles lancéolées et sessiles.

Organes reproducteurs

Graine

Habitat et répartition

Synonyme

Cheiranthus cheiri

Taxinomie

Sous-espèce

Erysimum cheiri subsp. inexpectans est une nouvelle sous-espèce, endémique d'Algérie.

Culture

Elle apprécie le plein soleil et les sols pauvres où rien d'autre ne pousse.

Semée au printemps, elle fleurira dès le printemps suivant. Après la récolte des graines en fin d'été, on peut couper les tiges à mi-hauteur pour les bouturer.

Utilisations

La giroflée fleurit très tôt au printemps, ce qui attire les abeilles et facilite ainsi la pollinisation des arbres fruitiers comme le pommier.

Des variétés à fleurs orange, rouges ou violettes, souvent panachées de jaune sont communément cultivées dans les jardins pour l'ornement.

L'essence de giroflée est extraite des fleurs pour la parfumerie.

Usages médicinaux

Il a été montré (1971) que l'ajout de 20α-hydroxycholestérol-7-3H à des homogénats de feuilles de Cheiranthus cheiri produit de la prégnénolone et de la progestérone.

Différents stéroïdes cardiotoniques ont ensuite été isolés de plusieurs parties de cette plante.

Cette plante est citée dans divers manuscrits de médecine traditionnelle, et a une activité significative contre divers troubles physiologiques.

Ses usages étaient courants dans la médecine traditionnelle perse, et elle fait encore l'objet de recherches phytopharmaceutiques ; ainsi :

Par ailleurs, la giroflée est utilisée comme principe actif dans les granules homéopathiques Cheiranthus cheiri dans le traitement de l'inflammation de la dent de sagesse.[réf. nécessaire]

Toxicité

La fleur est toxique.[réf. nécessaire]

Symbolique

Giroflée, dessin d'Édouard Maubert, dans Les Fleurs animées de Granville, œuvre publiée en 1867.

Langage des fleurs

Dans le langage des fleurs, la giroflée symbolise la promptitude.

Calendrier républicain

Photographies

Notes et références

  1. ↑ « Définitions : bâton-d'or - Dictionnaire de français Larousse », sur larousse.fr (consulté le ).
  2. ↑ Amédée Doppet, « Aphrodisiaque externe: ou traité du fouet, et de ses effets sur le physique de l'Amour : Ouvrage médico-philosophique, ... (voir p 125 : catalogue des substances aphrodisiaques) », Henri Vincent, (consulté le )
  3. ↑ Michel Chauvet, Etymologia botanica Dictionnaire des noms latins des plantes, biotope éditions, , 792 p.
  4. ↑ Natacha Mauric, « Erysimum cheiri – Girofflée des murailles, Ravenelle », sur Jardin ! L’Encyclopédie (consulté le )
  5. ↑ Données d'après : Julve, Ph., 1998 ff. - Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France. Version : 23 avril 2004.
  6. ↑ Boodle, L. (1904). Succulent Leaves in the Wall-Flower (Cheiranthus cheiri, L.). The New Phytologist, 3(2), 39-46. Retrieved December 21, 2020, from http://www.jstor.org/stable/2427190
  7. ↑ Ouarmim, Dubset et Vela 2013
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  10. ↑ (en) Ghazaleh Mosleh, Seyed Vahid Hosseini, Amir Azadi et Faranak Bahrami, « Erysimum cheiri and Rosa × damascena cerate vs. Diltiazem 2% gel in the treatment of acute anal fissure: A randomized, controlled clinical trial », European Journal of Integrative Medicine, vol. 40,‎ , p. 101230 (DOI 10.1016/j.eujim.2020.101230, lire en ligne, consulté le )
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  13. ↑ Anne Dumas, Les plantes et leurs symboles, Paris, Éditions du Chêne, coll. « Les carnets du jardin », , 128 p. (ISBN 2-84277-174-5, BNF 37189295).
  14. ↑ Ph. Fr. Na. Fabre d'Églantine, Rapport fait à la Convention nationale dans la séance du 3 du second mois de la seconde année de la République Française, p. 26.

Voir aussi

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Bibliographie

Liens externes