| Nom de naissance |
Virginie Thomas |
|---|---|
| Nationalité |
française |
| Formation |
Conservatoire de Toulouse |
| Activité |
Artiste lyrique, chanteuse |
| Tessiture |
soprano |
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| Genre artistique |
Opéra, musique baroque |
| Site web |
Virginie Thomas est une soprano française, spécialisée dans le répertoire de l'opéra baroque français, en particulier les rôles légers (muses, nymphes, bergères, amoureuses) des œuvres de Jean-Baptiste Lully, Marc-Antoine Charpentier, Jean-Philippe Rameau et Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville. Elle s'est également fait connaître par deux disques consacrés à des figures féminines du répertoire baroque, Nymphes (2023) et Mademoiselle Hilaire (2025), ce dernier ayant reçu un Diapason d'or.
Virginie Thomas a étudié au Conservatoire de Toulouse, où elle a obtenu en 2005 un premier prix à l'unanimité, puis en 2006 un diplôme professionnel de musique ancienne à l'unanimité avec les félicitations du jury, dans la classe de Jérôme Corréas. La même année, elle participait à l'Académie baroque d'Ambronay dans Ercole amante de Francesco Cavalli, sous la direction de Gabriel Garrido.
Elle se produit sous la direction de chefs spécialisés dans le répertoire baroque, tels que William Christie, Raphaël Pichon, Christophe Rousset, Alexis Kossenko et Gaétan Jarry, Emmanuelle Haïm, Sébastien Daucé, Vincent Dumestre, Leonardo Garcia Alarcon, Louis Noël Bestion de Camboulas et Reinoud Van Mechelen. Depuis 2008 elle a ainsi participé aux productions des Arts Florissants, du Concert d'Astrée, du Chœur de chambre de Namur, de l'ensemble Marguerite Louise, de l'ensemble Pygmalion et du Poème harmonique.
Parmi ses rôles marquants figurent notamment la Nymphe dans Armide de Jean-Baptiste Lully, Thalie dans Platée de Jean-Philippe Rameau, une Nymphe dans Titon et l'Aurore de Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville, Céphise et la statue dans Pygmalion de Jean-Philippe Rameau, ainsi que Daphné dans Actéon de Marc-Antoine Charpentier.
En avril 2024, elle fait ses débuts à l'Opéra national de Paris (Palais Garnier) dans le rôle du Second Fantôme de Médée de Marc-Antoine Charpentier, mise en scène par David McVicar, avec le chœur et l'orchestre des Arts Florissants sous la direction de William Christie. Lors de la saison 2023-2024, elle chante également Flore dans Atys de Jean-Baptiste Lully avec Les Ambassadeurs – La Grande Écurie, notamment au Théâtre des Champs-Élysées, et reprend un rôle de Fantôme de Médée au Teatro Real de Madrid.
Le , une Médée de Marc-Antoine Charpentier en version de concert est donnée au Théâtre des Champs-Élysées sous la direction de Stéphane Fuget à la tête de l'ensemble Les Épopées, avec Marie-Nicole Lemieux (Médée), Petr Nekoranec (Jason) et Juliette Mey (Créuse),. Virginie Thomas, membre du Chœur de chambre de Namur pour cette production, y tient les rôles de la Deuxième captive et du Deuxième fantôme.
Après avoir participé à une dizaine d'enregistrements en tant que soliste, Virginie Thomas publie en 2023 son premier disque personnel, Nymphes, pour le label L'Encelade. Retraçant l'évolution du personnage mythologique de la nymphe dans l'opéra baroque français, elle est y interprète des extraits d'opéras, en partie méconnus, des compositeurs Jean-Baptiste Lully, Henry Desmaret, François Colin de Blamont, François Francœur, Jean-Féry Rebel, Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville, Jean-Philippe Rameau, ainsi que des pièces pour clavecin de François Couperin et Jean-Philippe Rameau. Le disque obtient cinq Diapasons dans le magazine Diapason.
Son second disque personnel, Mademoiselle Hilaire, paraît le 28 novembre 2025 chez le même label. Il est consacré à la chanteuse Hilaire Dupuis (1625-1709), belle-sœur du compositeur Michel Lambert et proche de Jean-Baptiste Lully, à travers un programme puisé dans les ballets de cour où sa participation est attestée. L'album obtient un Diapason d'or.
Le disque fait l'objet d'une critique de Benito Pelegrín sur RMTnews International, qui salue la fraîcheur de la voix de Virginie Thomas. Sur le site Baroquiades, le critique Stefan Wandriesse relève la clarté et la luminosité du timbre ainsi que l'aisance technique de la chanteuse.
Ce deuxième disque fait l'objet de plusieurs comptes rendus dans la presse musicale indépendante. Dans Télérama, la journaliste Sophie Bourdais consacre un article très enthousiaste à cet hommage à Hilaire Dupuis. Sur ResMusica, la critique salue la singularité du projet après le premier album Nymphes et relève la clarté de diction de Virginie Thomas, portée par une prononciation historique du français du XVIIe siècle. Le mensuel belge Crescendo Magazine souligne la clarté du timbre et la diction soignée de la chanteuse dans ce portrait de Mademoiselle Hilaire. Sur Baroquiades, la critique rappelle l'accueil déjà favorable réservé à Nymphes et salue l'harmonie de l'ensemble vocal réuni pour ce nouvel hommage.