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Vittorio Arrigoni (né le à Besana in Brianza (Italie) et mort le à Gaza) est un reporteur et militant italien, mort assassiné par les salafistes du Jama'at al-Tawhid wal-Jihad, qui l'avaient pris en otage pour essayer d'obtenir du Hamas la libération de plusieurs de leurs membres, dont le cheikh Hicham al-Soueïdani.
Issu « d'une famille de résistants, mes grands-parents se sont battus et sont morts dans la lutte contre l'occupation... fasciste nazie. C'est certainement pour cette raison que dans mon sang, dans mon ADN, il y a des particules qui me poussent à lutter pour la liberté et les droits de l'homme », écrit-il.
Membre de l'ONG palestinienne International Solidarity Movement (arabe : حركة التضامن العالمية) (ISM) défendant la cause palestinienne, Vittorio Arrigoni emménage à Gaza en 2008. Il tatoue le mot arabe pour « résistance » (مقاومة , muqāwama ) sur son bras.
Emprisonné par les Israéliens après son embarcation en août 2008 sur les flottilles de la liberté pour tenter de briser le blocus de la bande de Gaza, il collabore à Il Manifesto. Avec la même maison d'édition, il publie son livre Restiamo umani où il explique ses rapports de Gaza[pas clair], ouvrage également traduit en anglais (avec une introduction par le nouvel historien israélien Ilan Pappé).
En septembre 2008, alors qu'il s'est porté volontaire pour servir de bouclier humain à un pêcheur palestinien au large de Gaza, Arrigoni est blessé par des éclats de verre après que la marine israélienne a utilisé un canon à eau pour repousser l'embarcation. En novembre, il est arrêté par les autorités israéliennes après avoir réitéré.
Au cours de l'opération israélienne Plomb durci de 2008-2009, il acquiert une renommée internationale pour son blog Radio Guerrilla, seule source occidentale présente dans la bande de Gaza à un moment où aucun journaliste n'a accès à l'enclave. Le site d'Arrigoni devient pendant plusieurs semaines le blog le plus cité et lu en Italie.
Le , il publie une vidéo en réponse à l'anti mafieux Roberto Saviano, critiquant des propos pro-israéliens de l'écrivain.
Le , il publie sur son blog le manifeste des jeunes de Gaza.
Après avoir reçu des menaces de mort, le , il est enlevé par un groupe de terroristes salafistes actif dans la bande de Gaza appelé Tawhid wal-Jihad, branche d'Al-Qaïda à Gaza. Arrigoni est le premier ressortissant étranger impliqué dans un tel incident dans la bande de Gaza depuis l' enlèvement du journaliste britannique Alan Johnston en 2007. Une vidéo postée immédiatement sur YouTube par les ravisseurs montre Arrigoni les yeux bandés et saignants, et les mains liées, accusant l'Italie d'être un « État infidèle » et l'activiste d'être entré à Gaza pour « propager la corruption », le menaçant d'exécution contre la libération avant l'après-midi suivante, de leur leader (en)Hesham al-Sa'eedni au nom guerre d'Abou Walid al-Maqdisi et d'autres militants jihadistes enfermés dans les prisons palestiniennes du gouvernement de Gaza,,,,. Le Hamas refuse la libération des personnes demandées.
Vittorio Arrigoni est exécuté (possiblement étranglé avec une corde), le , dans un appartement vide du quartier de Mareh Amer au nord de Gaza,.
Quelques centaines de Palestiniens et d'étrangers lui rendent hommage à Gaza et en Cisjordanie. Le ministère italien des Affaires étrangères exprime sa « profonde horreur face à ce meurtre barbare », le qualifiant d’« acte de violence odieux et insensé commis par des extrémistes indifférents à la valeur de la vie humaine ». Diverses condamnations palestiniennes du meurtre d'Arrigoni sont publiées. L'UNESCO, le Hamas et le Front populaire de libération de la Palestine condamnent le meurtre d'Arrigoni. Le gouvernement de Gaza, issu du Hamas, réagit en intensifiant la répression du groupe Tawhid wal-Jihad.