| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 52 ans) Rome |
| Activité | |
| Période d'activité |
1845-1855 |
| Famille |
Alessandro della Rovere (frère) |
Vittorio della Rovere, né le à Casale Monferrato et probablement mort le à Rome, est un jésuite et un des premiers photographes primitifs qui ont exercé à Rome.
Issu d'une ancienne famille noble de Savone installée dans le Piémont, le marquis Vittorio della Rovere naît à Casale Monferrato le . Fils du marquis Luigi della Rovere et de Leopoldina Enrielli di Donnaz, il a pour frères Federico et Alessandro, tous deux futurs généraux. Le , âgé de seize ans, Vittorio prononce ses vœux dans la Compagnie de Jésus, devenant ainsi jésuite à Rome. Son intérêt pour les sciences l’amène à enseigner la chimie et la physique au Collège romain. De 1842 à 1845, il est le précepteur du prince royal de Naples et s'initie durant cette période à la photographie. Il assiste Francesco de Vico — jésuite, astronome et directeur de l'Observatoire du Collège romain — quand celui-ci parvient à obtenir une image daguerréotype de 23 millimètres de la Lune.
De retour à Rome, il étudie le procédé du daguerréotype et expérimente de nouvelles méthodes, ce qui l'amène à publier plusieurs essais techniques entre 1846 et 1851. Daguerréotypiste reconnu, il photographie des personnalités du Vatican, dont le pape Grégoire XVI en à Tivoli. C'est la première fois qu'un souverain pontife est photographié. En 1851, Della Rovere quitte la Compagnie de Jésus pour des raisons personnelles. Ce retour à la vie laïque lui permet de commencer à photographier des femmes, un sujet interdit pendant sa prêtrise. Il ouvre le deuxième studio photographique de Rome.
En 1855, avec l'aide de l'opticien Giuliano Ansiglioni, il perfectionne le stéréoscope de Charles Wheastone et obtient du ministre du Commerce et des Travaux publics un brevet pour une durée de six ans, brevet qu'il transmettra par la suite à Ansiglioni,. Il a été l'un des premiers à utiliser la lampe à arc pour simuler la lumière naturelle. Le prêtre Antonio D'Alessandri, son élève en photographie, introduit à Rome la technique du collodion humide vers 1856.
Il meurt le à Rome,[source insuffisante].

Il ne subsiste que de rares exemplaires de ses photographies originales, dont un daguerréotype de son cousin Paolo della Rovere et une photo positive (procédé calotype) qui appartenait à la collection photographique de la duchesse de Berry.