| Vol AIRES 8250 | |||
Le Boeing 737-700 impliqué (HK-4682), ici à l'aéroport international El Dorado cinq mois avant l'accident. | |||
| Caractéristiques de l'accident | |||
|---|---|---|---|
| Date | 16 Août 2010 | ||
| Type | Impact sans perte de contrôle | ||
| Causes | Atterrissage de nuit dans des conditions météorologiques difficiles, erreur de pilotage, perte de conscience de la situation, manque de formation des pilotes | ||
| Phase | Atterrissage | ||
| Site | Aéroport international Gustavo Rojas Pinilla, San Andrés, Colombie | ||
| Coordonnées | 12° 34′ 45″ nord, 81° 43′ 10″ ouest | ||
| Caractéristiques de l'appareil | |||
| Type d'appareil | Boeing 737-73V | ||
| Compagnie | AIRES Colombia | ||
| No d'identification | HK-4682 | ||
| Lieu d'origine | Aéroport international El Dorado, Bogota, Colombie | ||
| Lieu de destination | Aéroport international Gustavo Rojas Pinilla, San Andrés, Colombie | ||
| Passagers | 125 | ||
| Équipage | 6 | ||
| Bilan | |||
| Morts | 2 | ||
| Blessés | 129 | ||
| Survivants | 129 | ||
| Géolocalisation sur la carte : Colombie
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Le vol AIRES 8250 était un vol intérieur régulier de passagers qui s'est écrasé le sur l'île colombienne de San Andrés, dans les Caraïbes. L'avion, un Boeing 737-700 exploité par AIRES Colombia, était en route depuis Bogota, la capitale colombienne, lorsqu'il heurte violemment la piste alors qu'il tente d'atterrir par mauvais temps, se divisant en trois sections après l'impact. On dénombre 2 morts et 129 blessés parmi les 131 personnes présentes à bord.
L’enquête officielle conclut que l’accident est dû aux pilotes qui ont, par erreur, conduit l’appareil au sol juste avant la piste d'atterrissage, croyant qu’ils se trouvaient à une altitude supérieure à la réalité.

L’appareil impliqué dans cet accident était un Boeing 737-73V, immatriculé HK-4682, portant le numéro de série (MSN) 32416 et le numéro de construction 1270. Propulsé par deux moteurs CFM International CFM56-7B20, il totalise 23 485 heures de vol au moment de l'accident.
L'avion a été construit en 2003 et a été livré pour la première fois à EasyJet, avec l'immatriculation G-EZJU. Il a ensuite été vendu à AIRES Colombia en . Les enquêteurs ont annoncé, le lendemain de l'accident, que le journal de maintenance de l'appareil était à jour.
Le commandant de bord Wilson Gutiérrez (43 ans) était le pilote aux commandes (PF), tandis que l'officier pilote de ligne Camilo Piñeros Rodríguez (25 ans) était le pilote surveillant (PM). Le commandant Gutiérrez a 7 643 heures de vol à son actif, avec seulement 343 heures sur 737, tandis que le copilote Rodríguez totalise 1 900 heures de vol, dont 800 heures effectuées sur 737.
Ce vol était assuré par la compagnie aérienne privée colombienne AIRES Colombia. L'appareil effectuait un vol depuis la capitale colombienne, Bogota, vers l'île colombienne de San Andrés, dans les Caraïbes. Destination touristique populaire, l'île de San Andrés se trouve à environ 190 kilomètres à l'est de la côte du Nicaragua.
Opérant sous le numéro de vol ARE8250, il a décollé de l'aéroport international El Dorado à 00 h 07, en direction de l'aéroport international Gustavo Rojas Pinilla, avec 125 passagers et six membres d'équipage à son bord.
L'accident s'est produit lors de l'atterrissage de l'avion sur l'île de San Andrés à 1 h 49, heure locale des Caraïbes occidentales (UTC - 05 h 00),. L’impact a eu lieu environ 80 mètres avant le début de la piste et le 737 s'est brisé en trois sections principales,.
L’appareil a dérapé le long de la piste, brisant le train d'atterrissage et arrachant un moteur des ailes,. Le nez de l'avion et les huit premières rangées de sièges se sont immobilisés sur la piste, dans une direction différente de celle du reste de l'épave.
Les équipes de secours de l'aéroport ont rapidement éteint un petit incendie qui s'était déclaré sur une aile. À la suite de l'accident, le « Comité Regional de Prevención y Atención de Desastres » a été mobilisé.

Il existait des rapports contradictoires quant aux nombre de personnes à bord de l'avion. Les rapports vont de 121 passagers et 6 membres d'équipage, 131 passagers et membres d'équipage ou au moins 127 personnes à bord. Le rapport de 131 personnes a également été décomposé en 121 passagers adultes et quatre mineurs. Le lendemain de l'accident, les enquêteurs et les médias font état de 131 personnes à bord dont 125 passagers et 6 membres d'équipage,,.
Selon un premier rapport, 114 personnes avaient été blessées dans l'accident. Sur les 99 passagers transportés à l'hôpital de San Andrés, 4 seulement avaient été grièvement blessés. Selon des informations parvenues un jour plus tard, 119 personnes auraient été conduites dans des hôpitaux locaux, le plus souvent avec des blessures mineures. Treize survivants, dont quatre grièvement blessés, ont été transportés par avion à Bogota pour y être soignés.
Il y eut deux personnes décédées dans l'accident. L'autopsie a révélé qu'une femme de 68 ans avait subi une rupture de l'aorte et du foie. Elle est décédée sur le chemin de l'hôpital. La deuxième personne était une fille de 10 ans qui a subi d'importantes lésions cérébrales et a succombé à ses blessures 16 jours après l'accident.
Les autorités colombiennes de l'aviation civile, l'unité administrative spéciale de l'aéronautique civile et l'armée de l'air colombienne ont ouvert une enquête sur l'accident. L'aéroport a été fermé temporairement pendant que les enquêteurs examinaient l'épave.
L'avion s'est écrasé par mauvais temps, alors qu'une tempête avait été signalée dans la région, mais pas directement sur l'aéroport. Le rapport METAR (message d'observation météorologique régulière pour l'aviation) en vigueur au moment de l'accident indiquait que le vent soufflait de l'est-nord-est à 6 nœuds (11 km/h), que la visibilité était bonne et que la piste était mouillée. Le Colonel David Barrero de l'armée de l'air colombienne a rapidement indiqué que l'avion a « atterri au milieu d'un orage intense ».
Les témoignages de passagers dès le lendemain de l’accident ont commencé à détailler le déroulement de l’approche, l'équipage ayant préparé les passagers pour l’atterrissage, l’accident s’est produit soudainement et sans avertissement. Les pilotes n'ont pas signalé d'urgence à la tour. Il y eut des rapports contradictoires sur la cause de l'accident, suggérant que l'atterrissage avait été perturbé après que l'avion ait été heurté par un courant descendant ou par la foudre. Le pilote a déclaré que l'avion avait été frappé par un éclair. Les responsables de la compagnie et du gouvernement ont refusé de commenter les informations faisant état de la foudre, bien que l'enquête a prouvé que la foudre n'a joué aucun rôle dans l'accident. Aucun aéronef n'a eu d'accident dû à la foudre depuis celui du vol LANSA 508 en 1971. L'aéroport n'était pas équipé d'équipements radar, utilisé pour détecter les cisaillements de vent. L'enregistreur de données de vol (FDR) et l'enregistreur phonique (CVR) ont été retrouvés dans les débris. Sur la base de la structure de l'épave, les enquêteurs ont conclu que l'avion s'était brisé au moment de l'impact et non en vol.
Le Conseil national de la sécurité des transports américain (NTSB) a envoyé une équipe chargée de soutenir l'enquête menée par la Colombie en tant que représentants de l'État du fabricant (Boeing).
Près d'un an après l'accident, le , le Conseil de sécurité d'Aerocivil conclut que l'accident résultait de l'exécution de l'approche finale en dessous de la trajectoire de descente, en raison d'une erreur de jugement de l'équipage qui se croyait bien plus haut,. Ceci est typique d'une illusion de « trou noir » , qui se produit lors d'une approche nocturne avec un environnement autour de la piste comportant de faibles contrastes entourés de lumières vives, aggravées par de fortes pluies. Les enquêteurs ont aussi recommandé de reformer l’équipage. Bien que l’accident soit dû à une erreur humaine, le colonel Carlos Silva, représentant du bureau d'enquête colombien, a rappelé que l’objectif de l’enquête n’était pas de blâmer les pilotes, mais de prévenir les accidents d’avion qui pourraient survenir dans le futur.
32 recommandations de sécurité ont été émises par Aerocivil à la suite de l'accident et de la publication du rapport final(p105-108),.
L'accident a fait l'objet d'un épisode dans la série télévisée Air Crash nommé « Tempête tropicale » (saison 20 - épisode 5).