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(à 84 ans) Rio de Janeiro |
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Walter Mocchi, né le à Turin et mort en à Rio de Janeiro, est un impresario, journaliste et homme politique italien.
Adhérent au Parti socialiste italien (PSI), il se rapproche du syndicalisme révolutionnaire dont il devient une des figures en dirigeant plusieurs grèves et en animant, avec Arturo Labriola, le journal Avanguardia socialista. En 1906, il quitte la vie politique pour se consacrer à sa carrière d'impresario. Interventionniste durant la Première Guerre mondiale, il adhère en 1924 au fascisme et anime, à partir de 1936, la revue La Verità avec Nicola Bombacci. Durant la République sociale italienne (RSI), il joue un rôle important dans la rédaction du Manifeste de Vérone.
Lieutenant d'artillerie à l'École militaire de Turin, il quitte l'armée à 22 ans et part étudier à l'Université de Naples. Il adhère au Parti socialiste italien (PSI) en 1892. En 1897, il embarque avec Amilcare Cipriani pour défendre Candie contre les Turcs-Ottoman puis participe aux soulèvements napolitains de 1898 et épouse la même année la soprano Emma Carelli à Pérouse.
À la fin de l'année, il s'installe à Milan, où il poursuit ses activités militantes et journalistiques. Il y rencontre Costantino Lazzari, avec lequel il mène la lutte contre les réformistes au sein du parti socialiste. En 1901, il dirige l'organe de la fédération locale, Azione socialista, préparant ainsi le terrain pour l'arrivée à Milan de son ami napolitain Arturo Labriola. Ensemble, ils parviennent, à partir de 1902, à imposer une ligne révolutionnaire au Parti socialiste à Milan, puis en Lombardie.
Entre 1904 et 1905, il participa à la transformation du courant socialiste révolutionnaire en courant syndicaliste révolutionnaire. À ce titre, il codirigea le journal Avanguardia socialista avec Labriola et s'impliqua activement dans la propagande de la Chambre du Travail de Milan lors de la première grève nationale de . Aussi, il participa à la rédaction de la revue syndicaliste révolutionnaire Pagine libere fondée par Angelo Oliviero Olivetti.

En 1906, il mit fin à son militantisme actif, qui comprenait également un soutien financier , pour se consacrer à sa profession. Dès lors, son intérêt pour le théâtre s'intensifia et, en 1906, il devint directeur de théâtre à Florence, puis à Milan.
En 1907, il fonda la Società Teatrale Italo-Argentina (STIA) dans le but de créer une association transocéanique favorisant les échanges de compagnies entre l'Europe et l'Amérique du Sud, en exploitant la complémentarité des saisons entre les hémisphères nord et sud et en prenant en charge la gestion de nombreux théâtres. Ce projet aboutit en 1908 avec la création de la Società Teatrale Internazionale (STIn) et l'acquisition du Teatro Costanzi à Rome. Il multiplia ensuite ses voyages et séjours en Argentine.
En 1928, Emma Carelli décéda dans un accident de voiture. Devenu veuf, Mocchi épousa la jeune chanteuse d'opéra Bidu Sayão, engagée par le Costanzi en 1926 et dont il devint l'agent. Le couple s'est installé au Brésil et a divorcé en 1937.
Interventionniste durant la Première Guerre mondiale, Mocchi s’engagea comme volontaire. Il adhéra officiellement au fascisme en 1924, après l’assassinat de Giacomo Matteotti, et obtint sa carte de membre du Parti national fasciste (PNF) en 1926 ; il bénéficia de divers privilèges grâce à ses amitiés avec Michele Bianchi et Edmondo Rossoni. De retour d’Argentine, où il séjournait pour ses activités professionnelles, il demeura fidèle à Mussolini. Dans les années trente, il administra le Teatro San Carlo de Naples et vécut quelque temps à Paris. Collaborateurs de plusieurs revues dont La Stirpe de Edmondo Rossoni, il devint, à partir de 1936, l'un des principaux rédacteurs de La Verità, revue fondée par Nicola Bombacci.
Sous la République sociale italienne (RSI), il collabora avec Bombacci à la rédaction du Manifeste de Vérone, notamment concernant les dispositions relatives à la socialisation des entreprises. En raison de ses compétences, il fut également chargé de superviser la production théâtrale et cinématographique de la RSI et collabora directement à certains films, notamment Violette nei capelli du réalisateur Carlo Ludovico Bragaglia.
Après la chute du régime, devenu veuf après la mort d’Emma Carelli dans un accident automobile puis remarié avec une autre soprano, Mocchi retourna en Amérique du Sud. Il partagea alors sa vie entre l’Argentine et le Brésil, où il mourut en 1955.