Walter Waddington

Walter Waddington
Le commandant Waddington au raid hippique militaire de Fontainebleau, en juin 1907.
Fonction
Commandant
31e régiment de dragons
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 56 ans)
MayenceVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Walter Francis Chisholm WaddingtonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Allégeance
Formation
École de cavalerie de Saumur ( - )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Père
Parentèle
William Henry Waddington (oncle paternel)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Arme
Grade militaire
Conflits
Distinctions

Walter Francis Chisholm Waddington, né le à Dublin et mort le à Mayence, est un général de brigade de cavalerie français. Fils de l'homme politique Richard Waddington, il est le neveu du président du Conseil William Henry Waddington.

Engagé en 1885 dans la cavalerie, il devient officier à sa sortie de l'école de cavalerie de Saumur et fait campagne à Madagascar en 1895. Pendant la Première Guerre mondiale, il commande le 31e régiment de dragons et se distingue en Flandre en avril 1918 à la tête des combattants à pied de sa division ; il prend ensuite le commandement de la 12e brigade de dragons et il est promu général en juin 1918. Commandant la 3e brigade de cuirassiers de l'armée du Rhin, il meurt de maladie à Mayence pendant l'occupation de la Rhénanie et il est déclaré mort pour la France. Il fait partie des officiers généraux français tués pendant la Première Guerre mondiale. Il repose à Saint-Léger-du-Bourg-Denis.

Biographie

Origines et formation (1864-1889)

Walter Francis Chisholm Waddington naît le à la caserne royale de Dublin, où son père est alors lieutenant de la Royal Artillery. Il est le fils de Richard Waddington et de Louise Marie Anne Collison, née Miles,. Son père, futur député puis sénateur de la Seine-Inférieure, est le frère de William Henry Waddington, président du Conseil en 1879. Ses parents s'établissent à Saint-Léger-du-Bourg-Denis, près de Rouen,. Il est le frère de Charles et d'Arthur Waddington, industriel, et de Mmes Delmas et Guérard.

Étudiant, il s'engage volontairement pour cinq ans à la mairie de Rouen le et rejoint le 6e régiment de chasseurs le 26 janvier,. Brigadier le , puis maréchal des logis le , il suit comme élève officier les cours de l'école d'application de cavalerie du au et en sort classé deuxième sur cent trente élèves.

Officier de cavalerie (1889-1914)

Nommé sous-lieutenant au 12e régiment de chasseurs le , il est promu lieutenant le , puis lieutenant en premier le . Détaché le auprès d'une mission chargée de recruter des coolies en Afrique australe, il est placé hors cadre le et affecté au corps expéditionnaire de l'expédition de Madagascar,. Ses états de service comptent une campagne à Madagascar du au , qui lui vaut la médaille commémorative de Madagascar,.

Lieutenant au 4e régiment de chasseurs à compter du , il est promu capitaine au 10e régiment de hussards par décret du ,. Le , il épouse à Paris Isabella Marie Rowland,,, fille de W.-F. Rowland, de New York. Le mariage est célébré en l'église de la Trinité, avenue de l'Alma ; les témoins du marié sont Charles Waddington et le colonel Bailloud. Le couple a une fille, Hilda,,.

Il passe au 18e régiment de dragons le et y devient capitaine commandant le ,. Par décret du , il est promu chef d'escadrons et affecté au 7e régiment de dragons, en garnison à Fontainebleau. Après un cours pratique à l'école de cavalerie, du 3 mai au , il est fait chevalier de la Légion d'honneur par décret du et il est reçu dans l'ordre à Fontainebleau trois jours plus tard,. Il est également autorisé à porter l'ordre de Saint-Stanislas de 3e classe, qui lui a été conféré par l'empereur de Russie,,.

Promu lieutenant-colonel par décret du , il est affecté au 4e régiment de cuirassiers,, où il se trouve encore en 1914.

Première Guerre mondiale et armée du Rhin (1914-1920)

Promu colonel par décret du , il prend le le commandement du 31e régiment de dragons,,.

À la fin d'avril 1918, lors de la bataille des Flandres, la 2e division de cavalerie du général d'Épenoux est engagée à pied pour étayer la 154e division d'infanterie, pressée par l'ennemi en direction de Locre. Waddington prend le commandement des bataillons de cavaliers envoyés au mont Rouge, y installe son poste de commandement et fait avancer deux compagnies en soutien de la première ligne,. Pour son action dans la bataille du , il est cité à l'ordre de l'armée, :

« Commandant les combattants à pied de la division et chargé de la défense d'une position capitale du front, a fait preuve, dans la bataille du 29 avril, des plus belles qualités de commandement. Maintenant son poste de commandement, malgré un bombardement effroyable, sur les positions avancées afin de pouvoir suivre par lui-même et diriger le combat, a imprimé à la défense une énergie surhumaine. Par des contre-attaques incessantes lancées à propos, a réussi, malgré les assauts répétés de forces très supérieures appuyées par une artillerie formidable, à maintenir intact le front qui lui était confié et à briser tous les efforts de l'adversaire. »

Le , encore colonel, il prend officiellement le commandement de la 12e brigade de dragons, puis il est promu général de brigade par décret du ,. Le , à 8 h, il vient annoncer lui-même au colonel Conigliano, du 12e régiment de dragons, la suspension des hostilités à 11 h. Général de brigade commandant une brigade de dragons, il est promu officier de la Légion d'honneur le ,. Le général Édouard de Castelnau lui en remet les insignes lors d'une prise d'armes à Colmar, en février 1919.

À la fin de l'année 1919, il commande la 3e brigade de cuirassiers, formée des 5e et 6e régiments de cuirassiers et rattachée à l'armée du Rhin,. Il meurt à Mayence, dans son quartier général, le à 15 h, emporté à 56 ans par une courte et foudroyante maladie,,,.

Obsèques et sépulture

Son corps est exposé dans une chapelle ardente aménagée dans son bureau du palais du gouverneur, sur la Schillerplatz, où des cuirassiers le veillent pendant cinq jours et cinq nuits. Ses obsèques sont célébrées le ,. Posé sur une prolonge d'artillerie et précédé par les régiments de sa brigade, le cercueil est conduit à la Christuskirche, où le pasteur Malusky, aumônier militaire de la place, dit les prières, puis au cimetière de Mayence. Paul Tirard, président de la Haute Commission interalliée des territoires rhénans, le général Jean-Marie Degoutte, commandant en chef de l'armée du Rhin, et les généraux Henri Mordacq et Georges Demetz assistent à la cérémonie, ainsi que des délégations belge, britannique et américaine. Au cimetière, le général de Brascas retrace sa carrière et rappelle ses citations, dont l'une saluait « l'exemple d'une activité inlassable, d'un calme à toute épreuve et d'un superbe mépris du danger », puis Degoutte, qui l'a connu à Madagascar, prononce son éloge.

On prévoit alors que son corps ne restera pas en Allemagne. Son acte de décès, dressé par le sous-intendant militaire du quartier général de l'armée du Rhin, est transcrit en 1921 à Saint-Léger-du-Bourg-Denis, son précédent domicile ; il porte la mention « mort pour la France »,. Il repose dans le caveau familial du cimetière communal de Saint-Léger-du-Bourg-Denis.

Distinctions et honneurs

Décorations

Mémoire et hommages

Son nom figure, dans la chapelle des généraux de la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides, sur la plaque des officiers généraux décédés des suites d'accident ou de maladie contractée en service. Il est également inscrit sur le monument aux morts de Saint-Léger-du-Bourg-Denis et sur la stèle commémorative du lycée Pierre-Corneille de Rouen.

Notes et références

Notes

  1. ↑ « Isabella Mary Rowland » dans l'acte de décès.
  2. ↑ L'état des services de 1909 indique un enfant de sexe masculin.
  3. ↑ De la 2e classe selon son état des services de 1909.

Références

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Voir aussi

Articles connexes

Liens externes