Wauba Debar, née vers et morte en , est une femme aborigène de Tasmanie.
Wauba Debar, adolescente, est l'une des nombreuses femmes aborigènes enlevées et réduites en esclavage par des chasseurs de phoques et des baleiniers pour servir de partenaires sexuelles durant la colonisation européenne de la Tasmanie. Elle est une excellente nageuse. Elle meurt en bateau au large des côtes alors qu'elle se dirige vers l'archipel de Furneaux. Son corps est ramené à terre et enterré. Des colons locaux, dont John Allen (en), collectent des fonds en pour ériger une pierre tombale sur sa sépulture, immortalisant ainsi son acte d'héroïsme,,.
Sa tombe, située à Bicheno, ville côtière de la Tasmanie, est un site historique qui commémore son sauvetage de deux chasseurs de phoques, dont son époux, lors du naufrage de leur navire. À plusieurs kilomètres du rivage pendant une tempête, elle aide d'abord son mari, puis l'autre chasseur de phoques, à rejoindre la rive en toute sécurité.
Le site funéraire surplombe la baie de Waubs et le port de Warbs, tous deux nommés en son honneur, et est inscrit sur la liste du patrimoine tasmanien.
Les récits concernant la mort et l'inhumation de Wauba Debar sont contradictoires. En , des habitants âgés de Bicheno ont déclaré que Wauba avait été enterrée dix ans avant la date inscrite sur sa pierre tombale, ce qui situe sa mort aux alentours de .
En , son corps est exhumé par le Musée de Tasmanie à Hobart, les restes aborigènes se faisant de plus en plus rares. Le conseil municipal local s'en indigne, mais constate que la loi de l'époque ne prévoit aucun recours légal, hormis la récupération des vêtements trouvés avec le corps. Les restes auraient été transférés dans différents lieux, le crâne étant conservé au musée de Hobart,.
Sa dépouille est restituée à la communauté aborigène en 1985.