| Fondation | |
|---|---|
| Dissolution | |
| Prédécesseur |
Edmund Burke Society (d) |
| Siège | |
|---|---|
| Pays |
| Idéologie | |
|---|---|
| Positionnement |
La Western Guard Party, fondé en 1972 sous la dénomination de Western Guard, est un groupuscule suprémaciste blanc sis à Toronto, en Ontario, au Canada. Il émane de la Edmund Burke Society, formation d’extrême droite anticommuniste instaurée en 1967 par Don Andrews, Paul Fromm, Leigh Smith et Al Overfield.
En 1971, l’EBS prend le contrôle du Parti du Crédit social de l’Ontario. Fromm est porté à la présidence de cette formation et l’EBS coopte plusieurs de ses membres au sein du comité exécutif. Toutefois, en 1972, le Parti du Crédit social du Canada édicte que l’appartenance à la Western Guard s’avère incompatible avec les principes du Crédit social et radie le groupe.
Andrews s’impose comme la figure prépondérante de l’EBS et la reconstitue sous l’appellation Western Guard, recentrant l’activité du groupement sur le racisme, l’antisémitisme et la suprématie blanche. Fromm se retire du groupement ultérieurement en 1972, tandis que la Western Guard s’enfonce dans la violence.
En 1975, Andrews est inculpé de plusieurs infractions, notamment de conspiration en vue d’incendie volontaire, de détention d’armes et d’explosifs ainsi que de méfait, et se voit infliger une peine de deux années d’emprisonnement. Quoique la Western Guard ait projeté de faire sauter une équipe de football israélienne en tournée, Don Andrews n’est pas déclaré coupable de ce délit. Pour satisfaire aux conditions de sa mise en liberté provisoire, Andrews se désolidarise de la Western Guard. Le fasciste chevronné John Ross Taylor accède à la direction du groupement en 1976. Taylor rebaptise celui-ci Western Guard Party. L’effectif du groupement s’amenuise sous sa conduite inhabituelle. Un grand nombre d’adhérents, parmi lesquels Wolfgang Droege, abandonnent le parti pour rallier le Parti nationaliste du Canada, fondé par Andrews dès sa libération en 1978.
En 1979, Taylor se voit inculpé de propos haineux pour les messages téléphoniques diffusés par la Western Guard et comparaît devant la Commission canadienne des droits de la personne. Il encourt finalement une peine d’emprisonnement pour outrage au tribunal, pour avoir persisté à propager les messages racistes du répondeur automatique de la Guard. Au cours des années 1980, le groupement se métamorphose en formation essentiellement unipersonnelle avant de s’éteindre vers le milieu de la décennie.
Bien qu’elle se donne pour une formation politique, la Western Guard ne s’est jamais fait inscrire à titre de parti politique fédéral ou provincial et n’a jamais fait figurer de candidats aux scrutins sous son propre nom.