William Obront

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William Obront
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Biographie
Naissance
Décès
(à 93 ans)
Miami, Floride, États-Unis
Surnom
« Willie Obie »
Activité

William Obront ( – ), plus connu sous le surnom d'« Obie », est un gangster canado-américain et le principal blanchisseur d'argent de la famille Cotroni de Montréal, souvent décrit comme le « Meyer Lansky canadien ».

Carrière criminelle

Blanchisseur d'argent

L'un des trois enfants de Rebecca et Jacob Obront, il naît à Montréal dans une famille de bouchers d'origine juive russe. Adolescent, Obront travaille dans la boucherie de son oncle au marché Atwater. À la fin des années 1940, il ouvre le Hi-Ho Cafe et la boîte de nuit Bal Tabarin, tous deux populaires auprès de la pègre montréalaise. Parmi les habitués de ses établissements figurent les gangsters Vincenzo Cotroni et Nicola Di Iorio de Montréal, ainsi que Salvatore Giglio de la famille Bonanno de New York. En 1950, il ouvre la boîte de nuit Beret Blue avec les gangsters Peter Adamo et Frank D'Asti. Ses commerces sont considérés comme de simples façades servant au blanchiment d'argent de la famille Cotroni.

Obront s'est allié à Cotroni après avoir mesuré les profits que générait le réseau de trafic d'héroïne de la French Connection — dans lequel Cotroni jouait un rôle clé — et lui a offert ses services de blanchisseur. Obront devient connu comme le « Meyer Lansky du Canada », son rôle au sein de la famille Cotroni étant analogue à celui de Meyer Lansky dans la Mafia américaine. Peter Edwards, correspondant judiciaire du Toronto Star, écrit : « Obront donnait aux Cotroni un conduit entre la rue et les affaires légitimes, et entre les gangs italiens de Saint-Léonard et la communauté juive de Montréal, dont Obront était un membre en mauvaise réputation ».

À la fin des années 1950, Obront est millionnaire et, le 12 octobre 1961, il fonde Trans-World Investment Ltd, qui se livre à des opérations financières tant légales qu'illégales. L'un de ses clients est Mitchell Bronfman, de la célèbre famille Bronfman. Mitchell est le neveu du magnat du whisky Samuel Bronfman, l'un des hommes les plus riches du Canada. Mitchell Bronfman avait fondé la compagnie aérienne Execaire Aviation Limited, déficitaire de 1962 à 1974. Bien que membre de la famille Bronfman, il ne pouvait accéder à la fortune familiale, placée en fiducie, ce qui le contraignit à se tourner vers Obront pour maintenir sa compagnie à flot. Entre 1967 et 1974, Bronfman emprunte 1 417 250 dollars à Obront. Cette association avec Bronfman donne à Obront une crédibilité dans la rue Saint-Jacques, le quartier financier de Montréal.

Au cours de sa carrière de blanchisseur, Obront fait transiter au moins 83 millions de dollars par ses divers comptes bancaires pour Vic Cotroni et son sous-chef Paolo Violi. Edwards écrit à propos du travail d'Obront : « Son travail consistait à dissimuler la véritable propriété des fonds issus du jeu, de l'usure, du trafic de drogue et d'autres entreprises, et aussi à faire fructifier ces millions de dollars pour générer de nouveaux revenus ». L'accès d'Obront à des capitaux sans intérêts et aux hommes de main de la famille Cotroni plaçait les entreprises légitimes concurrentes des siennes — dans l'investissement, la rénovation domiciliaire, la restauration, la transformation de viande, la buanderie et la construction de la région de Montréal — dans une position « redoutablement désavantageuse ». En tant que non-Italien dans la famille Cotroni, Obront entretenait avec Cotroni et Violi des relations correctes mais jamais amicales ; il les décrivait toujours comme ses partenaires d'affaires, jamais comme ses amis.

L'affaire Munsinger

En 1966, Obront figure en bonne place dans l'affaire Munsinger. Ce scandale éclate lorsqu'on découvre que Gerda Munsinger, une Allemande vivant au Canada et accusée d'espionnage au profit de l'URSS, avait été longtemps la maîtresse de l'ancien ministre associé de la Défense Pierre Sévigny. Munsinger, prostituée dans son Allemagne natale, avait travaillé comme serveuse au restaurant Chic 'n' Coop de Montréal, propriété d'Obront. Des allégations soutiennent qu'Obront était au courant de la relation entre Munsinger et Sévigny et qu'il avait installé des caméras cachées dans la chambre de celle-ci pour filmer leurs ébats alors que Sévigny était ministre associé de la Défense, dans le but de faire chanter le gouvernement de John Diefenbaker.

Munsinger, rentrée en Allemagne au moment où le scandale éclate, est d'abord présentée comme morte. Robert Reguly, journaliste du Toronto Star, la retrouve dans son appartement de Munich ; dans l'entrevue qui suit, elle déclare qu'elle craignait Obront, qu'elle décrit comme très proche de plusieurs gangsters puissants de Montréal. Le journaliste Pax Plante qualifie Cotroni et Obront d'« Intouchables » de la pègre montréalaise, impossibles à poursuivre.

Marchand de viande avariée

En 1967, quatre sociétés contrôlées par Obront obtiennent le droit de fournir la viande des comptoirs alimentaires d'Expo 67. La Fleu de Ly Vending Machine Company, propriété de Joe Frankel, neveu d'Obront, est l'une des sociétés fournissant la viande, laquelle provient d'Obie's Meat Market, propriété d'Obront, qui s'approvisionne à son tour auprès de Reggio Foods. Le propriétaire de Reggio Foods est Armand Courville, de la famille Cotroni. À l'époque, Claude Wagner, homme politique libéral, accuse le gouvernement de l'Union nationale de Daniel Johnson de corruption, affirmant que les quatre sociétés ayant remporté les contrats d'approvisionnement des comptoirs d'Expo 67 étaient dirigées par des proches de la famille Cotroni.

En 1968, Obront est interrogé par la police dans le cadre de deux meurtres ; l'une des victimes, un homme en retard sur un prêt consenti par Obront, avait été exécutée par un tueur cagoulé pendant une partie de cartes. Le criminel Marvin Elkind sert parfois de chauffeur à Obront. Elkind déclarera plus tard que Cotroni surnommait Obront « le boucher » en raison de son rôle dans la vente de viande avariée et des gens qui mouraient après avoir mangé sa viande rance. Elkind précise que ni Cotroni ni Obront n'éprouvaient la moindre culpabilité à vendre de la viande avariée rendant les gens malades, parfois mortellement : seul l'argent comptait pour eux.

En 1975, la commission royale connue sous le nom de Commission d'enquête sur le crime organisé (CECO) rapporte que 400 000 livres de viande fournie à Expo 67 étaient impropres à la consommation humaine, Obront et ses associés ayant utilisé de la viande destinée à la nourriture pour chiens afin d'accroître leurs profits. En 1973, la firme Reggio Foods fournit la viande des Jeux du Québec d'été à Rouyn-Noranda ; tant d'athlètes tombent gravement malades après en avoir mangé que les jeux doivent être annulés. Les autorités sanitaires québécoises saisissent 20 000 livres de viande chez Reggio Foods : il s'agit de viande de cheval en décomposition dont les étiquettes « impropre à la consommation humaine » avaient été arrachées. En 1975, Reggio Foods est fermée par les autorités sanitaires québécoises pour violations flagrantes des lois sur la salubrité alimentaire, sans que Courville soit inculpé. Le scandale de la viande avariée et la révélation qu'une grande partie de la viande vendue aux comptoirs d'Expo 67 était impropre à la consommation valent à Obront et aux autres chefs de la famille Cotroni une grande notoriété au Québec.

Fraudeur boursier

Obront se livre également à la fraude boursière, manipulant les cours et pratiquant le délit d'initié. Il finira par faire face à 400 chefs d'accusation de malversations financières pour ses opérations boursières frauduleuses de type « boiler room » (vente d'actions sous pression). En tant que non-Italien, Obront ne pouvait devenir un « homme d'honneur », mais il était notoirement proche de Vincenzo Cotroni et de Paolo Violi, qui recouraient massivement à ses services de blanchiment. En 1973, Obront prend en charge les paris clandestins de la région d'Ottawa-Hull pour le compte de la famille Cotroni. Ses opérations dans la région d'Ottawa traitent en moyenne 50 000 dollars de paris par jour, dont 25 % des gains quotidiens reviennent à Violi.

Par l'entremise de son associé Harry Workman, Obront prend le contrôle de plusieurs maisons de courtage jouissant d'une bonne réputation, ce qui facilitait l'escroquerie des investisseurs. Ceux qui confiaient leur fortune aux maisons de courtage contrôlées par Obront perdaient presque toujours leur argent. Doué pour faire de l'argent, Obront est aussi, de son propre aveu, « un joueur invétéré » pris d'une compulsion du jeu, misant parfois jusqu'à 50 000 dollars en un week-end.

Pour faciliter son blanchiment, il constitue de nombreuses sociétés, dont beaucoup ne sont que des coquilles vides destinées à brouiller les pistes. Entre 1950 et 1975, Obront est impliqué dans 38 sociétés différentes comme propriétaire, administrateur ou actionnaire. La Commission d'enquête sur le crime organisé, dans son rapport de 1977 Le crime organisé et le monde des affaires, déclare :

« L'une des caractéristiques communes à toutes les sociétés constituées au Québec dans lesquelles William Obront est reconnu avoir eu des intérêts, ouvertement ou par prête-nom, est le fait qu'elles ne se sont presque jamais conformées aux lois concernant les renseignements exigés annuellement des compagnies au Québec... Les gens qui se cachent derrière de nombreuses sociétés réelles ou fictives cherchent aussi à brouiller les pistes et à tromper la police, le fisc et le public. Les magnats sont très habiles à utiliser cette technique. William Obront n'a pas inventé ni créé cette méthode, mais il en a fait usage à grande échelle pendant longtemps. »

En tant que directeur financier de la famille Cotroni, Obront devait fournir des milliers de dollars en liquide pour diverses transactions illégales, souvent à court préavis, Violi lui demandant de financer toute transaction qu'il engageait. Lorsqu'un homme d'affaires dit à Violi qu'il veut faire venir un chargement de moutons et d'agneaux du Texas pour son usine de transformation, Violi lui répond : « Le mieux est d'appeler Willie Obront et de lui demander de faire un chèque de 5 000 dollars ». Violi appelle Obront, qui lui dit : « Envoie-le-moi et il l'aura [le chèque de 5 000 dollars] ».

La succursale de la Banque de Montréal au 637, rue Décarie était connue comme la « succursale de la bande à Obront ». Aux audiences de la CECO, un cadre supérieur de la Banque de Montréal, Jean-Yves Grégoire, témoigne qu'il ne voulait pas travailler à cette succursale, connue comme la « succursale de la mafia ». Un vice-président de la banque, témoignant anonymement pour protéger sa vie et son emploi, confirme le témoignage de Grégoire : la succursale du 637 Décarie était dirigée par « Obront et sa bande » au su et avec l'approbation de la Banque de Montréal ; quant à l'influence d'Obront à cette succursale, « tout le monde était au courant ». Le vice-président témoigne aussi de l'existence d'« une ligne de crédit établie » en faveur d'Obront s'élevant à des centaines de milliers de dollars, ce qui n'était possible qu'avec l'approbation de la haute direction régionale, la direction de la succursale n'ayant pas ce pouvoir. Grégoire témoigne que cette ligne de crédit servait à l'usure : elle permettait à la Banque de Montréal, par l'intermédiaire d'Obront, de prêter à des personnes que leur pauvreté rendait inadmissibles aux prêts bancaires, tout en évitant le discrédit qu'aurait entraîné la pratique directe de l'usure. Il ajoute que la banque avait un intérêt direct à refuser des demandes de prêt, ce qui poussait les pauvres et les désespérés vers Obront, lequel envoyait les hommes de main de la famille Cotroni dès qu'un emprunteur prenait du retard.

Angelo Lanzo, membre de la famille Cotroni, appelle un jour Obront depuis un téléphone public du restaurant Sirloin Barn, mis sur écoute par la police. L'interception enregistre l'échange suivant :

« Obront : Tu vas voir l'Œuf [Cotroni] ce soir ?
Lanzo : Ouais. C'est pour ça que je t'appelle. Il veut te voir.
Obront : Hein ?
Lanzo : Il veut te voir...
Obront : Toi, m'appeler au téléphone, toi, c'est la pire, la pire chose possible, eh, Angie. Ce téléphone est tapé à cent pour cent.
Lanzo : Alors quoi, j'ai pas le droit de t'appeler et de te voir...
Obront : Bon, qu'est-ce que tu veux que je te dise ? Je ne vais pas me disputer avec toi.
Lanzo : OK.
Obront : Je te le dis, c'est du suicide, je veux te rencontrer... attendre... et si tu as quelque chose à dire, tu me le dis, mais pas comme ça. »

Condamnations

De 1970 à 1975, Obront détient au moins neuf comptes dans quatre banques différentes. En 1974 et 1975, les relevés bancaires montrent que 46 personnes et 14 sociétés ont déposé des sommes allant de 2 500 à 1,7 million de dollars dans ses comptes. La Commission d'enquête sur le crime organisé découvre que certains chèques déposés dans son compte de la succursale du 637 Décarie étaient signés Simon Templar (héros de la série télévisée britannique Le Saint), Marc Codeau (l'un des commissaires de la CECO) et Pierre Trudeau. Les registres financiers d'Obront montrent qu'il a généré un profit de 18 millions de dollars pour la famille Cotroni en 1974 et 1975, alors qu'il déclarait au fisc un revenu annuel de seulement 38 000 dollars.

En août 1974, Obront s'enfuit en Floride pour éviter de témoigner devant la CECO. À Miami, il demande la citoyenneté américaine et renonce à sa citoyenneté canadienne pour devenir ressortissant américain en novembre 1975. En 1975, Obront est accusé d'évasion fiscale, le gouvernement lui reprochant un revenu non déclaré de 2 197 801 dollars entre 1965 et 1973. En mai 1976, à la suite d'une demande d'extradition du Canada, il s'enfuit au Costa Rica, mais est sommé de rentrer au Canada. Bien que fugitif, Obront obtient du Costa Rica un prêt de 15 000 dollars de la Banque canadienne nationale à un taux de 12,5 %, alors que le Canadien moyen payait 13,5 % d'intérêts. La banque justifie ce prêt au motif qu'Obront était l'un de ses meilleurs clients. Valmore Delisle, directeur de la succursale du 500, place d'Armes, témoigne devant la CECO qu'il n'a jamais modifié sa politique envers Obront parce que celui-ci était « financièrement solvable ».

Menotté par les enquêteurs de la Gendarmerie royale du Canada, Obront est ramené au Canada par avion. Le 27 mai 1976, il comparaît enfin devant la CECO, avec pour seuls mots : « Je refuse de prêter serment ». Le juge Jean « Bulldog » Dutil, commissaire en chef, lui laisse le choix : témoigner ou un an de prison pour outrage à la commission royale. Devant son refus persistant, Dutil l'envoie en prison. Pour son refus de témoigner, Obront purge un an de prison. Il est également reconnu coupable d'avoir fraudé les investisseurs d'Obie's Meat Market de 51 991 dollars et condamné le 3 décembre 1976 à quatre ans de prison et 75 000 dollars d'amende,.

En mai 1977, Obront comparaît de nouveau devant la CECO et refuse toujours de témoigner : « Je ne sais pas pourquoi vous m'avez convoqué. Je ne me sens pas témoin. Je suis un accusé. Toutes les histoires à sens unique qu'on entend ici, ce n'est pas de la justice ». Pour ce second refus, Dutil le condamne de nouveau à un an de prison pour outrage. Le fils d'Obront, Alan, 22 ans, déclare aux médias que son père est détenu dans des conditions très dures à l'établissement à sécurité maximale de Laval : « Il vit dans une petite cellule sans fenêtre avec une bassine par terre en guise de toilette. Il passe 23 heures et demie par jour dans sa cellule. Il n'a absolument aucun contact humain et ses repas passent par une petite fente dans la porte. Il ne voit même pas le gardien qui le nourrit. C'est de la torture. Rien ne justifie cela pour un homme accusé d'un crime en col blanc ».

En 1978, les frères Commisso envoient le tueur à gages Cecil Kirby à Montréal pour éliminer Irving Kott, un courtier travaillant pour Cotroni et Obront. Kirby apprend que Cotroni a reçu un contrat sur Kott de l'un de ses partenaires d'affaires, contrat transmis aux frères Commisso ; Kirby croit toutefois que Kott avait floué Cotroni, qui ne voulait pas admettre s'être fait berner. En 1979, Obront est reconnu coupable d'évasion fiscale, condamné à 20 mois de prison et au paiement de 683 046 dollars d'arriérés d'impôts. N'étant plus citoyen canadien, il est expulsé vers les États-Unis après avoir purgé sa peine.

Obront est reconnu coupable d'infractions à l'immigration à Miami le 2 décembre 1980, ce qui pousse les autorités américaines à demander son expulsion. Le 21 juillet 1983, il est arrêté en Floride avec Nick Cotroni, fils de Vic Cotroni, pour contrebande de Quaalude du Québec vers la Floride, générant un profit annuel d'environ 50 millions de dollars américains. L'opération Canadian Connection, nom de l'enquête policière visant Obront, révèle qu'il était responsable de la contrebande de 70 % de tous les Quaaludes vendus aux États-Unis, avec des profits énormes : une pilule coûtait cinq cents à produire et se vendait sept dollars dans la rue. Obront avait introduit 13,5 millions de Quaaludes aux États-Unis depuis 1981. La police de Miami trouve chez lui, lors de son arrestation, un kilogramme de cocaïne d'une valeur de 387 000 dollars américains.

Obront est reconnu coupable de douze chefs d'accusation liés à la drogue par un tribunal américain le 7 juin 1984,. Il est condamné à 20 ans de prison et à 50 000 dollars de dédommagement,. Incarcéré au pénitencier de Lewisburg en Pennsylvanie, Obront se voit retirer sa citoyenneté américaine. Ses appels subséquents à la Cour fédérale pour récupérer sa citoyenneté canadienne échouent. Il est libéré de prison en mars 2002.

Mort

Obront meurt dans une maison de retraite de Miami le 12 octobre 2017, à l'âge de 93 ans.

Bibliographie

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « William Obront » (voir la liste des auteurs).
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  2. 1 2 3 4 5 Schneider 2009, p. 261.
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  4. 1 2 3 Langton 2015, p. 68.
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  6. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Schneider 2009, p. 262.
  7. 1 2 Edwards 1990, p. 88.
  8. 1 2 3 4 Edwards 1990, p. 89.
  9. 1 2 3 Auger et Edwards 2004, p. 171.
  10. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Schneider 2009, p. 263.
  11. ↑ Schneider 2009, p. 263-264.
  12. 1 2 3 4 5 6 7 Schneider 2009, p. 274.
  13. 1 2 Edwards 1990, p. 91.
  14. 1 2 3 Humphreys 2011, p. 70.
  15. 1 2 3 Schneider 2009, p. 264.
  16. ↑ Schneider 2009, p. 375.
  17. 1 2 3 4 5 Edwards 1990, p. 94.
  18. 1 2 3 4 Edwards 1990, p. 95.
  19. ↑ Schneider 2009, p. 374.
  20. ↑ Edwards 1990, p. 93.
  21. ↑ (en) Leon Levinson, « Obront gets four years », sur Montreal Gazette, .
  22. ↑ Edwards 1990, p. 95-96.
  23. ↑ Schneider 2009, p. 328.
  24. ↑ Schneider 2009, p. 328-329.
  25. ↑ (en) « Annual Report of the Attorney General for the Year 1979 », sur U.S. Department of Justice, .
  26. 1 2 O'Connor 2011, p. 23.
  27. 1 2 Edwards 1990, p. 167.
  28. ↑ Edwards 1990, p. 107.
  29. ↑ (en) « Obront found guilty of U.S. drug charges », sur Montreal Gazette, .
  30. ↑ Schneider 2009, p. 532.
  31. ↑ (en) « 49 caught in US-Canadian drug ring 'avalanche' », sur Sun-Sentinel, .