| Naissance |
New York, États-Unis |
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| Nationalité |
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| Activité principale |
Traducteur littéraire français-anglais |
| Autres activités |
Rédacteur, journaliste |
| Formation |
Œuvres principales
Tamata and the Alliance (traducteur)
And Their Children after Them (traducteur)
William Rodarmor (né le ) est un journaliste, aventurier, et traducteur littéraire du français vers l’anglais. Il est connu dans le monde de la traduction pour avoir gagné le Lewis Galantière Award de l'American Translators Association et le Prix Albertine.
William Rodarmor est né dans la ville de New York et reçoit une éducation bilingue. Il travaille un an comme avocat à San Francisco, mais abandonne vite le droit pour aller à Tahiti sur un voilier. Dans les années 1970, il fait de nombreux voyages, pratique la randonnée en montagne et la navigation à voile, en vivant de petits boulots et d’articles écrits à la pige.
A Tahiti, il fait la connaissance du célèbre navigateur Bernard Moitessier, ce qui mène à sa première traduction : The Long Way, le récit par Moitessier de son tour du monde en solitaire et sans escale. Par la suite, Rodarmor traduit plus de quarante livres, y compris l’autobiographie de Moitessier, Tamata and the Alliance, et plusieurs livres de Gérard de Villiers, Guillaume Prévost, et Katherine Pancol.
En parallèle, Rodarmor poursuit une carrière de journaliste. Il est rédacteur associé à PC World magazine dans les années 1980, et directeur de la rédaction à California Monthly (le magazine pour les anciens étudiants de l’University of California, Berkeley) dans les années 1990. En 2000, il reprend son travail de contributeur occasionnel.
William Rodarmor est né à New York le . Bilingue depuis son plus jeune âge, il fréquente le lycée français de New-York et le Collège Beau Soleil en Suisse,. Il s’inscrit à Dartmouth College en 1960, mais quitte l’université pour faire son service militaire. Dans l’armée de terre de 1961 à 1964, il apprend le russe et travaille comme interprète russe en Allemagne,,,. Il reprend ses études à Dartmouth et obtient son baccalauréat (B.A.) en 1966,. Il obtient un diplôme J.D. de la faculté de droit de Columbia University en 1969,. Il déménage à San Francisco et pendant un an exerce le droit du dommage corporel. Plus tard, il obtiendra un masters en journalisme de l’University of California, Berkeley,.

À 28 ans en 1970, Rodarmor abandonne le droit,, et navigue de Panama à Tahiti, comme équipier sur un ketch français de douze mètres. Cela sera la première de ses nombreuses aventures des années 1970,,, pendant lesquelles il s’adonnera à la voile, à la montagne, et au rafting,.
À Tahiti, il fait la connaissance du célèbre navigateur solitaire Bernard Moitessier, qui lui demande de traduire La Longue Route, le récit de son tour du monde en solitaire sans escales,. The Long Way sera la première d’une quarantaine de livres que Rodarmor traduira au cours de sa carrière comme traducteur littéraire,,,.

Inspiré par Moitessier, il navigue en solitaire de Tahiti à Hawaii en 1971, une traversée qui lui prend 30 jours,,.
Par la suite, il travaille comme « ranger » pour le service des parcs nationaux américains en Alaska en 1973-75. Il dirige des voyages en pleine nature pour Mountain Travel,,,,, et fait partie d’une expédition d’alpinisme au Chili en 1974,. Il travaille aussi comme interprète pour le département d’état américain,.
En même temps que ses aventures dans les années 1970, Rodarmor est reporter et contributeur occasionnel, écrivant sur des sujets variés, depuis la voile et la montagne à l’acupuncture et la chirurgie esthétique,,,.
Il travaille comme rédacteur pour le East Bay Review à la fin des années 1970.
En 1982 il retourne à l’université pour étudier à la faculté de journalisme à l’University of California, Berkeley, et obtient un masters en journalisme (M.J.) en 1984,. De ses professeurs, il apprend les techniques de la radio de Bill Drummond, et de l'écriture journalistique approfondie de Bernard Taper et David Littlejohn.
En 1983, Rodarmor publie un de ses textes les plus connus, un article d’investigation qui met en lumière des allégations d’abus sexuels du gourou Muktananda, appelé « The Secret Life of Swami Muktananda », publié dans Co-Evolution Quarterly,,,.
Rodarmor est rédacteur associé à PC World magazine de 1986 à 1989, puis directeur de la rédaction à California Monthly (le magazine pour anciens étudiants de l’University of California, Berkeley) jusqu’en 1999,,,,.
Pendant cette période, il écrit sur un grand nombre de sujets, de l’informatique à la médecine, mais souvent avec un accent sur le droit. Dans le cadre de ses fonctions au California Monthly, il reçoit la médaille d’or pour le meilleur article de l’année du Council for Advancement and Support of Education pour « TKO in Sociology » sur Loïc Wacquant, un professeur français de sociologie qui a suivi pendant quatre ans les boxeurs du ghetto de Chicago,.
Après dix ans à California Monthly, Rodarmor accepte un poste de rédacteur en chef de Links to Solutions, une publication en ligne sur les affaires. Il trouve son nouveau rôle difficile mais stimulant. Au début, il dirige un groupe de pigistes mal payés et de compétences inégales, et lutte pour hausser la paie des plus talentueux. « Les bons écrivains sont l’atout le plus précieux d’un rédacteur », dit-il. « Il faut les chérir, et les traiter correctement ». En 2001, Links to Solutions fait faillite dans le crash point-com, ce qui renvoie Rodarmor au monde de l’écriture et de la rédaction occasionnelle.
Rodarmor a grandi à New York, et vit depuis longtemps à Berkeley, près de San Francisco,,,. En 1980 il épouse la romancière Thaisa Frank, avec qui il a un fils, Casey Rodarmor,,, un ancien étudiant en informatique de U.C. Berkeley et un expert reconnu en technologie blockchain,,. Rodarmor et Frank divorcent en 2002.
Pendant leurs études de droit à Columbia dans les années 1960, Rodarmor a une liaison amoureuse avec sa collègue de promotion Toby Golick, qui deviendra professeure de droit. Trente ans plus tard, ils reprennent leur liaison,,,. En 2010, Golick et Rodarmor gagnent ensemble un concours de dessins éditoriaux du New Yorker magazine,.
Depuis 1970, Rodarmor a traduit plus de 40 livres et scénarios du français vers l’anglais,,,,.
Rodarmor traduit quelques-uns ses nombreux auteurs plusieurs fois. Cela commence avec le périple autour du monde de Bernard Moitessier, The Long Way en 1973,, puis continue ses aventures maritimes avec Tamata and the Alliance en 1995 et A Sea Vagabond’s World en 1998. Entre 2014 et 2016, Rodarmor traduit d’affilée cinq thrillers d’espionnage écrits par Gérard de Villiers, dont le héro Malko Linge a été comparé à James Bond, celui de Ian Fleming,. Rodarmor traduit aussi des voyages dans le temps de Guillaume Prévost et des romans de Katherine Pancol,.
La critique s’est prononcée sur de nombreuses traductions de Rodarmor, les qualifiant « d’élégant », et « fluide »,.
Dans sa critique de The Madmen of Benghazi de Gérard de Villiers, le Wall Street Journal prétend que la traduction de Rodarmor « est en fait meilleur que l’original ».
Nancy Cirillo, en décrivant la traduction de Diasporas de Stéphane Dufoix, écrit que « la traduction par Rodarmor est sans faille, accomplie avec ce manque d’effort apparent qui n’est achevé que par les traducteurs les plus doués et les plus minutieux ».
William Scherman appelle Tamata and the Alliance de Bernard Moitessier “un best-seller fulgurant (. . .) rendu lisible en anglais grâce à la traduction brillante du journaliste William Rodarmor ».
En critiquant The Fate of the Mammoth de Claudine Cohen, A. Bowdoin Van Riper écrit que “la traduction se lit bien et n’introduit que quelques rares imperfections ».
Nombre de critiques louent la traduction du best-seller And Their Children After Them de Nicolas Mathieu, et surtout la capacité de Rodarmor de traduire un roman aussi argotique en langage populaire américain. Dans The Los Angeles Review of Books, Joshua Armstrong écrit que « le traducteur chevronné William Rodarmor a habilement transposé le dialogue argotique français des 1990 à son équivalent anglophone ». Écrivant pour le Financial Times, Boyd Tonkin note que « la traduction corsée et souple de Rodarmor donne à Anthony et à ses copains la voix frêle et effrontée de gamins américains—et non anglais—vivant dans les décombres des usines fermées ». Dans The Times Literary Supplement, Esmé O’Keeffe écrit que « le traitement par Mathieu des sujets quotidiens et souvent épineux est d’un lyrisme déconcertant, et il est bien rendu par la traduction de William Rodarmor ». Par contre, Thomas Chatterton Williams loue le livre dans The New York Times mais trouve « la narration quelque peu mal traduite »,.
Rodarmor aime dire que la traduction littéraire « a tous les plaisirs de l’écriture créative, mais on ne ressent jamais l’horreur de la page blanche ».
En tant que traducteur, il se dit fidèle à la fois à l’auteur et au lecteur, « mais si je me trouve coincé j’essaie plutôt d’aider le lecteur, mettant son expérience avant l’écriture d’une traduction mot à mot »,. A ce propos, Rodarmor a parfois recours à ce qu’il appelle un « stealth gloss », la pratique d’insérer discrètement un mot ou deux pour éclaircir les passages obscurs. De même, il élargit les abréviations ambigües. De temps en temps il corrige des erreurs dans le texte (dates historiques, par exemple) avec l’accord de l’auteur. Mais il se garde bien de faire des corrections quand il traduit des sources primaires, pour protéger leur intégrité. C’était notamment le cas quand il a fait la première traduction en anglais de l’autobiographie de la marchande d’art Berthe Weill, publiée en 1933.
Son but, dit Rodarmor, est de « produire un texte tellement fluide que le lecteur ne se rend pas compte que c’est une traduction », un livre que l’auteur original aurait écrit s’il parlait couramment l’anglais. Toujours avec l’accord de l’auteur, il prend donc certaines libertés, surtout avec de l’argot, des blagues, et des idiomes. « Comme la plupart des traducteurs, je suis ventriloque », dit-il, « et je fais un gros effort pour que les personnages parlent avec leur propre voix, et non pas la mienne ».
Rodarmor a gagné plusieurs prix pour la traduction, notamment le Lewis Galantière Award,, et le Prix Albertine,,.
En 1996, Rodarmor gagne le Lewis Galantière Award de l'American Translators Association pour sa traduction Tamata and the Alliance, de Bernard Moitessier,,,,. Donné tous les deux ans, le prix récompense la traduction remarquée d’un livre de n’importe quelle langue,.
En 2001 il reçoit une mention honorable du Mildred L. Batchelder Award, donné par le American Library Association, pour sa traduction Ultimate Game, de Christian Lehmann,,,.
Rodarmor reçoit le Northern California Book Award for Fiction Translation pour sa traduction The Slow Waltz of Turtles, de Katherine Pancol, en 2017,.
En 2021 il obtient le Prix Albertine pour sa traduction And Their Children After Them, de Nicolas Mathieu,,, et en 2023 le Prix Albertine Jeunesse pour sa traduction The Last Giants, de François Place,,,. Le Prix Albertine, co-présenté par Van Cleef & Arpels et l’Ambassade de France, distingue le livre français récemment traduit en anglais le plus populaire chez les lecteurs américains.
« William Rodarmor has been a French translator and a personal-injury lawyer. He has climbed mountains, sailed solo from Tahiti to Hawaii and been a 'low-rent spy' on the Russians while an Army linguist in Germany. But his latest endeavor could be the most quixotic yet: tracking down 500 Bay Area journalists. The result is a one-of-a-kind book: 'People Behind the News: Media Alliance's 1985 Guide to Accessible Bay Area Journalists'.
[William Rodarmor est traducteur français et avocat spécialisé en dommages corporels. Il a escaladé des montagnes, navigué en solo de Tahiti à Hawaï et a été un « espion à bas loyer » des Russes alors qu'il était linguiste de l'armée en Allemagne. Mais sa dernière tentative pourrait être la plus chimérique à ce jour : traquer 500 journalistes de la Bay Area. Le résultat est un livre unique en son genre : « People Behind the News: Media Alliance's 1985 Guide to Accessible Bay Area Journalists »] »
« William [Rodarmor] is a seasonal interpreter at Mount McKinley.
[William [Rodarmor] est interprète saisonnier au Mont McKinley] »
« In prose that remains elegant in William Rodarmor's translation from the French.
[En prose qui reste élégante dans la traduction du français de William Rodarmor] »
« generally smooth English translation.
[traduction anglaise généralement fluide] »
« The translation, by William Rodarmor, reads smoothly and introduces only occasional infelicities. Making Richard Owen president of the 'British Association of Leeds', rather than of the British Association for the Advancement of Science when it met in Leeds (p. 128), is as serious as these minor problems get.
[La traduction, de William Rodarmor, se lit sans problème et n'introduit que des infélicités occasionnelles. Faire de Richard Owen le président de la « British Association of Leeds », plutôt que de la British Association for the Advancement of Science lorsqu'elle s'est réunie à Leeds (p. 128), est aussi grave que peuvent l'être ces problèmes mineurs.] »
« As a writer de Villiers had a serious shortcoming: The man could not write. (...) Indeed his French prose is so mechanical, so flat and so replete with Franglais. (...) William Rodarmor's English translation of Madmen is actually better than the original.
[En tant qu'écrivain, de Villiers avait un sérieux défaut : il ne savait pas écrire. (...) En effet, sa prose française est si mécanique, si plate et si pleine de franglais. (...) La traduction anglaise de « Madmen » par William Rodarmor est en fait meilleure que l'original.] »
« Mildred L. Batchelder Award – One honor book was selected. “Ultimate Game,” was originally written by Christian Lehmann in 1996 and translated from the French by William Rodarmor. It was published by David R. Godine in 2000. »
« One honor book was selected. Ultimate Game, was originally written by Christian Lehmann in 1996 and translated from the French by William Rodarmor. It was published by David R. Godine in 2000. The award is administered by the Association for Library Service to Children (ALSC). »