Xh (en début de mot) et xh (à l'intérieur) est la graphie du H aspiré en wallon de Liège, dont la première attestation remonte à 1239. Elle est utilisée entre autres dans certains noms propres d'origine wallonne de la région: Xhoris, Xhendremael, Xhendelesse, Xhavée, Droixhe, Fexhe-le-Haut-Clocher, Moxhe, Souxhon, etc. Cette graphie provient de la combinaison S + K: latin musca, français mouche, wallon liégeois mohe; ou encore SJ + voyelle: latin mansione, français maison, wallon liégeois mohon. Par méconnaissance du wallon, la prononciation [ks] pour X gagne en importance, mais reste une erreur. Cette graphie n'appartient pas au système Feller mais est reprise en orthographe normalisée où elle correspond en plus de sa valeur primitive à la chuintante CH[ʃ] que l'on rencontre dans le wallon du centre (Namur), l'ouest-wallon (Nivelles, Charleroi) et le sud-wallon (Bastogne), ou encore à l'ich-Laut allemand [ç] dans certaines parties de l'est-wallon (Liège, Verviers) lorsque cette graphie représente le dernier phonème d'un mot (moxhe, ouxh);
Xh, en xhosa notamment, est une consonne originale de cette langue qui se prononce d'un claquement sonore de la langue appelé clic. L'alphabet phonétique international note ce son de cette manière: [||hosa];