| Règne | Plantae |
|---|---|
| Classe | Equisetopsida |
| Sous-classe | Magnoliidae |
| Super-ordre | Asteranae |
| Ordre | Lamiales |
| Famille | Lamiaceae |
| Ordre | Lamiales |
|---|---|
| Famille | Lamiaceae |
| Sous-famille | Nepetoideae |
| Tribu | Mentheae |
Ziziphora est un genre de plantes à fleurs de la famille des Lamiaceae. La plante rameuse aux feuilles aromatiques souvent culinaire est une herbacée ou sous-arbustive endémique des habitats ouverts et souvent xériques d'Europe du Sud et de l'Est, d'Afrique du Nord-Ouest et d'Asie, jusqu'à l'Himalaya et l'Altaï.
Feuilles courtes pétiolées ou subsessiles; limbe glanduleux sur la face inférieure. Calice cylindrique étroit, droit à légèrement courbé, avec 13 nervures, lèvre supérieure à trois dents, lèvre inférieure à deux dents rapprochées. Étamines antérieures fertiles, atteignant la lèvre supérieure de la corolle, étamines postérieures courtes ou absentes.
L'article de l'Encyclopédie (1751) écrit «Il n'y a point de fruit, mais le calice contient quatre semences oblongues, obtuses, convexes d'un côté, obtuses de l'autre». La reproduction se fait par semis ou boutures.
Historiquement Ziziphore en français (ziziphore d'Espagne, de Tauride, à feuille velue, etc.) . Basilic des champs chez Philippe Miller. Le nom du genre viendrait de zizi, apparemment un nom indigène (indien dit le Vade-mecum du botaniste voyageur) selon Etymology of Linnaeus' Plant Genera (2025). Du grec φόρο (qui porte), Πολύκνημον (polýknimon) qui a beaucoup de capitules.
La plante est mentionnée dans les formulations d'Hippocrate et de Pline. Les diverses espèces sont utilisées en médecine traditionnelle sous forme d'infusion, décoction et macération qui sont réputées antiseptiques, expectorantes, stomachiques, carminatives et sédatives. Mert Ilhan et al. donnent le détail des indications ethno médicales des différentes espèces et les parties de la plante utilisée (2025).
Partant des bienfaits thérapeutiques observés les mécanismes anti-inflammatoires et anti-neurodégénérescence ont fait l'objet de publications académiques. Certains composant de l'huile essentielle de Ziziphora clinopodioides régulent la fonction microgliale et la neuroinflammation associée en ciblant les voies de signalisation PPAR/PI3K-Akt/MAPK.
Des tests in vitro de l'extrait éthanolique de Ziziphora clinopodioides ont montré que la plante doit être utilisée avec prudence, l'absorption de fortes quantités peut présenter un risque pour la santé (cytotoxicité dans les lymphocytes humains). L'huile essentielle de Z. clinopodioides est hautement toxique pour les insectes.

L'huile essentielle de Ziziphora clinopodioides Lam. dont l'Iran est productrice, est la plus étudiée. Elle est extraite de la feuille, de la tige, du calice et de la corolle de la fleur. Sa composition est riche en monoterpénoïdes oxygénés (pulégone et menthane), monoterpénoïdes aromatiques (carvacrol, thymol). Une publication iranienne (2024) indique la différence de composition de huiles essentielles en fonction de l'apport d'azote en culture, la fertilisation azotée accroit la présence de menthol et dérivés, de pulégone, d'E -ociménone et de spathulénol, mais réduit celle d'α-pinène, de β-pinène, de limonène, le 1,8-cinéol, le trans-pulégol et d'iso-menthone. Une autre étude iranienne (2025) a montré une influence importante des températures de culture sur la composition de l'huile essentielle.
Ziziphora tenuior également exploitée en Iran a pour composés dominants 5-méthyl-2-(1-méthyléthylidèle), le pulégone. Une activité antioxydante significative a été mesurée, tout comme l'activité antibactérienne a été confirmée (2024).
Linné indique 4 espèces, Tessier (1816) en donne 8 espèces dont 6 cultivées dans les jardins. Lamarck (1783) décrit 11 espèces. 26 espèces sont données par Gbif dont 18 douteuses (d) :