Les propositions de
Michel Baïus, inspirées de
saint Augustin, portent sur la
grâce, le
libre arbitre et sur le
péché originel et sont proches de la doctrine calviniste de la
prédestination. Les théologiens
jésuites adoptent une voie moyenne visant à concilier la dignité de l’homme et le dessein de Dieu
: l’homme peut s’ouvrir et se fermer à la grâce et Dieu peut décider de donner des grâces qui forcent l’homme à faire son salut. Les
dominicains soutiennent que Dieu détermine la volonté humaine à agir selon qu’il prédestine ou non l’homme au salut (grâce efficace), mais aussi que l’homme reçoit le pouvoir d’agir selon le bien sans pour autant recevoir le salut (grâce suffisante). À
Salamanque, à
Louvain, la polémique bat son plein. Baïus accuse le jésuite
Leonardus Lessius de
pélagianisme.