Autoroutes et tunnel du Mont-Blanc

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Autoroutes et Tunnel du Mont Blanc
Création
Fondateurs Gouvernement français
Gouvernement italien
Ville et canton de Genève
Forme juridique Société anonyme d'économie mixte à conseil d'administration
Slogan Ceux qui nous relient
Siège social 1440, route de Cluses
74130 Bonneville
Drapeau de la France France
Direction Christophe Castaner, président du conseil d'administration
Erwan Le Bris, directeur général
Actionnaires Caisse des dépôts et consignations, collectivités territoriales, entreprises privées et salariés d'ATMB
Précédemment : État français
Activité Concession et exploitation d'autoroutes, routes et tunnel
Filiales GEIE-TMB (Groupement européen d'intérêt économique du tunnel du Mont-Blanc)
Effectif 343 (à l'ATMB : A40 et RN 205)
258 (au GEIE-TMB : le tunnel)
Site web atmb.com

Fonds propres 462 millions d'euros (fin 2019)
Dette 95 millions d'euros[réf. nécessaire]
Chiffre d'affaires 213 millions d'euros (en 2019)
en augmentation + 1,4 %
Résultat net 68 millions d'euros (en 2019)
en augmentation + 6,9 %
Véhicule de service ATMB en intervention sur l'A411.

Autoroutes et tunnel du Mont-Blanc (ATMB), initialement appelée « société concessionnaire française pour la construction et l'exploitation du tunnel routier sous le Mont-Blanc » (STMB), est une société fondée en 1957 par l'État français, l'État italien et la ville et le canton de Genève, pour construire et exploiter le tunnel du Mont-Blanc, conjointement avec une société italienne (SITMB).

En 1968, le gouvernement français lui confie en complément la construction de « l'Autoroute Blanche », une section de l'A40, qu'elle exploite depuis 1973. En 2010, l'État français lui confie aussi l'exploitation de la « Route Blanche », portion de la RN 205 arrivant en entrée du tunnel.

ATMB assure une mission de service public ; elle est détenue majoritairement par l'État et les collectivités territoriales, à hauteur de 91,3 %. Elle est titulaire d’un contrat de concession avec l’État français jusqu’en 2050. Son activité est « exploitant d'infrastructures tunnelières et de montagne, concessionnaire, acteur de mobilité »[réf. souhaitée].

Historique

En mai 2026, l'État français transfert sa participation dans ATMB à la Caisse des dépôts et consignations.

Activité

Le réseau ATMB (2017).

Autoroute A40 et RN 205

L'État a confié à ATMB la concession de l'autoroute A40 (« Autoroute Blanche »), entre Genève et Passy en Haute-Savoie et entre Annemasse en Haute-Savoie et Valserhône (anciennement Bellegarde) dans l’Ain, de la route nationale RN 205 (« Route Blanche »), qui dessert la vallée de Chamonix, ainsi que de la partie française du tunnel du Mont-Blanc, qui relie Chamonix à Courmayeur en Italie.

Les conditions d'exploitation très spécifiques qui résultent d'un réseau autoroutier situé au cœur d'un des massifs les plus hauts d'Europe, culminant à plus de 1 200 mètres d'altitude, expliquent un ratio d'effectifs au kilomètre très élevé. Au total, 258 agents sont chargés des 11,6 km du tunnel du Mont-Blanc et 343 collaborateurs gèrent les 130 km des « Autoroute Blanche » et « Route Blanche ».

Tunnel du Mont-Blanc

Entrée du tunnel du Mont-Blanc côté français.

L'enquête portant sur l'incendie du tunnel du Mont-Blanc en 1999, incendie qui a causé la mort de 39 personnes, a révélé de nombreuses insuffisances et dysfonctionnements en matière de sécurité. Le président d'ATMB Rémy Charbon a d'ailleurs été condamné à ce titre à deux ans de prison avec sursis en 2005,.

Du fait des dégâts provoqués par l'incendie, et des manquements relevés par l'enquête, ATMB et SITMB ont réalisé plus de deux ans de travaux et investi 400 millions d’euros pour rénover le tunnel, qui a rouvert au public en 2002. Pour assurer la sécurité du tunnel du Mont-Blanc, son exploitation a été confiée en 2002 à des équipes franco-italiennes qui agissent pour le compte des sociétés ATMB et SITMB. La gestion de la société, faisant objet de controverse dans les années 1990, a entre-temps été intégralement revue.

Bénéficiant d'une situation de monopole, la société ATMB est très rentable, mais son fonctionnement présente plusieurs enjeux stratégiques compte tenu du rôle de son réseau dans les échanges commerciaux entre la France et l'Italie et dans la desserte des communes locales qui bénéficient d'un réseau secondaire et de transports en commun sous-dimensionné.

Actionnariat

Liste des présidents successifs

Environnement

En 2014, ATMB a inauguré le premier centre d’exploitation autoroutier « haute qualité environnementale » (HQE) de France à Bonneville. Ce centre permet la préservation de la ressource en eau, la gestion améliorée des déchets et une utilisation optimisée de l'énergie.

ATMB investit chaque année en moyenne 50 millions d'euros. En 2022, ce sont 52 millions d’euros qui seront investis pour la sécurité, l’environnement, le service aux clients et aux territoires.

Covoiturage

La lutte contre la pollution dans la vallée de l’Arve est l’une des raisons qui pousse l’entreprise à encourager la pratique du covoiturage. En matière de préservation de l’environnement, ATMB est à l’origine de deux expérimentations. D’une part, l'offre commerciale « Je Covoit’ », en partenariat avec le pôle métropolitain du Genevois français, encourage financièrement les covoitureurs en cofinançant le trajet des passagers. D’autre part, elle a ouvert la première voie de covoiturage sur autoroute avec passage de douane à Thônex/Vallard. Elle propose 307 places de parking de covoiturage pour ses 130 km de réseau.

Rétablissement des corridors écologiques

L’entreprise travaille à rétablir les corridors biologiques rompus il y a des dizaines d’années, pour que la faune puisse emprunter des écoponts (ou écoducs). La protection de la faune est l’un des huit axes du Carnet de route #Environnement. L’écopont de Viry est le premier ouvrage construit par ATMB inauguré en 2019. Un deuxième écopont a été inauguré le par les élèves de l’école élémentaire d’Arenthon. Un autre écopont est à l’étude à Vougy.

ATMB s’entoure[évasif] d’acteurs impliqués sur le territoire : les collectivités territoriales, le monde agricole, les associations naturalistes, les chasseurs, les écoles, etc.

Notes et références

Notes

  1. ↑ Le changement de nom s'est effectué en 1996.
  2. ↑ Pour « société italienne du tunnel du Mont-Blanc », traduction de l’italien « Società Italiana per il Traforo del Monte Bianco ».
  3. ↑ À hauteur de 85,9 % par le côté français et 5,4 % par le côté suisse.

Sources primaires

  1. 1 2 3 « ATMB : les chiffres clés », sur atmb.com (consulté le ).
  2. 1 2 « ATMB : quel statut ? », sur atmb.com.
  3. ↑ « Dates clés réseau autoroutier Tunnel du Mont Blanc », sur atmb.com (consulté le )
  4. ↑ « Préserver l'environnement », sur atmb.com (consulté le )
  5. ↑ « Écopont de Viry de nouveaux horizons pour la faune sauvage », sur ecopont.atmb.com (consulté le )
  6. ↑ « ATMB vous facilite le covoiturage en Haute-Savoie », sur atmb.com (consulté le )
  7. ↑ « Préserver l'environnement », sur atmb.com (consulté le )
  8. ↑ « ATMB | Écopont de Viry de nouveaux horizons pour la faune sauvage », sur ecopont.atmb.com (consulté le )

Références

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes