| Eiffage | |
| Création | Fougerolle : 1844 Eiffage : 1993 |
|---|---|
| Personnages clés | Benoît de Ruffray et Jean-François Roverato |
| Forme juridique | Société anonyme à conseil d'administration (s.a.i.) (d) |
| Action | Euronext : FGR |
| Siège social | Vélizy-Villacoublay |
| Actionnaires | Salariés (21,4%), BlackRock (5,5%), Norges Bank (3,7%) et Public (70%) (2026) |
| Activité | Travaux publics et activités des sièges sociaux (d) |
| Filiales | SEH Engineering GmbH (d) Eiffage Travaux Publics (d) |
| Effectif | 84 400 () |
| SIREN | 709802094 |
| TVA européenne | FR20709802094 |
| Site web | www.eiffage.com |
| Capitalisation | 10,4 G€ () |
| Fonds propres | 6,5 G€ () |
| Chiffre d'affaires | 23,4 G€ () |
| Bilan comptable | 37,8 G€ () |
| Résultat net | 1 G€ () |
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Eiffage est un groupe de construction et de concessions français, fondé en 1993 par la fusion de Fougerolle et de SAE. Le groupe exerce aujourd'hui dans de nombreux domaines des travaux publics : construction, infrastructures, concessions et énergie. Il s'agit du troisième groupe de constructions et de concessions français, derrière Vinci et Bouygues, et du quatrième groupe européen.
En 2024, Eiffage réalise un chiffre d’affaires de 23,4 milliards d’euros, enregistrant une croissance de 7,3 %. Le groupe compte 84 400 employés, dont 24 054 en Europe hors France.
Eiffage a ses racines dans des sociétés dont les origines remontent au XIXe siècle pour certaines et au début du XXe siècle pour d'autres :
En 1990, Eiffel rejoint SAE. Parallèlement, Fougerolle est acquise par ses salariés (via un rachat d'entreprise par les salariés). Le rapprochement Fougerolle-SAE, qui se situent alors respectivement au 7e et au 3e rang des groupes de BTP français, est concrétisé en 1993 et donne naissance à Eiffage, dont le nom est issu de la contraction entre Eiffel, SAE et Fougerolle.
Lors de sa fondation en 1993, Eiffage dispose alors de nombreuses références, aussi bien en France qu'à l'international, les entreprises la constituant ayant participé à de nombreux chantiers, tels que le Port de Dakar, le pont de Tancarville, l'opéra de Sydney et la pyramide du Louvre.
Jean-François Roverato était le directeur général de Fougerolle International avant la création du groupe Eiffage. Il a donc pris la tête du groupe en 1993, lors de la fondation du groupe. Premier dirigeant d'Eiffage, sa mission est de consolider le groupe pour uniformiser les méthodes de travail et de fonctionnement des entreprises qui composent le groupe. Après son départ de la direction, il restera néanmoins dans le groupe Eiffage, devenant directeur d'APRR.
En , Eiffage acquiert Beugnet et ses filiales et conforte sa position dans le domaine des infrastructures, devenant le numéro deux de la route en France.
En 2000, SAE, Fougerolle et Quillery fusionnent pour créer Eiffage Construction.
En 2005, l'État choisit le consortium Eiffage / Macquarie pour reprendre ses participations dans APRR (Autoroutes Paris-Rhin-Rhône). En 2006, Eiffage Travaux Publics, qui réunit Appia et Eiffage TP, devient la branche routière et génie civil d'Eiffage. En 2007, Eiffel acquiert la société allemande KSH. Eiffage Concessions vend sa participation dans Cofiroute (plus-value de 667 millions d'euros).
En 2008, le conseil de communauté de Lille Métropole Communauté urbaine retient à 82 % des voix le projet proposé par Eiffage pour le Grand Stade Lille Métropole. Par ailleurs, la cour d'appel de Paris rend son jugement dans l'affaire Sacyr-Eiffage qui paralyse le capital de la société depuis deux ans. La Cour d'appel condamne Sacyr pour action de concert avec d'autres actionnaires espagnols, mais le décharge de l'obligation de déposer une OPA sur le restant du capital de la société. La même année, Eiffage achète Clemessy ainsi que Crystal à Dalkia du groupe Veolia. En 2009, Eiffage reprend l'allemand Heitkamp Rail au néerlandais Heijmans.
Pierre Berger est le second président-directeur général du groupe Eiffage. Sous sa direction, le groupe s'ouvre fortement à l'international, notamment sur la conception et la construction de bâtiments, et augmente son chiffre d'affaires. Entre sa prise de fonction en 2012 et 2015, l'action Eiffage s'envole de plus de 30 euros,.
Depuis 2013, Eiffage uniformise l'ensemble des entreprises. Celles-ci sont dorénavant regroupées en "pôles" : Travaux Publics, Démolition, Énergie, etc.
En , Eiffage annonce une restructuration de son activité dans la construction métallique avec plus de 200 suppressions de postes en France et la fermeture de deux usines. Le , Pierre Berger confirme la fermeture de trois sites de construction métallique en France, à Maizières-lès-Metz en Moselle, Étupes dans le Doubs et Martot dans l'Eure. Plus de 250 postes doivent être supprimés sur ces trois sites. Parallèlement, la marge opérationnelle augmente et les résultats du groupe progressent.
Dans la nuit du 22 au , Pierre Berger meurt d'une crise cardiaque. Jean-François Roverato exerce la présidence par intérim en attendant la nomination d'un nouveau PDG.
Le , Benoît de Ruffray devient le troisième président-directeur général d'Eiffage. Il poursuit le travail de son prédécesseur, continuant l'ouverture à l'international du groupe.
En , Eiffage rachète, à quelques jours d'intervalle, Yerly Installations SA, entreprise suisse spécialisée dans le chauffage et la ventilation, et MDM, entreprise allemande produisant des dispositifs antibruit.
En , Eiffage annonce l'acquisition du groupe belge Chris Vuylsteke, spécialisé dans la construction et la promotion immobilière.
En , Eiffage annonce l'acquisition de l'activité dédiée aux travaux en mer, de Saipem, filiale ayant un chiffre d'affaires d'environ 100 millions d'euros pour un montant non dévoilé.
En 2018, le groupe rachète une entreprise de travaux ferroviaires française : Meccoli. Début 2019, l'entreprise rachète une société aurillacoise : Résintel, spécialisée dans les réseaux informatiques et la téléphonie.
Le Euronext annonce que Eiffage vas remplacer Edenred au CAC 40 le .
Le , Eiffage fait l'objet d'une exfiltration de données portant sur 176 000 personnes. L'opération est réalisée par le groupe de hackers Lapsus$. Ces données ont été recueillies via NextSend, une plateforme de transfert de fichiers utilisée en interne par le groupe.


Eiffage exerce ses activités à travers les métiers de la construction et de l’immobilier, du génie civil, du métal et de la route, de l’énergie et des concessions, par le biais de ses entreprises rachetées (Clemessy, Forézienne d'Entreprises, etc.) et ses filières (Eiffage Thermie, Eiffage Immobilier, etc.).
Le groupe Eiffage couvre l'intégralité des corps de métiers des Travaux Publics : Énergie, Réseau Routiers, Démolition, Terrassement, Construction, Immobilier, Désamiantage, etc.
Le groupe a notamment racheté au groupe chinois Casil fin 2019 ses 49,9 % de parts de l’aéroport de Toulouse-Blagnac pour une somme d’environ 500 millions d’euros, le groupe chinois réalisant ainsi une plus-value d’environ 200 millions d’euros par rapport à son acquisition initiale qui était de 309 millions d’euros.
En dehors de ses activités d'exportation, Eiffage est également implanté de façon permanente dans plusieurs pays en Europe (Benelux, Allemagne, Pologne, Espagne…), en Afrique (Sénégal, Mali, Angola, Maroc, Mauritanie…) et sur le continent américain (Canada, Colombie…).
Le groupe comptait 84 400 salariés au dont 24 054 en Europe, hors France. Selon le rapport annuel de 2024, le chiffre d’affaires consolidé du groupe Eiffage s’est établi sur l'exercice 2024 à 23,4 milliards d’euros.
Au , le chiffre d'affaires annuel s'élève à 15 milliards d'euros pour environ 65 000 salariés.
La répartition du CA est la suivante : Concessions 18 %, Construction 25 %, Infrastructure 32 %, Énergie 25 %.
Liste des principaux actionnaires au :
| Société générale Gestion | 20,7% |
| Pro BTP FINANCE | 3,4% |
| EIFFAGE S.A. | 2,9% |
| Eiffage SA Employee Stock Ownership Plan | 2,5% |
| Latitude Investment Management LLP | 0,8% |
Eiffage est inscrit comme représentant d'intérêts auprès de l'Assemblée nationale. L'entreprise déclare à ce titre qu'en 2021, les coûts annuels liés aux activités directes de représentation d'intérêts auprès du Parlement sont compris entre 10 000 et 25 000 euros.
Eiffage a été condamné en 2013 à une amende de 960 000 euros par l'Autorité de la concurrence pour entente dans le cadre de l'acquisition d'un marché de reconstruction des miradors de la prison de Perpignan.
En , une société du groupe Eiffage (Eiffage Energie Systèmes – Île-de-France) a été définitivement condamnée par la Cour d’appel de Paris pour harcèlement et discrimination au retour du congé maternité envers une de ses cadres. L’avocat Avi Bitton, qui défendait la salariée, a relaté que cette affaire était une démonstration que la discrimination des femmes après une grossesse est encore répandue dans les grandes entreprises.