| Réalisation | Walter Salles |
|---|---|
| Scénario |
Rubem Fonseca Matthew Chapman |
| Acteurs principaux |
Peter Coyote Tchéky Karyo Amanda Pays |
| Sociétés de production |
Alpha Filmes J&M Entertainment |
| Pays de production |
|
| Genre | film policier à suspense |
| Durée | 104 minutes |
| Sortie | 1991 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
A Grande Arte (litt. « Le grand art » en portugais) est un film policier à suspense brésilien réalisé par Walter Salles et sorti en 1991. Librement inspiré de l'ouvrage A Grande Arte du Brésilien Rubem Fonseca, c'est l'une des premières œuvres théâtrales de Walter Salles. La distribution comprend des vedettes brésiliennes et internationales telles que Peter Coyote, Tchéky Karyo et Amanda Pays.
Peter Mandrake, un photographe américain au Brésil, prépare une immersion sur zone pour son nouveau livre, sur les « surfeurs de train » (groupes de garçons qui courtisent le danger en « surfant » sur le toit des trains) dans la ville de Rio de Janeiro. Une prostituée locale, avec laquelle il est ami, est assassinée, et comme l’enquête policière n’avance pas, Mandrake décide de mener sa propre enquête. Peu après, deux voyous à la solde d’un commanditaire font irruption chez lui pour lui réclamer un disque ; comme il ne peut pas le leur remettre, ils violent sa petite amie et le poignardent, le laissant pour mort. Jurant de se venger, Mandrake fait appel à Hermès, un combattant professionnel au couteau qui a une dette envers lui, pour qu’il lui enseigne l’art du combat au couteau. L’obsession qui en découle pousse la petite amie de Mandrake à le quitter, souhaitant simplement que toute cette histoire soit oubliée, mais Mandrake refuse de lâcher prise.
Il semble que ces voyous travaillent pour une organisation criminelle brésilienne dont le nom n'est pas révélé, étroitement liée au cartel de cocaïne bolivien. Le chef de l'organisation tente de démasquer un traître au sein de ses rangs, qui aurait volé une disquette contenant des informations importantes. Mandrake s'allie à certains rivaux de l'organisation pour les aider à retrouver la disquette, en échange de quoi il découvrira qui a tué la prostituée. La disquette est finalement retrouvée, et Mandrake apprend que c’est le chef de l’organisation lui-même qui a assassiné la prostituée, lui lacérant le visage dans un élan d’arrogance. Hermès apparaît soudainement, et le chef lui ordonne de tuer Mandrake, mais Hermès lui répond de le faire lui-même avant de s’en aller. Ils se livrent à un combat violent, et Mandrake parvient à poignarder son adversaire à mort.
Cependant, l’accomplissement de sa quête de vengeance laisse Mandrake avec un sentiment de vide et de perte de sens. Il erre un moment avant de prendre, sur un coup de tête, une photo d’un couple s’embrassant à une fenêtre. Cela ravive sa passion pour la photographie, et alors qu’il avait l’habitude de photographier des situations violentes et dangereuses, son travail a désormais pour thème l’amour et les petits bonheurs simples. Il se rend dans les plaines pour voir sa petite amie, une archéologue travaillant sur le terrain. Après lui avoir montré ses photos, il lui annonce qu’il a été affecté en Afrique, mais lui promet de revenir un jour.