| Naissance | Nauheim |
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| Décès |
(à 84 ans) Francfort-sur-le-Main |
| Nationalité | |
| Activité |
| Personne liée |
al-Hajj Umaru |
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Adam Mischlich né le à Nauheim; décédé le à Francfort-sur-le-Main est un missionnaire luthérien, un linguiste et un fonctionnaire colonial allemand ayant travaillé en Afrique de l'Ouest, notamment au Togo et au Nigéria. Il est connu pour ses recherches sur la langue haoussa et pour sa collaboration intellectuelle avec le savant haoussa al-Hajj Umaru.
Adam Mischlich est le fils de Marie Mischlich, née Poth (1839-1918) et d'Heinrich Mischlich, un employé des chemins de fer (1840-1901). Il est né à Nauheim dans l'arrondissement de Groß-Gerau, en Hesse. Entre 1885 et 1890, Adam Mischlich est formé à la Mission de Bâle et y est ordonné pasteur à l'issue de sa formation. Il part ensuite en Angleterre pour apprendre l'anglais.
En 1890, il est envoyé comme missionnaire dans la Côte-de-l'Or, actuel Ghana, où il étudie les langues ga et twi. Il publie plusieurs articles à propos de ce premier séjour dans la revue Evangelischen Heidenboten, titrés « Die ersten Wochen in Afrika/Premières semaines en Afrique » (1891, n° 9) et « Wichtige Tage für das Kroboland/Des jours importants pour le Kroboland » (1892, n° 11). En 1894, il entreprend un second séjour missionnaire à Worawora, au Togo, durant lequel il mène plusieurs expéditions dans des régions peu connues des Européens au centre et au nord du Togo jusqu'à la frontière de la colonie française du Dahomey. Il réalise au cours de ces expéditions des relevés topographiques, des cartes et des représentations des paysages qu'il publie dans les Mitteilungen aus den deutschen Schutzgebieten/Communications sur les protectorats allemands. En 1897, il quitte la Mission de Bäle et entre au service de la colonisation allemande.
Après avoir quitté la Mission de Bâle, il entre au service du gouvernement allemand du Togo comme collaborateur du gouverneur du poste de Kete-Kratschi, le comte von Zech (de), en 1898 ce dernier est nommé gouverneur du Togo et Mischlich le remplace à la direction du poste de Kete-Kratschi. Dans un premier temps, il se consacre à l'exploration des régions avoisinantes, à la construction de routes carrossables et des ponts. Parallèlement, il mert en place une station météorologique et entreprent des plantations expérimentales, notamment de tiék, d’acajou, d’ébène, de palmiers à huile, de manguiers, d’orangers, de citronniers, d’ananas et de café, une expérimentation sur laquelle il publie en décembre 1908 un article « Bericht über die Versuchspflanzungen im Bezirk Krete-Kratschi/Rapport sur les plantations expérimentales dans le district de Krete-Kratschi » dans la revue Amtsblatt für das Schutzgebiet Togo.
Alors qu'il est en poste à Kete-Krachi vers 1900, Adam Mischlich rencontre le lettré musulman et auteur prolifique al-Hajj Umaru, qui a déjà collaboré pendant plusieurs années avec Adolf Gottlob Krause, avec celui-ci il apprend le haoussa et travaille sur des documentations en langue haoussa, il l'aide ensuite à être nommé imam. Ils travailleront ensemble pendant dix ans de 1900 à 1910, Al-Hajj Umaru devenant son plus proche collaborateur à Kete-Krachi, puis à Misahöhe, où Mischlich dirigea également le poste colonial.
Au début de la Première Guerre mondiale, Mischlich est en permission. Il est affecté à Auerbach où il est inspecteur de l'hôpital militaire pendant toute la durée du conflit. La perte des colonies allemandes après la défaite en 1918 rend impossible de retourner sur le continent africain. Il vit d'abord à Darmstadt, puis retourne en Afrique de l'Ouest en 1926 pour onze mois afin d'explorer le pays haoussa au Nigéria où il continue ses enquêtes linguistiques – cette fois principalement avec le soutien de Malam Labaran de Zaria – ce qui lui permis d'enrichir ses collections de chants, de contes, de fables et textes historiques. Les publications de Mischlich lui valent une reconnaissance dans le milieu universitaures des études africaines, tant en Allemagne qu'à l'étranger. Il devint membre et collaborateur de l'Institut international des langues et cultures africaines de Londres. Ses collections ethnographiques et d'histoire naturelle, rassemblées au Togo, sont aujourd'hui exposées dans plusieurs musées allemands.
Mischlich est décédé en 1948 à Francfort-sur-le-Main, ses archives privées sont déposées à l'Institut d'études africaines de l'Université Johann Wolfgang Goethe de Francfort-sur-le-Main et à la Mission de Bâle à Bâle. Mischlich reçoit le titre de professeur ainsi que la médaille Volney de l'Académie des sciences de l'Institut de France.