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Akbar Jabbari (en persan : اکبر جباری), né en 1352 du calendrier persan (1973) à Zanjan, est un chercheur iranien spécialiste de philosophie, de littérature, de mystique et de psychologie. Il est diplômé de l'université de Mysore en Inde.
Akbar Jabbari naît à Zanjan en 1973. Il a été le gendre de Ali Davani (fa).
Titulaire d'un doctorat de philosophie obtenu en Iran, il est également docteur en psychologie de l'université de Mysore, en Inde. Il a aussi été l'élève de Seyed Abbas Maaref (fa),.
D'abord défenseur des positions de Mahmoud Ahmadinejad et d'Esfandiar Rahim Mashaei (fa), il devient à partir de 2019-2020 un critique de ce courant. En février-mars 2021, il publie une note sur Ahmadinejad dans laquelle il écrit :
« Qu'un homme politique iranien, musulman et chiite, se prenne pour « Hegel » est un état plus grave encore que celui du musulman qui se prend pour « wali de Dieu ». Mais si quelqu'un se croit les deux à la fois, il doit sans aucun doute être soigné. »
Il ajoute :
« Au cours de ces années où il s'est présenté comme la voix forte des opprimés, M. Ahmadinejad s'est trouvé dans une situation telle qu'il est tombé, de façon effroyable, dans des délires [idées ou croyances erronées observées chez une personne] liés ou non à son contexte religieux. Pour des raisons juridiques, je ne peux de nouveau pas évoquer les nouvelles inquiétantes qui me sont parvenues à son sujet, mais je peux dire ceci : il se dirige à grande vitesse vers le précipice des troubles psychotiques et, si ses amis et ses sympathisants ne viennent pas à son secours, on ne pourra plus rien faire par la suite »
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En novembre-décembre 2013, une information annonçant l'arrestation de Jabbari pour « diffamation du régime » à propos du dossier nucléaire est diffusée. Jabbari dément l'information.
Dans un article intitulé « Le monde vécu sexuel et la question du hijab », Jabbari critique le caractère obligatoire du hijab et considère l'absence de voile comme l'effet de causes sociales plus larges. Il interprète comme des symboles sexuels des phénomènes tels que la « Peugeot 206 », le fait de marquer un but (au football), les tours, les tunnels et la cuisine ouverte. Il écrit :
« Dans une société où l'architecture, l'urbanisme, la circulation, l'industrie, le sport, l'art, les médias, le cinéma, la politique et beaucoup d'autres domaines ont une structure et une nature sexuelles, le comportement des individus prend naturellement lui aussi une nature sexuelle… Un phénomène comme l'absence de voile est l'effet d'un monde vécu bien plus complexe que ce que des ordres, des directives et des circulaires administratives pourraient résoudre de manière heureuse. L'absence de voile reste une catégorie complexe, et la personne non voilée, une inconnue. L'idée simple et courante à son sujet est qu'elle ignore les prescriptions religieuses ou qu'elle s'oppose à la charia islamique. À mon avis, cette idée est erronée dès le départ et, avec une telle conception, on ne pourra jamais parvenir à une solution… Il faut chercher davantage à comprendre cette question plutôt qu'aggraver le phénomène par des décisions hâtives et ignorantes. »
Le site Tabnak a réagi à cet article et à des opinions similaires par un texte intitulé « Sont-ils des malades sexuels ou des hypocrites opportunistes ? ».
Jabbari est un partisan de l'approche phénoménologique en Iran et appelle à porter un regard phénoménologique sur les questions sociales. Il a rédigé à ce sujet des notes dans Sooreh-ye Mehr. Il a également écrit des ouvrages d'approche phénoménologique, comme Philosophie, multiplication, genre et Réflexions phénoménologiques sur le sens de la culture. Intéressé par la philosophie de Heidegger, il aborde la psychothérapie dans une perspective heideggérienne. Des livres et des cours de lui sont disponibles sur Heidegger : on peut citer l'ouvrage Daseinanalyse ou analyse du Dasein ainsi que ses cours à l'École des sciences humaines Jivegi, consacrés à l'exposé de la philosophie de Heidegger.
Le 3 septembre 2026, lors d'une conférence intitulée « Heidegger et la question juive » à la « Ville de la philosophie d'Iran », Jabbari propose une lecture des passages des Cahiers noirs de Heidegger consacrés au judaïsme conciliante. Il souligne que ces passages sont peu nombreux au regard de l'ensemble de l'ouvrage, et distingue l'antisémitisme personnel, racial et religieux, estimant que la critique de Heidegger ne relève d'aucun de ces trois registres mais d'une critique de la métaphysique, de la technique et de la pensée calculante. Il oppose ainsi les personnes juives (Juden) au judaïsme (Judentum) comme structure de pensée, et interprète la « judéité métaphysique » comme une forme de pensée non limitée aux juifs. Il tient par ailleurs le soutien de Heidegger à Hitler pour une erreur, qu'il faut selon lui replacer dans son contexte historique.