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Alexandre-Nicolas Courtois, né le à Longuyon et guillotiné le à Paris, est un jurisconsulte français.
Après avoir débuté au barreau de Nancy, en 1783, Courtois a quitté cette profession pour suivre ses gouts littéraires. Membre des académies de Châlons et d’Arras, lauréat de celles de Nancy, de Besançon, de Rouen, etc., il est devenu successivement rédacteur du Journal de Deux-Ponts, du Journal général de l'Europe, imprimé à Herve, en pays Liégeois, des Mélanges de Littérature et de Politique, imprimés à Luxembourg et de plusieurs autres feuilles françaises et étrangères.
Élu, en 1789, membre du district de Longwy, puis de l’administration du département de la Moselle, il a été délégué en qualité de commissaire national dans les Flandres orientale et maritime par le ministre Lebrun, en 1792. Nommé, le , accusateur public près le tribunal militaire de l’armée de la Moselle, il fut bientôt décrété d’accusation, comme modéré. Il s’est alors retiré à Longuyon, et il y remplissait les fonctions de juge au tribunal civil lorsqu’il a été arrêté avec toute l’administration départementale et conduit à Paris.
Condamné à mort, il a écouté son arrêt avec calme, et il est monté à l’échafaud en chantant la Marseillaise. Le même jour deux de ses frères tombaient blessés en combattant dans les armées françaises. Il était lié avec Bernardin de Saint-Pierre, Nicolas François de Neufchâteau, l’abbé Grégoire, Lacretelle, Palissot, Pilâtre de Rozier, etc.