| Président Académie de Vaucluse | |
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| Président Académie de Vaucluse | |
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| Président Lou Flourege (d) | |
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| Président Académie de Vaucluse | |
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François Mordon (d) Marius Carré (d) | |
| Majoral du Félibrige | |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Joseph Alexis Mouzin |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Rédacteur à |
? Prouvènço !... (d) |
| Père |
Lazare Mouzin (d) |
| Mère |
Marie-Thérèse Mouzin (d) |
| Fratrie | |
| Conjoint |
Anaïs Mouzin (d) (de à ) |
| Enfants |
| Membre de | |
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| Distinctions |
Alexis Mouzin est un poète et félibre français, né à Avignon le et mort aux Lecques le .
Né au sein de la boulangerie du 33 rue Bancasse, il fréquente notamment Félix Achard dans sa jeunesse. Il fait ses classes chez les Frères des écoles chrétiennes à Béziers.
Attaché puis chef de bureau à la préfecture de Vaucluse, il devient vers 1880 receveur municipal d'Avignon. Il a été secrétaire du comité d'hygiène départemental.
Il commence sa carrière d'écrivain par l'écriture de drames historiques à la manière de Casimir Delavigne. Dans les années 1850, il publie aussi une première étude d'histoire loclae dans l'Annuaire administratif départemental.
En 1874, il est secrétaire du comité pour l'érection d'un buste de Pétrarque à la fontaine de Vaucluse.
Ayant rencontré Silvain en 1885 lors d'un voyage à Paris, par l'entremise de Paul Saïn, il organise une première représentation d'une de ses pièces L'Empereur d'Arles, au sein du théâtre antique d'Orange ; François André y voit « une tentative de décentralisation artistique réussie ».
C'est la rencontre avec Théodore Aubanel qui l'en a détourné pour se consacrer à la renaissance provençale et mistralienne.
Bien qu'il ait publié en 1870 un article moqueur vis-à-vis du Félibrige, il finit par rejoindre l'école félibréenne avignonnaise, le Flourège, en 1878. Félibre majoral en 1893, héritier du Cigalo d'Irlando après William Bonaparte-Wyse présenté par Frédéric Mistral. Il succède à Anfos Tavan comme capiscol du Flourège, en 1904. Il organise à ce titre les journées de Sainte-Estelle qui commémorent le cinquantenaire de la création du Félibrige[réf. souhaitée]. En 1901, Félix Gras meurt dans ses bras. Il est à cette époque assesseur de la maintenance félibréenne de Provence. En 1907, il fait de l'exposition régionale à Avignon une « grande fête provençale », organisnnt notamment un concours dont il est juré. Il collabore à L'Aiòli, publie de multiples cascareleto (histoires drôles) dans L'Armana prouvençau, et donne un recueil de poésie provençale (sa dernière œuvre) intitulé Remembranço vounvounejado. Il noue une forte amitié avec Frédéric Mistral. Il devient capiscol d'honneur du Flourège en 1914, après son retrait pour raisons de santé.
En 1880, il participe à la refondation de l'Académie de Vaucluse, dont il devient le premier secrétaire, et où il sera le seul poète. Il en est président en 1896-1897, 1910-1911, et 1918-1919. Il publie dans ce cadre une trentaine d'études littéraires et historiques, et prononce l'éloge de plusieurs de ses collègues. C'est aussi lui qui organise la plupart des « grandes célébrations académiques ». Il passe membre d'honneur de l'Académie en 1924. Il est à sa mort le dernier membre refondateur.
En 1911, avec Paul Manivet et Émile Sicard, il est à l'initiative d'un cycle de représentations théâtrales devant le palais des Papes.
Malade, il se retire aux Lecques.
Il est inhumé au cimetière Saint-Véran.
François André estime que « de la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle », il « marqu[e] la vie culturelle avignonnaise ».
Il a laissé des correspondances inédites avec Frédéric Mistral et Paul Arène (palais du Roure), ainsi que Paul Mariéton (bibliothèque municipale d'Avignon).
Il remporte à 17 ans le concours de « bouts rimés » organisé par le Petit Journal, et reçoit son prix des mains d'Alexandre Dumas père. Il recevra en 1874 l'Églantine d'or de l'Académie des jeux floraux pour son Ode à Clémence Isaure.