Ammestre

Ammestre de Strasbourg
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Armoiries de la ville impériale libre de Strasbourg

Image illustrative de l’article Ammestre
Carl Spielman (-), ammestre en
(Musée historique de Strasbourg)

Création
Abrogation
Mandant élection par cooptation
Durée du mandat annuelle
Premier titulaire Bourcard Twinger ()
Dernier titulaire François Xavier Alexis Poirot ()

Liste des ammestres de Strasbourg

L'ammestre ou ammeistre est un dirigeant de la ville impériale libre de Strasbourg, alors cité-État du Saint-Empire romain germanique au Moyen Âge et à l'époque moderne. Ce titre correspond à celui d'échevin, c'est-à-dire à un magistrat municipal occupant une fonction de représentation.

Considéré comme « chef de l'État » de la cité, il était élu parmi les délégués des corporations et exerçait sa fonction pour un an. Créé en , cette charge perdura après l'annexion de Strasbourg au royaume de France en et jusqu'à la Révolution française.

L'étymologie fait correspondre ce mot à une contraction du terme allemand « Ambahtmeister » (Amt : fonction ; et Meister : maître). Ce terme a pu ultérieurement désigner le maire de Strasbourg.

Histoire

Entre les XIIIe et XVIIe siècles, Strasbourg constitue une ville libre d'Empire indépendante et gouvernée par trois conseils et un ammestre. L’ensemble est appelé le « Magistrat », avec un singulier collectif marqué par une majuscule à ce mot. Il était également appelé « Régime permanent » ou « Régence perpétuelle » (en allemand : bestændige Regiment). Cette organisation permettait aux grandes familles patriciennes strasbourgeoises de détenir les pouvoirs, selon un système oligarchique.

Gouvernement

Avec des variantes et des ajouts, le système municipal strasbourgeois est organisé avec trois pôles de pouvoir depuis le XIIIe siècle jusqu'à la Révolution française.

Un exécutif

Le pouvoir exécutif était composé d'un ammestre issu de la bourgeoisie et secondé par quatre stettmestres issus de la noblesse. Ces derniers étaient également élus pour un an mais exerçaient leurs fonctions à tour de rôle pendant un trimestre.

Trois conseils

Cérémonie du Schwörtag vers 1785
(Musée historique de Strasbourg).

Le Magistrat se composait également de trois « chambres secrètes » (Geheime Stuben), :

Les corporations

En bas du système, on trouve les vingt corporations des métiers, qui élisaient 300 échevins d'où étaient issus les Conseils.

Stabilisation

Définitivement établie dans tous ses rouages en , la Constitution urbaine de Strasbourg ou « charte de serment » (Schwörbrief) subsista sans changement jusqu'en et était solennellement lue, au début de chaque année, à l'ensemble des bourgeois lors de la cérémonie de prestation de serment (Schwörtag).

Liste des ammestres de Strasbourg

Pour la liste complète, voir l'article : Liste des ammestres de Strasbourg.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes