
L'Angiomyolipome est une tumeur rénale bénigne constituée microscopiquement de vaisseaux, de muscles lisses et de graisse. Cette tumeur rénale est souvent de découverte fortuite de par sa croissance lente et sa relative innocuité, elle peut cependant être découverte à l'occasion d'hématurie ou d'hémorragies interne. Elle est associée dans 25 à 50 % des cas à une sclérose tubéreuse de Bourneville.
L'étymologie du terme peut se scinder en un radical Angio- du grec ancien ἀγγεῖον, angeîon (vaisseau) suivi Myo- du grec ancien μυός, muós, génitif de μῦς, mýs (Muscle), puis Lipo du grec ancien λίπος, lípos (gras) et enfin du suffixe Ome du grec ancien -ωμα, -ôma désignant une tumeur, une production pathogène.
Elle est souvent d'aspect relativement plein de par son contenu élevé en cellules épithéloïdes, on y voit cependant des amas graisseux, ainsi que des saignements. Elle présente par ailleurs un aspect souvent pléimorphe.
La tumeur est principalement composée de cordons épithéloïdes avec aspect pléomorphique. On distingue aussi des structures vasculaires avec des réarrangements en divers endroits, on y voit par ailleurs parfois des nécroses, hémorragies, ou des embolies de cellules tumorales. Les muscles lisses et de la graisse y sont présents, souvent plutôt minoritaires, et apparaissent d'aspect normal.
Cette tumeur est surtout marquée par HMB45, l'actine des muscles lisses, NSE et la vimentine. On peut cependant retrouver focalement la protéine S100 et le CD68.
L'angiomyolipome est, dans la majorité des cas, une découverte de hasard lors d'un examen de l'abdomen par échographie, tomodensitométrie ou Imagerie par résonance magnétique.
Bien que cette tumeur soit le plus souvent considérée comme bénigne, la chirurgie peut être proposée car :
Le caractère malin de la tumeur n'est cependant admis qu'en cas de métastases à distance objectivées.