Anna Wessels Williams

Anna Wessels Williams
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Anna Wessels Williams, née le et morte le , est une bactériologiste américaine. Elle est principalement connue pour sa découverte d'une souche de diphtérie utilisée ensuite dans la conception de vaccins ayant contribué à éradiquer la maladie aux États-Unis. Elle a également contribué à la création d'un vaccin contre la rage largement utilisé, ainsi qu'à l'amélioration des méthodes de diagnostic de cette maladie.

Biographie

Enfance et formation

Anna Wessels Williams naît le à Hackensack, dans le New Jersey, de Jane Van Saun et de William Williams, un professeur particulier. Elle étudie à la maison avec son père et obtient son diplôme de la New Jersey State Normal School (en) en 1883.

Elle décide de faire carrière dans la médecine après que sa sœur Millie a failli mourir en couches, peut-être à cause de la diphtérie. Sa mère s'oppose d'abord à sa vocation, jusqu'à ce qu'elle la convainque en proposant de mettre ses études en pratique dans le cadre d'une mission.

En 1891, elle obtient son diplôme de médecine au Woman’s Medical College of the New York Infirmary for Women and Children (en).

Carrière

Elle travaille ensuite au Woman’s Medical College of the New York Infirmary for Women and Children (en) en tant qu'enseignante de pathologie et d'assistante du directeur du département de pathologie et d'hygiène, jusqu'en 1894.

En 1894, elle intègre bénévolement le laboratoire de diagnostic du New York City Department of Health, où elle découvre une souche de la bactérie responsable de la diphtérie pouvant être utilisée pour produire un vaccin. Cette découverte contribue aux progrès de la prévention de la maladie. Le mérite de cette découverte est alors attribué au directeur du laboratoire, William Hallock Park (en), alors même que celui-ci était en vacances au moment de la découverte.

En 1895, elle devient une employée à part entière du laboratoire, où elle travaille pendant une dizaine d'années en tant qu'assistante bactériologiste, notamment sur des souches de Streptococcus et de Streptococcus pneumoniae.

En 1896, elle se rend à l'Institut Pasteur à Paris, dans l'espoir d'obtenir une souche de la bactérie responsable de la scarlatine. Elle n'en trouve pas, mais repart avec plusieurs souches du virus de la rage. Elle travaille alors à améliorer l'identification et le diagnostic de la rage et met au point, en 1898, un vaccin contre cette maladie qui sera largement utilisé.

Elle est la première chercheuse à découvrir que certaines modifications des cellules du cerveau permettent de diagnostiquer la rage. Adelchi Negri (en), qui fait la même découverte quelque temps plus tard, publie ses résultats avant elle, ce qui explique que les structures observées portent son nom : les corps de Negri.

Pendant la guerre hispano-américaine, elle tente sans succès de développer un sérum pour traiter la pneumonie. Elle démissionne en 1899 et tente de poursuivre ses recherches tout en s'occupant de son frère malade à Saranac Lake.

En 1905, elle réintègre le Woman’s Medical College of the New York Infirmary for Women and Children (en) en tant que pathologiste consultante. Elle y met au point une méthode plus efficace de détection des corps de Negri, permettant de diagnostiquer la rage en dix minutes au lieu de dix jours. Sa méthode sera utilisée jusqu'à ce qu'elle soit améliorée en 1939.

En 1907, elle est nommée au sein du Committee on the Standard Methods for the Diagnosis of Rabies par l'American Public Health Association (en).

Elle continue de collaborer avec William Hallock Park (en). Ensemble, ils publient Pathogenic Micro-organisms Including Bacteria and Protozoa: A Practical Manual for Students, Physicians and Health Officers. En 1929, ils publient également Who’s Who among the Microbes.

À la même période, elle découvre, en collaboration avec Sara Josephine Baker, que les inflammations oculaires chez les enfants pauvres de New York sont souvent diagnostiquées à tort comme des cas de trachome.

En 1915, elle devient présidente de la Women's Medical Association of New York City (en).

Pendant la Première Guerre mondiale, elle participe aux efforts de recherche contre l'épidémie de grippe espagnole.

En 1932, elle publie Streptococci in Relation to Man in Health and Disease. La même année, elle devient la première femme élue au conseil d'administration de la section consacrée aux études de laboratoire de l'American Public Health Association (en).

Fin de vie

En 1934, elle est contrainte de prendre sa retraite en raison de son âge avancé. En 1936, la New York Women’s Medical Society lui rend hommage pour son travail et son soutien à l'accès des femmes aux professions médicales.

Elle meurt le 20 novembre 1954 à Westwood, dans le New Jersey.

Ouvrages

Références

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Liens externes