| Assia Hamdi | |
| Naissance | Dechy |
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| Profession | Journaliste Autrice |
| Spécialité | Sport et société |
| Médias actuels | |
| Média | Presse écrite |
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Assia Hamdi est une journaliste indépendante et autrice française, spécialisée dans les questions liées au sport et à sa place dans la société. Ses travaux portent notamment sur la place des femmes dans le sport, l'olympisme, les discriminations, le handicap et les pratiques sportives peu médiatisées.
Née dans le Nord près de Douai, Assia Hamdi grandit à Sevran, en Seine-Saint-Denis. Elle est scolarisée au collège Painlevé puis au lycée Blaise-Cendrars. Adolescente, elle consulte régulièrement la presse sportive à la bibliothèque Marguerite-Yourcenar de Sevran. Après des études de langues étrangères à la Sorbonne, elle se tourne vers le journalisme. Elle fait partie de la promotion 2009 de La Chance, dispositif de préparation aux écoles de journalisme pour y soutenir davantage de diversité sociale et territoriale.
Elle se forme ensuite au journalisme de presse écrite et en ligne au Centre de formation et de perfectionnement des journalistes. Elle effectue une alternance au sein du magazine L'Étudiant,.
Journaliste indépendante depuis le début des années 2010, Assia Hamdi collabore avec plusieurs titres de presse écrite et publications en ligne sportifs et généralistes, parmi lesquels L'Équipe, So Foot, Le Monde, Marie Claire, La Vie, Phosphore ou Tennis Magazine.
Au milieu des années 2010, elle participe avec d'autres confrères comme fondatrice de Lignes de fond, un média en ligne consacré au tennis, dont elle devient rédactrice en chef.
Ses reportages abordent notamment des disciplines notamment peu médiatisées, le sport amateur, l'olympisme, les transformations liées aux compétitions internationales et l'inclusion par le sport. Elle consacre par exemple un reportage au sumo amateur dans le magazine L'Équipe en 2019. En 2024, elle publie dans Le Monde un article sur les débats ayant accompagné l'intégration de l'escalade au programme olympique. En août de la même année, elle signe dans La Vie un reportage au Bondy Cécifoot Club, à son fonctionnement et au développement du cécifoot en Seine-Saint-Denis. En juillet 2024, elle publie dans le supplément L'Époque du Monde l'enquête « Mon “city stade” est-il macho ? », consacrée à la place des femmes dans les équipements sportifs en accès libre. Ce reportage reçoit en novembre 2024 le prix Reporters d'Espoirs « Sport et innovation sociale », remis lors des Tribunes de la presse à Bordeaux. À cette occasion, Le Monde republie l'enquête.
En 2025 et 2026, elle poursuit ses enquêtes sur les usages sociaux de la musculation, le culturisme et la représentation du corps. Elle publie notamment dans L'Équipe un article sur le culturisme sans produits dopants, ainsi qu'une enquête intitulée « Des salles de sport aux réseaux sociaux : se muscler pour exister » dans Sciences Humaines.
En 2026, elle signe avec le dessinateur Matthieu Méron « Sport extrême », une enquête dessinée consacrée à la bigorexie et publiée dans La Revue dessinée.
Elle intervient également dans le domaine de l'éducation aux médias et anime des ateliers et des formations auprès de publics scolaires et adultes. Elle est membre du collectif de journalistes indépendants Les Incorrigibles, basé à Montreuil.
En juin 2021, Assia Hamdi publie chez Marabout son premier essai, Joue-la comme Megan : le marathon des sportives pour l'égalité, préfacé par la judokate Clarisse Agbegnenou. Fondé sur plus de soixante-dix témoignages et sur un travail de documentation historique, l'ouvrage retrace les combats menés par les femmes pour accéder aux pratiques sportives et faire reconnaître leurs droits dans le sport professionnel comme amateur. Il aborde notamment les violences sexuelles, les inégalités salariales, les menstruations, la maternité, l'anorexie, l'homophobie, les représentations du corps et la place des femmes dans les fonctions dirigeantes du sport,.
Assia Hamdi explique que le projet est né de plusieurs années de recherches sur la place des femmes dans le sport. Elle cite parmi ses principaux déclencheurs une enquête de Disclose sur les violences sexuelles et les révélations de la patineuse Sarah Abitbol, qui ont contribué à la libération de la parole dans le milieu sportif,.
Le livre donne la parole à des sportives de haut niveau comme à des pratiquantes moins connues, ainsi qu'à des entraîneures et à des arbitres,. Son titre détourne celui du film Joue-la comme Beckham et fait référence à la footballeuse américaine Megan Rapinoe, dont les prises de position sur l'égalité salariale, l'homophobie et la représentation des sportives sont évoquées dans plusieurs chapitres.