| Sevran | |||||
La mairie en 2019. | |||||
Blason |
Logo |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Île-de-France | ||||
| Département | Seine-Saint-Denis | ||||
| Arrondissement | Le Raincy | ||||
| Intercommunalité | Métropole du Grand Paris EPT Paris Terres d'Envol |
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| Maire Mandat |
Stéphane Blanchet 2026-2032 |
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| Code postal | 93270 | ||||
| Code commune | 93071 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Sevranais, Sevranaise | ||||
| Population municipale |
52 535 hab. (2023 |
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| Densité | 7 216 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 56′ 00″ nord, 2° 32′ 00″ est | ||||
| Altitude | Min. 46 m Max. 66 m |
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| Superficie | 7,28 km2 | ||||
| Type | Grand centre urbain | ||||
| Unité urbaine | Paris (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Paris (commune du pôle principal) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Sevran (bureau centralisateur) |
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| Législatives | 11e circonscription de la Seine-Saint-Denis | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Seine-Saint-Denis
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.ville-sevran.fr/ | ||||
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Sevran est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis, en région Île-de-France.
Autrefois petit village de la plaine de France, la commune a connu un important développement démographique durant les années 1960 et 1970, faisant quadrupler sa population en moins de quarante ans et est devenue une ville de la banlieue nord-est de Paris.
La ville abrite sur une partie de son territoire le parc forestier de la poudrerie nationale de Sevran-Livry.

La ville de Sevran est située à 18 kilomètres au nord-est de Paris, dans la partie méridionale très urbanisée de la Plaine de France.
Sevran est une ville de la banlieue est de Paris : elle se trouve donc dans son aire d'attraction, dans son unité urbaine et dans son bassin de vie. Elle fait partie de la zone d'emploi de Roissy.
La ville est limitrophe des communes de :
.
La superficie de la commune est de 7,28 km2 ; son altitude varie de 46 à 66 mètres.
Le calcaire des sous-sols ainsi que les carrières de gypse, sont exploités pendant plus de 2000 ans[réf. nécessaire].

La commune s'est édifiée sur les rives de la Morée, petite rivière qui prend sa source dans le marais du Souci à Sevran et est un sous-affluent de la Seine par le Croult. Elle est désormais en grande partie canalisée et souterraine, et fait partie du réseau départemental d'assainissement de la Seine-Saint-Denis .
Le canal de l'Ourcq, l'un des ouvrages du réseau des canaux parisiens, est creusé par la Ville de Paris, en application d'un décret du 29 floréal an X () du Premier consul Napoléon Bonaparte, afin d'alimenter Paris en eau potable et de faciliter le transport de marchandises et de personnes et inauguré au cours des années 1820, n'est plus navigable à Sevran depuis 1962.

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C).
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 673 mm, avec 10,4 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située à Bonneuil-en-France à 7 km à vol d'oiseau, est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 616,3 mm,. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .

Sevran est une ville fleurie, ayant obtenu deux fleurs lors du dernier concours des villes fleuries. Elle offre à ses 51 225 habitants 88 hectares d'espaces verts gérés par la commune et 73 hectares par l’Office national des forêts :

Plusieurs espèces que l'on trouve dans les forêts de Sevran sont suivies et protégées par une ZNIEFF (zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique). Depuis , la gestion du parc est dévolue à l’Agence des espaces verts de la région Ile-de-France, classé en « zone naturelle d’intérêt écologique floristique et faunistique » (ZNIEFF).
Le parc de la poudrerie abrite plusieurs types d'espèces de coléoptères (près de vingt-huit espèces) dont celles de la famille des Carabidae, de la famille des Histeridae, celles de la famille des Silphidae ou de la famille des Staphylinidae. Le Cerambyx cerdo Linné est sous protection nationale.
Des perruches à colliers sont régulièrement signalées dans les parcs de la Poudrerie, des Sœurs, etc. On les trouve particulièrement dans les villes limitrophes des zones aéroportuaires, comme Sevran, avec l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle.
Le Triturus helveticus est une espèce menacée par la destruction des zones humides et de son habitat (zone marécageuse). Les pics mars (Dendrocopus medius) et pics noirs (Dryocopus martius) font partie des oiseaux rares trouvables dans les zones forestières.
Les crécerelles (Falco tinnunculus) et l'épervier d'Europe (Accipiter nisus) sont fréquemment observés dans ces lieux.
L'hirondelle rustique (Hirundo rustica), considérée comme étant en déclin, figure dans la liste des oiseaux menacés.
Des spécimens de la période post-glaciaire sont encore présents dans le parc de la Poudrerie de Sevran. Vers la période Atlantique (7 000 ans) le climat chaud et humide permet la prolifération de chênaies. Vers la période subatlantique (IXe siècle av. J.-C.), le climat tempéré permet la croissance du hêtre et du charme.
Au , Sevran est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle appartient à l'unité urbaine de Paris, une agglomération inter-départementale regroupant 407 communes, dont elle est une commune de la banlieue,,.
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principal,. Cette aire regroupe 1 929 communes,.



La ville est composée de dix quartiers :
En 2023, le nombre total de logements dans la commune était de 17 968, alors qu'il était de 17 035 en 2017 et de 16 497 en 2012.
Parmi ces logements, 94,5 % étaient des résidences principales, 0,5 % des résidences secondaires et 5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 33,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 63,4 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Sevran en 2023 en comparaison avec celle de la Seine-Saint-Denis et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (0,5 %) par rapport au département (1,4 %) et à la France entière (9,7 %).
| Typologie | Sevran | Seine-Saint-Denis | France entière |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 94,5 | 92,6 | 82,4 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 0,5 | 1,4 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 5 | 6 | 7,8 |
Depuis la fermeture de Kodak, plusieurs projets ont été envisagés pour la reconversion du site. En parallèle, l'entreprise, encadrée par la préfecture de Seine-Saint-Denis, mène des travaux de dépollution du site, dont la fin est actée par un procès-verbal de récolement du préfet le . Le site est ouvert au public depuis . Il a accueilli plusieurs éditions des Rendez-vous aux Jardins organisés par la mairie vidéo.
Prévu pour 2050, le programme « Nature 2050 » est lancé par des associations, des scientifiques, des collectivités et entreprises. Le projet a pour but de mettre en place des projets d'actions concrètes en faveur de l'écologie, suivant les recommandations de la COP 21. L'ancien site de Kodak situé à Sevran verra une transition progressive après 2016 en un terrain agricole urbain.

Les travaux pour la chaufferie biomasse ont débuté à la fin de 2016.
Cette chaufferie, usine biomasse (copeaux de bois) devrait fonctionner pour l'hiver 2017 avec une énergie plus propre et moins coûteuse, puisque le bois est une ressource locale. Elle alimentera les foyers en eau chaude et évitera les rejets de CO2.
La commune est traversée par un réseau de routes départementales structurant les déplacements locaux et intercommunaux, composé de deux axes routiers principaux, qui se rejoignent dans le quartier Primevères-Savigny.
L'axe nord–sud, constitué par la route départementale 970, relie les communes environnantes et permet d’assurer la continuité avec la RD 932 et la RD 933 situées à proximité, mais qui ne traversent pas la ville. Elle traverse le quartier de Rougemont du nord au sud, notamment par le pont de la Croix-Blanche franchissant les voies ferrées de la SNCF.
L'axe est–ouest, constitué par la route départementale 44, traverse le centre-ville puis le quartier des Trèfles et relie Sevran aux communes voisines.
Une piste cyclable a été aménagée[Quand ?] : la piste de l'Ourcq, traversant la ville, cinq pistes communales, deux pistes intercommunales (édifiées en 2004), une ligne départementale des parcs, et trois pistes départementales.


La commune dispose d'une assez bonne desserte avec :
De nombreux projets sont en cours depuis 2016 concernant le CDG Express et l’amélioration de la ligne du RER B, l'aménagement des deux gares Sevran-Beaudottes et Sevran-Livry ainsi que leur environnement. D'autre part, un Comité d'axe dans le cadre du Plan de déplacement urbain sur les lignes de bus 613 et 147 a été créé. Par ailleurs, la commune sera reliée par la ligne 16 du Grand Paris Express qui concernera les aménagements des deux gares du RER B.
Avant le VIIe siècle, Sevran apparaît sous l'appellation Ceb.randa ou Caput Arantae (par restitutions hypothétiques). C’est au cours du VIIe siècle qu’apparaît la mention écrite du village Ciperente ou Ceperente, dans le testament de dame Ermentrude, alors propriétaire terrienne de la région. Puis au VIIIe siècle, apparaît Ceverent. Des documents permettent de suivre l’évolution étymologique : en 1089 Ceverencus/Ceverenco, en 1168 Ceverents, en 1237 Ceverent, en 1243 Cevran ou encore Cevrent, Cevren au XIIIe siècle et Sevran. À la fin du XVIIIe siècle, deux appellations restent : Cevran au XVIIIe siècle et Sevran. À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, apparaît Sévran qui se modifie en Sevran vers 1780.
L'abbé Lebeuf, prêtre et historien, nous rappelle que le lieu est appelé Villa Picta dès le milieu du IXe siècle et il en déduit que l'origine du nom actuel est incertaine. Il en donne une large description, qui nous permet de comprendre à la fois l'histoire et la géographie de la ville, à ce moment-là. Voici un exemple : « La paroisse de ce nom est située à quatre lieues de Paris, à la main gauche du chemin de Meaux, à l'extrémité de la plaine ou des belles campagnes de bled qu'on appelle le pays de France, d'où est venu que quelques-uns l'on appelé Cevran en France qu'ils écrivent Sevran. Le petit ruisseau qui y passe s'appelle Morée et prend sa source à une demi-lieue de là vers Vaujours. Ce pays est cultivé en grains, mais non si abondement que du côté d'Aulnay, Villepinte et Tremblay étant encore plus froid que les territoires que je viens de nommer, il n'a paru nullement propre à la culture de la vigne, mais il y a des prairies et des pacages. ».
L'étymologie de Sevran n'est pas établie avec certitude. Le nom pourrait dériver de « severanum » qui signifie « le domaine de « Severus », fait probablement référence à une ancienne ferme gallo-romaine. La première mention de ce village date du VIIIe siècle. De 1060 à 1563, les religieux de Saint-Martin des Champs s'y installèrent et accordèrent à tous les habitants un droit de pâturage.
Au VIe siècle, dans son testament, Ermenthrude mentionne Sevran. Ainsi il apparait la mention suivante : « Vinex predatura una sita in monte Blixata quem Leudefredocolit, Basilicae Sancti Martini Ciperente dari jubes », traduction du latin : « Je veux qu'on donne à la basilique de Cevrent une certaine pièce de vigne située sur le mont Blixa qui est façonnée par Eufroy. ».
Des fouilles archéologiques réalisées en 1984 par la Société historique du Pays de l'Aulnoye ont permis la découverte de sépultures mérovingiennes dans l'église Saint-Martin.
Les bénédictins de Saint-Martin-des-Champs s'installent à Sevran en 1060. Vers 1083, le fief fait partie de la seigneurie d'Hugues de Dammartin, vassal de l’évêque de Paris. Le domaine est alors cédé à Saint-Martin qui n’y tient toutefois que la seigneurie et la justice.

Le village vivant de la culture céréalière connaît une certaine prospérité économique. Ainsi vers 1563, les moines accordent un droit de pâturage à tous les habitants du village. Mais aux XVIe et XVIIe siècles, de mauvaises récoltes provoquent des périodes de disette.
En 1569, Saint-Martin-des-Champs vend la seigneurie de Sevran à Charles Maheut, notaire du roi. L'existence du fief de Baudotte est attestée en 1577 lors de sa vente par le prieuré de Saint-Nicolas d’Acy de Senlis (qui dépend de Saint-Martin-des-Champs) à Jean Josselin et Charles Maheut. À la mort de ce dernier en 1587, ses biens furent partagés entre ses deux enfants, Valère et Michel ; ainsi en 1601, le fief de Baudotte fut divisé en deux, de sorte qu’on le nomme désormais « Les Baudottes ». Une partie du fief fut rattachée au fief de la Fossée en 1608 ; l’autre partie, en revanche, continua de relever directement de la seigneurie de Sevran.
Au XVIe siècle, un seigneur nommé Charles Maheut s'intéresse à l'instruction des enfants. Il place dans la commune un maître instituteur.
Un siècle plus tard, l'abbé Flexelles installe et dirige une annexe des Petites écoles de Port-Royal, dans le fief de Fourchelle de 1656 à 1660. Sevran accueille des maîtres jansénistes, Claude Lancelot (1615-1695) déjà éducateur à Port-Royal des Champs en 1638, et Pierre Nicole (1625-1695).
En 1643, le château de Sevran est érigé en fief.
Au XVIIe siècle, saint Vincent de Paul séjourne plusieurs années au village.

La Révolution française n'occasionne aucun changement majeur dans le village.
En 1802, avec un décret du 29 floréal an X () Napoléon Bonaparte, alors Premier consul, ordonne l'ouverture du canal de l'Ourcq. Il passa une nuit au domaine du Fayet (ancienne maison Nobel, puis ancienne Mairie), alors propriété du marquis de Montaignac, lorsqu'il parcourait les chantiers des travaux de son creusement.
En l'An XII de la Révolution, Sevran est momentanément sans école. Il faut attendre 1809 le retour de Louis-Nicolas Dardelle, pour que l'école soit rouverte. Mais la commune se désintéresse totalement du sort des instituteurs qui sont rétribués par les parents d'élèves.
Au XIXe siècle, la construction du canal de l'Ourcq, puis du chemin de fer, changent la physionomie de la commune. Aux abords de ces deux axes, de nombreuses entreprises s'installèrent, offrant du travail à de nouveaux habitants : la poudrerie nationale de Sevran-Livry (1873), Westinghouse (1891) et Kodak (1925).
L'ouverture du canal intervient en 1822.
En 1826, Julien Leclaire fabrique le plâtre depuis le gypse des carrières, production qu'il expédie par wagonnets jusqu'au canal de l'Ourcq afin de les livrer par péniches à la capitale.
En 1860, la Compagnie des chemins de fer du Nord ouvre la gare de Sevran - Livry à l'occasion de la mise en service de la section de Paris à Sevran de la ligne de La Plaine à Hirson et Anor (frontière), afin de desservir également les communes de Livry-Gargan, Villeparisis, Vaujours, Villepinte et Tremblay-lès-Gonesse. L'arrivée du chemin de fer est à l'origine de l'accroissement de leur population.


Le premier système d'éclairage public est mis en place sur proposition de M. Porche, maire de Sevran, le . Il est constitué de trois réverbères fonctionnant au pétrole qui éclairent le village pendant l'hiver. Une concession de 32 ans pour l'éclairage au gaz est accordée à la société Fusion des gaz le
La Guerre franco-allemande de 1870 est dévastatrice pour Sevran. Le village est déserté par ses habitants : seuls trois d'entre eux restèrent et huit revinrent sur les 360 que comptait la commune. Les bois sont rasés et le village totalement détruit.
En 1873 ouvre la Poudrerie nationale de Sevran-Livry, active jusqu'en 1973 et dont le site est devenu depuis le parc forestier de la Poudrerie de Sevran. La poudrerie a compté jusqu'à 3 300 ouvriers, et produisit jusqu'à 28 tonnes de poudres par jour.
En 1875, la Compagnie du chemin de fer de Bondy à Aulnay ouvre la ligne éponyme (dite Ligne des Coquetiers afin de relier les lignes de chemin de fer adjacentes et surtout de desservir les industries locales, nécessitant la construction du Pont de Rougemont sur le canal de l'Ourcq à l'emplacement de l'ancien pont construit pour le duc de Berry et démoli par la Ville de Paris vers 1860. L'exploitation est reprise par la Compagnie des chemins de fer de l'Est en 1980 après la faillite du premier concessionnaire. Elle ouvre la halte de Freinville-Sevran.
L'instauration d'un enseignement primaire, laïc et gratuit par Jules Ferry, le , ne change aucunement les habitudes des Sevranais qui éduquent leurs enfants depuis déjà quelques siècles.
En 1874, le groupe Westinghouse d'origine britannique obtient la commande d'un réseau français de chemins de fer la Compagnie de l'ouest. En 1891, The Westinghouse Brake Company développe son activité partout en France, et notamment à Sevran, grâce à l'acquisition de cinq hectares du Bois-du-Roi et du bois de Rougemont. Cette forêt était une propriété de la couronne de France transmise à la famille d'Orléans et était réputée pour les activités de banditisme qui s'y pratiquaient. La nouvelle agglomération autour de l'usine est dès lors nommée « Freinville » pour rappeler l'activité principale du groupe. L'usine de Sevran emploie trois cents personnes et permet de produire chaque année mille deux cents équipements de commandes de frein pour locomotives et six mille équipements de freinage pneumatiques pour les voitures de voyageurs et seront les seuls en Europe jusqu'en 1914.
À la suite de l'expulsion des congrégations (1902-1903), la commune ferme le [réf. nécessaire] l'école des Sœurs de la Providence d'Alençon installée depuis 1861[réf. nécessaire].
La société Fusion des gaz, concessionnaire de l'éclairage public, se dit prête pour l'installation de l'électricité en 1912. Un accord est signé le pour un projet de réseau à partir d'un transformateur à la gare. La guerre de 1914 ralentit la réalisation des travaux et c'est le que le conseil municipal demande le remplacement de l'éclairage au gaz par l'électricité avec quatre lampes entre la mairie et le pont du canal.

George Eastman décide d'implanter son activité de en France et choisit Sevran, en choisissant un grand terrain proche d'une voie d'eau et d'une gare de chemin de fer et commence son activité le ,. La municipalité voit l'arrivée de Kodak comme un bienfait pour la prospérité économique de la ville. Le site est défriché progressivement et les bâtiments sont construits au fil du développement de l'activité. Celle-ci atteint son plein essor à la fin des années 1960 avec environ 2100 employés, majoritairement des femmes}.
Une nouvelle école est construite en 1930 à Sevran.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, la ville abrite de nombreux résistants notamment Alfred Victor Lévy, André Bellamy, Francis Créno, Auguste Crétier (abattu par l'ennemi le devant l'école qui porte à présent son nom), Gaston Bussière (ancien maire de la ville). Tous sont fusillés. Après la débâcle allemande, Sevran obtient sa liberté par le sang : plusieurs obus éclatèrent dans la ville, faisant de nombreuses victimes. Le , le centre de Sevran est libéré par les troupes américaines.

À partir des années 1950, le nord de la commune connaît une forte urbanisation. Les champs disparaissent progressivement. Dans les années 1970, la commune encourage l'installation de zones commerciales et industrielles, comme Beau Sevran et la zone d'activité Irène-et-Joliot-Curie.
En 1976, lors de la mise en service de la Ligne d'Aulnay-sous-Bois à Roissy 2-RER est mise en service la gare de Sevran - Beaudottes qui dessert ce quartier par les trains du RER B.
En , la société Westinghouse transfère officiellement son siège social de Paris à Sevran au 2, boulevard Westinghouse, et les moyens de production et de commercialisation de l'entreprise sont transmis sur un nouveau site, à Claye-Souilly. La société est divisée en trois divisions opérationnelles indépendantes : automobile, ferroviaire, pneumatique industrielle. Dès les années 1977, Westinghouse décide de supprimer certains emplois et souhaite délocaliser l'usine aux États-Unis à cause de la mondialisation. Des mouvements de grève s'organisent par la CGT, la CFDT et FO qui ont duré huit semaines en mai et . Malgré l'effort des syndicats et des ouvriers, l'usine Westinghouse a été démantelée en 1997[réf. incomplète].
La désindustrialisation qui frappe la France, et la Seine-Saint-Denis en particulier, touche aussi le site Kodak de Sevran. L'entreprise est aussi affaiblie par l'arrivée de la photographie numérique. Les premiers plans de suppression d'emplois ont lieu en 1982-1983. L'activité cesse en 1993 et le site ferme ses portes en 1995.
Au début des années 2000, frappée par la désindustrialisation, la commune est pratiquement en faillite, présente un fort taux de chômage et les bâtiments municipaux sont souvent délabrés au point d’être parfois dangereux.
En 2004-2006, l'infrastructure de la ligne de Bondy à Aulnay-sous-Bois est transformée pour devenir la ligne 4 du tramway d'Île-de-France, qui s'accompagne de la création de la station Rougemont-Chanteloup à Sevran.
À Sevran, des opérations de rénovation dans les cités où les bâtiments sont très délabrés et mal entretenus sont lancés, ainsi que des opérations de construction. . Depuis 2012, le quartier Montceleux connaît notamment des travaux de rénovation.
Le , une des trois tours de dix-sept étages de la résidence Belle-Aurore, construite au milieu des années 1970 dans ce quartier limitrophe de Villepinte, a été démolie par grignotage. Les deux autres devraient être démolies dans les années à venir.
Jusqu’à la loi du , la commune fait partie du département de Seine-et-Oise. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis et à son arrondissement du Raincy à la suite de son transfert administratif qui devint effectif le , ainsi qu'à la région Île-de-France, le département et la région étant à la fois circonscriptions administratives de l'État et collectivités territoriales.
Sevran faisait partie de 1793 à 1801 du canton de Livry-Gargan, année où elle rejoint celui de Gonesse. En 1922, elle intègre le canton d'Aulnay-sous-Bois jusqu'en 1964, lorsqu'elle devient le chef-lieu du canton de Sevran. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Pour les élections départementales, la commune est depuis la réforme de 2014 le bureau centralisateur d'un nouveau du canton de Sevran porté d'une à deux communes, avec Villepinte.
Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la onzième circonscription de la Seine-Saint-Denis.
La commune faisait partie depuis 2010 de la communauté d'agglomération Terres de France. Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le , la métropole du Grand Paris (MGP), à laquelle la commune a été intégrée.
La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du (Loi NOTRe) prévoit également la création le d'établissements publics territoriaux (EPT), qui regroupent l'ensemble des communes de la métropole à l'exception de Paris, et assurent des fonctions de proximité en matière de politique de la ville, d'équipements culturels, socioculturels, socio-éducatifs et sportifs, d'eau et assainissement, de gestion des déchets ménagers et d'action sociale, et exerçant également les compétences que les communes avaient transférées aux intercommunalités supprimées
Sevran fait donc partie depuis le de l'établissement public territorial Paris Terres d'Envol, créé par un décret du et qui regroupe les cinq communes adhérant au SEAPFA (dont les trois communes membres de Terres de France) ainsi que les trois communes qui faisaient partie de la communauté d'agglomération de l'aéroport du Bourget. Le président de l'EPT est Bruno Beschisa
Elle est également membre du syndicat d'équipement et d'aménagement des Pays de France et de l'Aulnoye (SEAPFA).
Compte tenu de la population de la commune, son conseil municipal est composé de quarante-trois conseillers municipaux, y compris le maire et ses adjoints..
| Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours. | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Année | Élu | Battu | Participation | ||||
| 2002 | 81,76 % | Jacques Chirac | RPR | 18,24 % | Jean-Marie Le Pen | FN | 78,01 % |
| 2007 | 41,97 % | Nicolas Sarkozy | UMP | 58,03 % | Ségolène Royal | PS | 83,95 % |
| 2012 | 68,93 % | François Hollande | PS | 31,07 % | Nicolas Sarkozy | UMP | 77,31 % |
| 2017 | 77,87 % | Emmanuel Macron | EM | 22,13 % | Marine Le Pen | FN | 66,29 % |
| 2022 | 72,04 % | Emmanuel Macron | LREM | 27,96 % | Marine Le Pen | RN | 56,53 % |
| Élections législatives, résultats des deux meilleurs scores du dernier tour de scrutin. | |||||||
| Année | Élu | Battu | Participation | ||||
| 2002 | 53,45 % | François Asensi | PCF | 46,55 % | Martine Valleton | UMP | 54,42 % |
| 2007 | 54,67 % | François Asensi | PCF | 45,33 % | Martine Valleton | UMP | 51,30 % |
| 2012 | 100 % | François Asensi | FG | % | retrait | - | 31,71 % |
| 2017 | 53,51 % | Clémentine Autain | LFI | 46,49 % | Elsa Wanlin | LREM | 30,74 % |
| 2022 | 100 % | Clémentine Autain | LFI-NUPES | % | retrait | - | 24,52 % |
| 2024 | 66,13 % | Clémentine Autain élu(e) au premier tour | LFI-NFP | 16,51 % | Renée Joly | RN | 54,82 % |
| Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores. | |||||||
| Année | Liste 1re | Liste 2e | Participation | ||||
| 2004 | 23,63 % | Harlem Désir | PS | 12,83 % | Marine Le Pen | FN | 35,13 % |
| 2009 | 21,11 % | Michel Barnier | UMP | 15,11 % | Daniel Cohn-Bendit | LV | 28,70 % |
| 2014 | 24,05 % | Aymeric Chauprade | FN | 13,94 % | Pascal Durand | EELV | 25,32 % |
| 2019 | 20,70 % | Jordan Bardella | RN | 17,42 % | Nathalie Loiseau | LREM | 32,62 % |
| 2024 | 47,24 % | Manon Aubry | LFI | 18,09 % | Jordan Bardella | RN | 35,10 % |
| Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores. | |||||||
| Année | Liste 1re | Liste 2e | Participation | ||||
| 2004 | 58,12 % | Jean-Paul Huchon | PS | 27,23 % | Jean-François Copé | UMP | 60,59 % |
| 2010 | 70,46 % | Jean-Paul Huchon | PS | 29,54 % | Valérie Pécresse | UMP | 38,04 % |
| 2015 | 54,96 % | Claude Bartolone | PS | 27,82 % | Valérie Pécresse | LR | 43,76 % |
| 2021 | 46,56 % | Julien Bayou | EELV | 35,37 % | Valérie Pécresse | LR | 22,07 % |
| Élections cantonales, résultats des deux meilleurs scores du dernier tour de scrutin. | |||||||
| Année | Élu | Battu | Participation | ||||
| 2004 | 64,74 % | Stéphane Gatignon | PCF | 35,26 % | Élisabeth Gervais | UMP | 60,84 % |
| 2011 | 67,52 % | Pierre-Antoine Lebeault | FN | 32,48 % | Jean-François Baillon | EELV | 36,02 % |
| Élections départementales, résultats des deux meilleurs scores du dernier tour de scrutin. | |||||||
| Année | Élus | Battus | Participation | ||||
| 2015 | 58,77 % | Jean-François Baillon Mélissa Youssouf | UG | 41,23 % | Yvon Kergoat Martine Valleton | UD | 32,16 % |
| 2021 | 64,42 % | Stéphane Blanchet Mélissa Youssouf | UGE | 35,58 % | Adélaïde Gandji Martine Valleton | LR | 22,18 % |
| Référendums. | |||||||
| Année | Oui (national) | Non (national) | Participation | ||||
| 1992 | 44,85 % (51,04 %) | 55,15 % (48,96 %) | 64,07 % | ||||
| 2000 | 74,76 % (73,21 %) | 25,24 % (26,79 %) | 24,29 % | ||||
| 2005 | 34,42 % (45,33 %) | 65,58 % (54,67 %) | 62,40 % | ||||
Le conseil municipal des jeunes a été créé en 1996. Il est composé d’enfants, de neuf à treize ans, élus par d'autres enfants. Les élections sont organisées dans les classes de CE2, CM1, CM2 et 6e de la ville. Il a pour but de favoriser l’implication des jeunes dans la commune, de leur permettre d'échanger des idées et de développer des projets. Ces derniers sont votés au cours de séances officielles présidées par le maire de Sevran.
Depuis , sept conseils de quartier ont été créés à Sevran : Beaudottes ; Montceleux/Pont-Blanc ; Primevères/Savigny ; Quartier Sud/ Bois du Roi ; Sablons ; Centre-ville/Perrin ; Rougemont/Charcot. Ce sont des groupes de travail, animés par deux coprésidents, un élu référent du conseil municipal et un/e habitant/e, qui engagent et animent des réflexions et des propositions sur des questions importantes concernant l’avenir du quartier et de la ville. Outre les remontées d'informations de divers dysfonctionnements concernant le cadre de vie, des grandes thématiques sont abordées, à la demande des habitants : la place de la jeunesse, l'emploi, la vie municipale, l'environnement, le Plan Local d'Urbanisme, le renouvellement urbain, etc. Les usages, l'entretien et l'avenir des espaces naturels environnant sont une thématique importante abordée régulièrement : le canal de l'Ourcq, le Parc de la Poudrerie, de même que les grands projets structurant pour les habitants : le projet Terre d'Avenir, le Grand Paris Express, le développement de la zone aéroportuaire voisine, etc.
Depuis , et conformément aux préconisations de la loi de 2014 de programmation de la politique de la ville, trois des comités de quartier ont été transformés en conseils citoyens : Beaudottes, Montceleux/Pont-Blanc, Rougemont/Charcot. Ils devront participer aux concertations dans le cadre du réaménagement urbain, de la politique de la ville, de la gestion urbaine de proximité, etc.
Enfin, les habitants portent des projets pour leur quartier. Ils organisent des animations intergénérationnelles, ils ont nommé deux voies nouvelles en faisant participer tout le quartier, etc.

La commune est labellisée, en 2026, « deux fleurs » au concours des villes et villages fleuris.
Sevran dépend de l'académie de Créteil.
La ville compte 29 écoles publiques, une privée, quatre collèges et un lycée.
Liste des établissements publics :
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Sevran est doté d'un centre municipal de santé (Centre municipal de Santé Louis Fernet), d'un centre médico-psychologique, de centres de dépistage, de centres de protection maternelle et infantile (PMI), d'un centre de radiologie, et d'un planning familial situés en centre-ville. La ville regroupe une quarantaine de médecins généralistes et une cinquantaine de médecins spécialisés (très souvent regroupés en cabinets médicaux), des auxiliaires médicaux, et des infirmiers pour des soins à domicile. La commune offrait aussi un omnibus (espace médico-social), permettant de donner des soins à des personnes éloignées du centre-ville et démunies, qui n'existe plus en 2017. D'autre part, de nombreux foyers (foyers-restaurants, foyers-logements) ont été ouverts ces dernières années pour accueillir les personnes âgées.
La ville est rattachée au CHU Jean Verdier à Bondy, au CH Robert Ballanger à Aulnay-sous-Bois, et à l'hôpital de gérontologie René Muret-Bigottini.
En , la commission municipale « Handicap » ou « Comment mieux accueillir les handicapés dans la ville ? » a été créée par la municipalité. Cette commission a permis d’instaurer une assistance aux déplacements, des services et des aides spécialisées, un accès simplifié aux établissements spécialisés.
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La commune possède en 2017 trois maisons de quartier :
En 2005, le taux de criminalité de la circonscription de police d'Aulnay-sous-Bois dont dépend Sevran est de 89,16 actes pour 1000 habitants (crimes et délits, ), avec un taux de résolution des affaires par les services de police de 22,43 %, ce qui est supérieur à la moyenne nationale (83/1000), mais inférieur au niveau moyen du département de la Seine-Saint-Denis : 95,67/1000.
La cité des Beaudottes est à plusieurs reprises évoquée par les médias comme étant un point important du trafic de stupéfiants. Selon Le Figaro, dès le préfet de Seine-Saint-Denis est alerté sur la dérive d'un territoire devenu « hors contrôle ». Pour Les Inrocks. le quartier qui est « régi par la drogue », est « une des plaques tournantes de la drogue en Île-de-France. »
En 2022, à la suite de la mort de Jean-Paul Benjamin, habitant la ville et tué par un policier, cinq nuits d’émeutes, entre jeunes et forces de l’ordre avec 42 interpellations et une quinzaine de comparutions immédiates, se déroulent dans le quartier Les Beaudottes.
En , dans un contexte de guerre entre groupes criminels sur fond de trafic de stupéfiants, deux fusillades en moins de 48 heures font trois morts et six blessés,.
Les habitants sont appelés les Sevranaises et les Sevranais.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans,.
En 2023, la commune comptait 52 535 habitants, en évolution de +2,98 % par rapport à 2017 (Seine-Saint-Denis : +5 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
En 2012, selon l'Insee, Sevran compte 14 978 immigrés sur une population de 49 442 habitants soit 30,3 % de la population totale. En 2011, 25,8 % des Sevranais sont nés dans un pays non européen. Selon Michèle Tribalat, en 2011, 61,9 % des jeunes de moins de 18 ans vivant à Sevran ont au moins un parent immigré né dans un pays non européen. Ces chiffres ne prennent pas en considération les 2e et 3e générations.
Du Moyen Âge jusqu'au XIXe siècle, l'immigration est quasiment nulle. C'est au XXe siècle, que les mouvements de population s'intensifient, occasionnés par les guerres, les transports nouveaux, la demande de main-d’œuvre saisonnière… accueil alors d'une forte communauté arménienne, exilée après le génocide de 1915. D'ailleurs en 1950, est créée la Croix-Bleue arménienne[Passage problématique]. De même, la communauté italienne s'intègre facilement de 1930 à 1950, s’établit dans tout le département de Seine-et-Oise et notamment à Livry-Gargan et à Sevran. La troisième communauté à prendre place dans la commune sont les Polonais, venus trouver un avenir meilleur, à la fin de la Seconde Guerre mondiale[réf. nécessaire].

Grâce aux cinquante-cinq associations sportives de la commune, les Sevranais peuvent pratiquer une grande variété de sports : les arts martiaux, l'athlétisme, le basket-ball, la boxe, le cyclisme, la danse, l'équitation, l'escalade, le football, le golf, la gymnastique, le handball, la musculation, la natation, la pêche, la pétanque, la plongée sous-marine, la randonnée pédestre, le roller, le tai-chi-chuan, le jiu-jitsu brésilien, le tennis, le tennis de table, le tir à l'arc, le trampoline (l'Acro Tramp Sevran est double champion de France par équipe hommes et femmes en 2016), le volley-ball, le yoga, et le canoë-kayak.
Pour pratiquer ces différents sports, la municipalité met différents complexes sportifs à la disposition des habitants : la cité des sports et l'école municipale des sports (rue Gabriel-Péri), cinq gymnases et deux stades multisports et une piscine.
Dans les années 2010, la mairie a inauguré :
En 2014 Sevran a organisé un intégrathlon qui rassemble les personnes valides et invalides. Par ailleurs trois jours de sensibilisation sont organisés dans les écoles sur le thème du vivre ensemble et du respect de l'autre. En 5 ans il y a eu 150 000 participants.
Jour de Fête : courant septembre, la ville réunit les associations sportives et culturelles ainsi que de nombreux services municipaux, leur permettant de se présenter à la population et de passer un moment de convivialité rythmé par la multitude d'animations proposées.
Différentes associations sont présentes dans la commune et animent ces centres culturels. Depuis 1991, la Société de l'histoire et de la vie à Sevran (SHVS) contribue à faire connaître le patrimoine de la ville et à transmettre son histoire.
Sevran a toujours été une ville qui prône la culture. Dès 1984, la ville inaugure la bibliothèque André Malraux accueillant de nombreux enfants. D'autres bibliothèques seront, par la suite, construites notamment près des gares. Le conservatoire a également acquis une réputation grâce à l'agrégation du Ministère de la Culture, et, il sera subventionné par l'État. Une salle des fêtes est mise à disposition pour les manifestations, les bals... Entre 1984 et 1985, Sevran a accueilli de nombreux concerts de jazz. Toutefois les salles de cinéma ainsi que les centres d'art manquent à l'appel.
Depuis 2011, Sevran a développé sur son territoire le principe du théâtre à domicile avec le Théâtre de la Poudrerie. Financé en majorité par la ville, ce dernier propose aux habitants de recevoir gratuitement une représentation de théâtre (par des compagnies professionnelles) chez eux. En 6 année's d'existence, le Théâtre de la Poudrerie a déjà proposé 570 représentations à domicile (de 26 spectacles dont 14 créations) et touché plus de 18 000 spectateurs, à travers le théâtre à domicile ou l'organisation de spectacles participatifs.
La mairie de Sevran publie un mensuel d'informations locales, intitulé Sevran le journal.
Le photographe Edmond Bouchez a fait les photos de soixante-cinq habitants du quartier Rougemont. L'artiste JR a fait agrandir ces photos qui ont été utilisées sur la palissade pendant les travaux de la construction de la nouvelle maison de quartier, rue Pierre-Brossolette.

Le vieux cimetière est situé avenue du Général-Leclerc et le cimetière intercommunal de Tremblay-en-France accueille les tombes des sevranais.
En 2013, le journal américain The Economist écrit que Sevran est l'une des communes parmi les plus pauvres de l'aire urbaine de Paris. En effet en 2013, 36 % des résidents sont considérés comme en dessous du seuil de pauvreté, alors que la moyenne nationale en France est de 12 %. Environ 75 % des habitants de Sevran habitent dans des logements subventionnés.
La population active de Sevran s'élève à 22 561 personnes, soit 62,2 % de la population. Deuxième ville la plus jeune de France métropolitaine, 17 % des actifs sont au chômage [réf. nécessaire]. Un taux qui grimpe à 40 % pour les moins de 25 ans en 2013.
Un Pôle Emploi Insertion Formation (PEIF), anciennement (PEF) dans la zone d’activités Bernard-Vergnaud s'est installé 2 Rue Paul Langevin à Sevran. Il regroupe des partenaires socio-économiques : la mission locale intercommunale, le service RMI, l’association Compétences Emploi, une agence Pôle Emploi. L'agence principale de Pôle Emploi se situe à Livry-Gargan et la Bourse du Travail se situe à Bobigny.
La commune offre plusieurs possibilités de formations pour les chercheurs d'emploi. Ainsi différents établissements ont été créés pour les seconder dans leurs recherches. Outre Pôle Emploi, sont présentes l'association pour l’emploi, l’information et la solidarité (APEIS), le Centre d'information et d'orientation (CIO), la Direction départementale du Travail et de l’Emploi, l'association nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes (AFPA), l'établissement de formation continue GRETA, et l'association de formation et d’enseignement continu (AFEC).
Pendant les années 1970 et 1980, la commune doit son essor économique à l'implantation déjà ancienne de deux industries : les laboratoires Kodak et Westinghouse (freinage automobile et ferroviaire -1892-1998). Mais ces deux entreprises ferment leurs portes dans les années 1990. Aujourd’hui, la ville essaie de retrouver un tissu économique, grâce au parc d'activités Bernard-Vergnaud qui accueille de nombreuses entreprises et au quartier des Beaudottes, organisé autour du centre commercial « Beau Sevran » (avec un hypermarché Carrefour, qui emploie 410 salariés, et une galerie commerciale de 22 000 m2). Mais le nombre des emplois stagne (8 497 en 2012 contre 8 367 en 2007) et demeure largement inférieur à la population active résidente (22 942 en 2012, dont 4 446 chômeurs).
En 2008, la ville compte neuf cents établissements sur son territoire, essentiellement des petites et moyennes entreprises, mais également Otus/Onyx (traitement de déchets ménagers, cent quarante salariés) ou les Taxis Bleus (cent quarante salariés). Sevran offre certains avantages aux entreprises qui décident de s'implanter dans les quartiers tels que Pont Blanc, Rougemont et Beaudottes classés Zone de redynamisation urbaine (ZRU) : exonération de taxe professionnelle et d’impôts sur les sociétés pendant cinq ans, ou de cotisations patronales sur un an. La commune dispose également d'une zone franche urbaine (ZFU).



La mairie est indissociable de la première école laïque. Elle abrita de nombreuses personnalités. Alfred Nobel qui, après s'être installé à Paris en 1873 dans un hôtel particulier de l'avenue de Malakoff, cherche un lieu pour installer un laboratoire proche de Paris. Il acquiert à Sevran l’ancien château du fief du Fayet (dont la partie habitat abrita la mairie jusqu'en 2015) situé près de la Poudrerie nationale de Sevran-Livry. La mairie a ensuite été transférée dans la maison de maître rénovée de l'ancien fief de la Fossée.
Les armes de Sevran reprennent, pour la partie principale, les armes de la famille Sanguin (dont certains membres furent seigneurs de Livry-Gargan et de Sevran) y ajoutant en chef, celles de la famille d'Orléans, qui succéda à la famille Sanguin, à la tête de la seigneurie de la ville.
D'azur à la bande d'argent, accompagnée en chef de trois glands d'or posés en barre et ordonnés en orle et en pointe de deux serres d'aigle du même posées en barre et rangées en bande, au chef cousu du champ chargé de trois fleurs de lys d'or brisé d'un lambel d'argent
La couronne qui surmonte l'écu (non représenté ici) est l'ornement que portaient les divinités en Grèce et à Rome.
Ces armoiries ont été créées par Robert Louis.
En 1964, la Ville a adopté des armoiries plus fournies qui font référence à l'histoire industrielle de la commune : flammes de la poudrerie et objectif de l'appareil photo en référence à Kodak.
Description dans la page Armorial des communes de la Seine-Saint-Denis.