| Sarcelles | |||||
Le quartier des Flanades de Sarcelles. | |||||
Blason |
Logo |
||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Île-de-France | ||||
| Département | Val-d'Oise (sous-préfecture) |
||||
| Arrondissement | Sarcelles (chef-lieu) |
||||
| Intercommunalité | CA Roissy Pays de France | ||||
| Maire Mandat |
Bassi Konaté 2026-2032 |
||||
| Code postal | 95200 | ||||
| Code commune | 95585 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Sarcellois | ||||
| Population municipale |
59 173 hab. (2023 |
||||
| Densité | 7 003 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 59′ 50″ nord, 2° 22′ 41″ est | ||||
| Altitude | Min. 46 m Max. 142 m |
||||
| Superficie | 8,45 km2 | ||||
| Type | Commune urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Paris (commune du pôle principal) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Sarcelles (bureau centralisateur) |
||||
| Législatives | 7ème et 8ème circonscriptions du Val-d'Oise | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Val-d'Oise
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | sarcelles.fr | ||||
| modifier |
|||||
Sarcelles est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.
Ville emblématique de la banlieue parisienne, elle vit s'édifier un des premiers grands ensembles français de 1955 à 1970. Elle est devenue en l'an 2000 sous-préfecture du département du Val-d'Oise, en remplacement de Montmorency.

Sarcelles est une ville de la banlieue nord de Paris, située à environ 15 kilomètres de la capitale.
Elle se trouve dans l'aire urbaine de Paris ainsi que dans son unité urbaine et dans son bassin de vie. La ville fait partie de la zone d'emploi de Roissy.
La ville est limitrophe des communes de Montmagny, Groslay, Saint-Brice-sous-Forêt, Écouen, Villiers-le-Bel, Arnouville et Garges-lès-Gonesse dans le département du Val-d'Oise ainsi que Stains et Saint-Denis dans le département voisin de la Seine-Saint-Denis.


,
Le Petit Rosne, le principal affluent du Croult et donc un sous-affluent du canal Saint-Denis par la Vieille Mer, draine la commune d'ouest en est.
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C).
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 679 mm, avec 10,7 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée par la station météorologique la plus proche, située à Bonneuil-en-France, à 5 km à vol d'oiseau, est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 616,3 mm,. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
16,1 27.1.2003 |
20,8 28.2.1960 |
25,5 31.3.2021 |
31,9 18.4.1949 |
35 24.5.1922 |
40,9 24.6.2026 |
42,1 25.7.2019 |
40,2 12.8.2003 |
35,3 9.9.2023 |
29,4 4.10.1921 |
21,3 8.11.2015 |
17,2 16.12.1989 |
42,1 2019 |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Maximale moyenne | 7,5 | 8,7 | 12,6 | 16,1 | 19,6 | 23 | 25,5 | 25,4 | 21,5 | 16,5 | 11,1 | 7,9 | 16,3 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 4,9 | 5,4 | 8,4 | 11,2 | 14,7 | 18 | 20,2 | 20 | 16,5 | 12,7 | 8,1 | 5,4 | 12,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 2,3 | 2,1 | 4,2 | 6,3 | 9,8 | 13 | 14,9 | 14,6 | 11,5 | 8,8 | 5,2 | 2,8 | 8 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−18,2 17.1.1985 |
−16,8 14.2.1956 |
−9,6 7.3.1971 |
−3,7 1.4.1931 |
−1,6 6.5.1957 |
0,9 13.6.1935 |
3,5 9.7.1929 |
1,9 1.8.1923 |
0,1 24.9.1931 |
−5,6 30.10.1985 |
−9,5 28.11.1921 |
−15,1 16.12.1925 |
−18,2 1985 |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 46,8 | 41,1 | 43,9 | 43,1 | 60,5 | 53,8 | 56,3 | 52,5 | 44,6 | 56,7 | 53,6 | 63,4 | 616,3 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 1 mm (jours) | 10,3 | 9,1 | 9,4 | 8,7 | 9,3 | 8,4 | 7,4 | 7,9 | 8 | 9,7 | 10,2 | 11,7 | 110,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 5 mm (jours) | 3,1 | 2,8 | 2,9 | 2,8 | 3,9 | 4 | 3,4 | 3,2 | 3,2 | 3,9 | 3,8 | 4,6 | 41,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 10 mm (jours) | 0,8 | 0,6 | 0,7 | 1 | 1,7 | 1,7 | 1,7 | 1,7 | 1,3 | 1,3 | 1,4 | 1,7 | 15,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
25 3.1.2022 |
29,2 13.2.2002 |
31,6 7.3.1989 |
30,3 8.4.2022 |
43,4 9.5.2020 |
52,6 11.6.2018 |
56,4 6.7.2001 |
81,4 24.8.1987 |
38 13.9.1975 |
69,6 9.10.2024 |
30 20.11.1971 |
32,6 5.12.1988 |
81,4 1987 |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Ensoleillement | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Heures | 57,4 | 73,7 | 129,3 | 171 | 189,4 | 203 | 213,2 | 206,4 | 161,6 | 111,3 | 63,7 | 54,3 | 1 634,2 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||


Sarcelles est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee,,,.
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principal. Cette aire regroupe 1 929 communes,.

L'agglomération est constituée de deux parties distinctes : le vieux Sarcelles, dit « Sarcelles-village », édifié au bord du Petit Rosne et regroupé autour de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Sarcelles, et le grand ensemble contemporain, édifié dans les années 1950 un kilomètre plus au sud. C'est en réaction à cet urbanisme identifié à la Caisse des Dépôts et Consignations, l'un de ses financeurs principaux, que seront édifiées les Villes Nouvelles comme Cergy ou Marne-la-Vallée. La ville s'étend sur 4,6 km du nord au sud et 3,1 km d'est en ouest.
Sarcelles possède peu d'édifices anciens, tous rassemblés dans le village, et construit peu aujourd'hui, car soumis au plan d'exposition au bruit de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle qui limite drastiquement la construction. L'essentiel du parc date des années 1955 à 1970 : pas moins de 78,1 % des logements ont été bâtis entre 1949 et 1974. Cette particularité provoque un réel problème d'urbanisme et de financement : tout le parc ayant sensiblement le même âge, tout est également à réhabiliter en même temps.
Sarcelles est divisé en huit quartiers distincts (population 1999/part de la population totale de la ville) :
Le « village » est constitué d'un habitat continu bas, majoritairement du XIXe siècle et du début du XXe siècle, entrecoupé d'immeubles plus récents. Au nord, s'étend un important quartier pavillonnaire, les Chardonnerettes. À l'est, se situe une grande zone d'activité le long de la RN 16, deux petits quartiers pavillonnaires (le Haut du Roy et le Mont de Gif) ainsi que quelques cultures céréalières qui résistent à l'urbanisation. Au sud, se situe le quartier de Sarcelles-Lochères, la ville nouvelle des années 1950, constituée de tours et d'immeubles de quatre étages. Ce quartier reste clairement séparé du reste de l'agglomération, aucune trame urbaine cohérente ne le liant aux autres quartiers. Un parc et des équipements sportifs séparent en effet les deux. Près de deux cents hectares ne sont pas bâtis, ce qui représente près de 30 % de la surface de la commune.
Sarcelles présente ainsi tous les éléments constitutifs d'un paysage urbain, faisant cohabiter des zones rurales avec des quartiers pavillonnaires et une importante zone d'habitat collectif dense.
Le quartier de Lochères est construit entre 1955 et 1976 par l'architecte Jacques Henri-Labourdette et Roger Boileau. Les premiers habitants arrivent en 1956. Il comporte 12 368 logements en location et en propriété. Ce très grand ensemble est constitué de 10 sous-quartiers :

En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 20 972, alors qu'il était de 19 949 en 2016 et de 19 848 en 2011.
Parmi ces logements, 94,5 % étaient des résidences principales, 0,9 % des résidences secondaires et 4,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 16,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 81,9 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Sarcelles en 2021 en comparaison avec celle du Val-d'Oise et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (0,9 %) par rapport au département (1,5 %) et à la France entière (9,7 %).
| Typologie | Sarcelles | Val-d'Oise | France entière |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 94,5 | 92,4 | 82,2 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 0,9 | 1,5 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 4,6 | 6 | 8,1 |
Avec 9 505 logements de type HLM soit 52,7 % du parc en 1999 (23,4 % dans la région), la ville respecte largement les dispositions de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de fixant à 20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus importantes.
La taille des ménages est alors bien plus importante que dans la région : la ville ne compte que 21,4 % de personnes vivant seules contre 34,6 % dans la région, en revanche les familles importantes représentent 11,0 % de la population contre 2,8 % dans la région. Le nombre moyen de personnes par logement est important : 3,2 personnes en moyenne contre 2,4 en Île-de-France. La situation s'explique par une part élevée de populations d'origine immigrée aux familles très nombreuses.
La plupart des habitations possèdent en 1999 4 pièces ou plus (57,9 % contre 41,4 % en moyenne régionale) ; les petits logements restent minoritaires : seulement 2,1 % de logements d'une pièce contre 11,8 % dans la région.
La ville possède par conséquent des logements de plus grande surface que la moyenne francilienne habitées par des familles nombreuses, mais une part très importante de ces logements sont de type HLM, ce qui favorise la ghettoïsation de la commune,.

La route nationale 16 (Paris-Chantilly) relie Sarcelles directement à la capitale en la traversant du sud au nord.
La route départementale 125 la traverse d'ouest en est et constitue une importante liaison locale reliant Sarcelles-village au quartier de Lochères mais également un axe intra-départemental du Val-d'Oise (Montmorency-Garges-lès-Gonesse).
Sarcelles est desservie par :
Attestée sous le nom Cercerillæ, Cersilla en 894, Sarcellæ, Serseia en 1163, Sercellæ, Sercelles en 1262.
Cersilla en 894, forme à rapprocher peut-être de Cersoilus, forme attestée au IXe siècle pour Cerseuil (Aisne) où l'on a retrouvé des tombeaux antiques, or à Sarcelles, des travaux entrepris en 1877 ont mis au jour un grand nombre de sarcophages : l'explication par "le lieu aux sarcophages" est plausible.
Sarcelles pourrait venir de « Cercillia » (domaine de « Cercillius »).
Sarcelles viendrait plus plausiblement de « cercella » qui dans la langue gallo-romane signifierait lieu où l’on fabrique des cercles ou cerceaux pour les barriques de vin. Rappelons que la vigne fut introduite en France par les romains et que Sarcelles eut un passé de vignerons.

L'occupation du site remonte probablement au paléolithique, des chasseurs-cueilleurs fréquentant alors la vallée du Petit Rosne. Une occupation humaine est attestée entre le Ier siècle et le Ve siècle de notre ère par la découverte d'un établissement thermal romain au lieu-dit « le Haut du Roi ».
À la suite de nombreuses fouilles, il a été établi que les Mérovingiens s'y sont installés jusqu'à l'arrivée des Francs, après l'effondrement de l'Empire romain.
Pillé par les Huns, le village retrouve une prospérité relative à partir du VIIe siècle, devenu la seigneurie de l'abbaye de Saint-Denis. L'existence d'une communauté villageoise est attestée par la donation en 894 d'une ferme sur le territoire royal de Cercelles « Ex fisco nostro Cercilla » par le roi Eudes à Heriman, trésorier de l'abbaye de Saint-Denis. Celui-ci lui accorde ainsi que sept familles serves et un moulin sur la rivière Rodonus, le Petit Rosne. Au XIIIe siècle, on trouve la graphie Sarcella.
Des seigneurs vassaux des Montmorency organisent des campagnes d'essartage et provoquent le développement économique du village. Durant la guerre de Cent Ans, Sarcelles est occupé par les Anglais de 1420 à 1436, puis est détruit par les huguenots en 1567 lors de leur retrait après la bataille de Saint-Denis. Propriété des Popincourt au milieu du XVe siècle, elle était la possession des Neufbourg et fut érigée en marquisat en 1629. La propriété passa en 1685 au marquis d'Hautefort qui y fonda un hôpital.

Le village du XVIIIe siècle vit de la viticulture et des arbres fruitiers. Le dénombrement de l'élection de Paris compte trente-neuf feux en 1709 ; le dictionnaire universel publié en 1726 annonce mille-soixante habitants. En 1729, lorsque l'archevêque de Paris révoque le curé de Sarcelles, l'auteur pamphlétaire Nicolas Jouin écrira une suite de harangues qui eurent un tel succès qu'elles donnèrent naissance à un genre littéraire : la sarcellade, du nom du village,,.

Au XIXe siècle, Sarcelles, comme de nombreuses communes environnantes, vit essentiellement de la viticulture. La vigne occupe alors la quasi-totalité de la surface cultivable. Mais à la suite de l'épidémie de phylloxéra de 1879 qui décima les vignes, les Sarcellois se reconvertissent dans les cultures légumières au tout début du XXe siècle, en particulier dans la culture des petits-pois qui nécessitaient une abondante main-d'œuvre estivale, les cueilleux. Au cours des mois de récolte (juin-juillet), la population est multipliée par deux passant en 1902 par exemple de 2 380 à 4 800 habitants. La récolte était alors expédiée vers les halles de Paris par wagons entiers par sacs de 50 kg. L'arboriculture est également importante, les poiriers en particulier, les vergers s'étendant alors sur plusieurs communes de la Plaine de France et de la vallée de Montmorency après le conflit de 1870. En 1870 et 1871, le village est occupé par les Prussiens qui le laissent en ruines. Durant l'année 1892, le village est victime d'une épidémie de choléra.
Dans les années 1930, la culture légumière est prédominante : sur 350 hectares de terres cultivables, 96 sont occupés par les cultures de petits-pois, 65 par les choux-fleurs.
Durant le XXe siècle, Sarcelles perd peu à peu son caractère rural avec l'implantation de diverses industries : une cotonnerie, une fonderie d'aluminium, une fabrique de rubis synthétiques, une autre de tuiles, une de briques, de dentelles en fil d'or, ou encore de toiles. L'activité de briquetier fut très présente à Sarcelles de la Révolution française à la fin de la Seconde Guerre mondiale grâce à la nature argileuse du sous-sol. Deux familles ont dominé localement cette activité : les Censier durant plus d'un siècle, et les Bastin.
La ville de Sarcelles s'est engagée dans un travail de collecte de la mémoire des Sarcellois : la mémoire de la libération des habitants, là où ils vivaient pendant cette période de guerre. Ces textes publics permettront de mieux comprendre le quotidien des français pendant cette période douloureuse. Il sera également possible de lire l'histoire de Sarcelles pendant cette période.
Après la Seconde Guerre mondiale, dans un contexte national de pénurie de logements, d'un solde naturel positif (« baby boom »), d'une immigration d'Algériens, Marocains et Tunisiens d'Afrique du Nord et d'un rapatriement massif des français d'Algérie (juifs pieds-noirs), un Grand Ensemble est construit à Sarcelles. Il est dit de « première génération » : longues barres horizontales, sans recherche architecturale, le long des rails implantés pour les grues de chantier.
La conception est due aux architectes français Jacques Henri Labourdette et Roger Boileau, qui ont œuvré entre 1955 et 1975. Au total, 12 368 logements sont construits pour le compte de la SCIC et ses filiales.
Dans les années 1962-1963, une campagne est menée par la presse de l'époque (l'Aurore, le Figaro, France soir...) sur le thème de la sarcellite (le terme aurait été inventé par un habitant s’exprimant sur les ondes d’Europe 1). La « sarcellite » serait la maladie des habitants de Sarcelles, la maladie des habitants des grands ensembles. Les journalistes développent des représentations médiatiques qui condamnaient Sarcelles et les grands ensembles. Les historiens, par contre, mettent en évidence un attachement des habitants à leur cité, visible dans des émissions de la RTF. Sarcelles n'était pas un désert social, politique ou idéologique ; les militants d'associations locales, les réseaux chrétiens, chrétiens de gauche, les partis politiques (PSU, PCF...) étaient présents.
En , à l'occasion de manifestations en faveur de la Palestine, des émeutes violentes éclatent dans la ville, déjà touchée par les émeutes de 2005 et de 2007,.
Antérieurement à la loi du , la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise après un transfert administratif effectif au .
La ville est le chef-lieu de l'arrondissement de Sarcelles depuis l'an 2000,. La sous-préfecture a emménagé à Sarcelles quatre ans plus tard, en . C'est par l'impulsion de Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de l'Intérieur, et de son conseiller Jean-Yves Autexier (Maire-adjoint à Sarcelles d'Henri Canacos, maire PCF jusqu'en 1983) que le déménagement de la sous-préfecture a été possible.
Sarcelles faisait partie de 1801 à 1964 du canton d’Écouen, puis de 1964 à 1967 du canton de Sarcelles du département de Seine-et-Oise. Dans le cadre de la mise en place de celui du Val-d'Oise, elle est divisée entre les cantons de Sarcelles-Est et de Sarcelles-Saint-Brice. Une réforme de 1985 fait que Sarcelles est alors divisée en deux cantons (Sarcelles-Nord-Est et Sarcelles-Sud-Ouest. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Pour les élections départementales, la commune depuis 2014 constitue le canton de Sarcelles, dont elle est le bureau centralisateur.
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la septième circonscription et de la la huitième circonscription du Val-d'Oise.
La commune a créé en 1997 avec Villiers-le-Bel la communauté de communes Val de France à laquelle d'autres communes ont ensuite adhéré et qui s'est transformée en communauté d'agglomération en 2002 sous le nom de communauté d'agglomération Val de France.
Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi MAPAM du , qui prévoit la généralisation de l'intercommunalité à l'ensemble des communes et la création d'intercommunalités de taille importante, ainsi que de la volonté de mieux répartir les ressources fiscales générées par le pôle aéroportuaire de l'Aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, cette intercommunalité fusionne avec la communauté d'agglomération Roissy Porte de France en intégrant des communes issues de la communauté de communes Plaines et Monts de France, créant le , la communauté d'agglomération Roissy Pays de France, dont la commune est désormais membre.
Lors des élections municipales de 2008, la liste d'union de la gauche conduite par François Pupponi est élue dès le premier tour avec 68,83 % des suffrages exprimés. Cela lui ouvre la voie pour un second mandat (2008-2014), ou un troisième si l'on prend en compte sa succession à Dominique Strauss-Kahn en 1997. Il est réélu lors des municipales de 2014, mais, frappé par les règles limitant le cumul des mandats en France doit démissionner en à la suite de sa réélection comme député dans la huitième circonscription du Val-d'Oise.
En , il fait élire par le conseil municipal son successeur, Nicolas Maccioni, son premier adjoint aux finances depuis 2014. Celui-ci ayant démissionné en pour « des raisons personnelles et familiales », il est remplacé par la communiste Annie Péronnet en , élue avec 28 voix, 17 abstentions, alors que la majorité municipale compte 36 sièges. Celle-ci démissionne « pour raisons de santé » en . Le conseil municipal élit donc le quatrième maire de la mandature 2014-2020, Patrick Haddad, unique candidat du groupe de la majorité socialiste et apparenté, par 34 voix contre 9 face à David Grandon (LREM).
Lors du deuxième tour des élections municipales de 2020 dans le Val-d'Oise, la liste PS menée par le maire sortant Patrick Haddad remporte la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 5 584 voix (57,85 %, 36 conseillers municipaux élus dont 13 communautaires) devance de 1 516 voix celle divers gauche de l'ancien maire François Pupponi (4 068 voix, 42,14 %, 9 conseillers municipaux élus, dont 3 communautaires), lors d'un scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France où 63,98 % des électeurs se sont abstenus,.
L'un des colistiers de François Pupponi conteste les résultats des élections, alléguant de nombreuses et graves irrégularités dans la campagne électorale et des comptes de campagne. Aucun de ces griefs n'a été retenu par le tribunal administratif de Cergy, qui confirme le la régularité de l'élection.
À 38 ans, Bassi Konaté, qui a grandi au sein d'une famille ouvrière d'origine malienne, a été élu sur une liste sans étiquette « Sarcelles Unie pour Réussir » soutenue par La France insoumise et les Écologistes avec 55,34 % des voix au second tour.
Il a mené, avec son équipe, une campagne basé sur la mobilisation populaire, notamment digitale : des rappeurs comme Rohff, La Fouine, Dawala, Sexion d’Assaut, 4Keus dans la ville du secteur A, mais aussi de sportifs (Riyad Mahrez, Mara Kanté) et des influenceurs de Sarcelles et d'ailleurs. Il fait campagne sur le terrain, arpentant les marchés, proposant des mesures centrées sur le quotidien des habitants, avec une priorité accordée à la jeunesse et à l'éducation. Il insiste sur son parcours associatif et sa connaissance de la mairie. Il siégeait déjà au conseil municipal des jeunes à 17 ans, puis est devenu travailleur social et enfin directeur du centre social pour la municipalité.
Bassi Konaté, en tête au 1er tour avec 44,71% des voix, arrive largement en tête devant François-Xavier Valentin (Horizons) et le maire sortant Patrick Haddad (PS). Ce dernier se retire sans appeler à un report de ses électeurs sur un autre candidat. Avant même sa victoire, des critiques circulent et tentent de le décrédibiliser.
À l'élection présidentielle de 2002, le premier tour voit arriver en tête le candidat socialiste Lionel Jospin avec 24,97 %, devançant de plus de 10 points Jacques Chirac et de Jean-Marie Le Pen (respectivement 15,14 % et 13,43 %). En 2007, Ségolène Royal obtient 37,35 % des voix au premier tour, suivie de près par Nicolas Sarkozy à 33,98 % et de loin par François Bayrou à 12,95 %. En 2012, c'est encore une fois le candidat socialiste François Hollande qui arrive en tête au premier tour, avec 43,95 %, devançant largement Nicolas Sarkozy avec 26,79 % et Jean-Luc Mélenchon avec 11,41 %. L'élection présidentielle de 2017 voit l'arrivée en puissance de la gauche insoumise, Jean-Luc Mélenchon atteignant 29,92 %, suivi par François Fillon et Emmanuel Macron tous les deux aux alentours de 22 %. Cinq ans plus tard, en 2022, la tendance se poursuit, avec un score de 47,95 % pour Jean-Luc Mélenchon, devançant largement Emmanuel Macron et Marine Le Pen (respectivement 18,73 % et 12,62 %).
| Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours. | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Année | Élu | Battu | Participation | ||||
| 2002 | 86,50 % | Jacques Chirac | RPR | 13,50 % | Jean-Marie Le Pen | FN | 76,06 % |
| 2007 | 46,73 % | Nicolas Sarkozy | UMP | 53,27 % | Ségolène Royal | PS | 81,81 % |
| 2012 | 60,94 % | François Hollande | PS | 39,06 % | Nicolas Sarkozy | UMP | 76,44 % |
| 2017 | 78,81 % | Emmanuel Macron | EM | 21,19 % | Marine Le Pen | FN | 65,25 % |
| 2022 | 67,87 % | Emmanuel Macron | LREM | 32,13 % | Marine Le Pen | RN | 55,05 % |
| Élections législatives. | |||||||
| Sarcelles est répartie sur plusieurs circonscriptions, cf. les résultats des septième et huitième circonscriptions du Val-d'Oise. | |||||||
| Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores. | |||||||
| Année | Liste 1re | Liste 2e | Participation | ||||
| 2004 | 32,19 % | Harlem Désir | PS | 12,51 % | Patrick Gaubert | UMP | 31,65 % |
| 2009 | 26,04 % | Michel Barnier | UMP | 22,84 % | Harlem Désir | PS | 25,43 % |
| 2014 | 21,71 % | Pervenche Berès | PS | 19,93 % | Alain Lamassoure | UMP | 23,04 % |
| 2019 | 19,69 % | Jordan Bardella | RN | 19,24 % | Nathalie Loiseau | LREM | 30,73 % |
| 2024 | 37,89 % | Manon Aubry | LFI | 20,66 % | Jordan Bardella | RN | 36,55 % |
| Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores. | |||||||
| Année | Liste 1re | Liste 2e | Participation | ||||
| 2004 | 60,41 % | Jean-Paul Huchon | PS | 28,91 % | Jean-François Copé | UMP | 53,82 % |
| 2010 | 68,05 % | Jean-Paul Huchon | PS | 31,95 % | Valérie Pécresse | UMP | 33,40 % |
| 2015 | 54,26 % | Claude Bartolone | PS | 30,42 % | Valérie Pécresse | LR | 38,51 % |
| 2021 | 39,30 % | Julien Bayou | EELV | 38,62 % | Valérie Pécresse | LR | 19,45 % |
| Élections cantonales | |||||||
| Sarcelles est répartie sur plusieurs cantons, cf. les résultats de ceux de Sarcelles-Nord-Est et Sarcelles-Sud-Ouest. | |||||||
| Élections départementales, résultats des deux meilleurs scores du dernier tour de scrutin. | |||||||
| Année | Élus | Battus | Participation | ||||
| 2015 | 72,87 % | Youri Mazou-Sacko Déborah Israel-Sebbagh | PS | 27,13 % | Daniel Cousin Simone Pannier | FN | 30,27 % |
| 2021 | 74,10 % | Patrick Haddad Déborah Israel-Sebbagh | PS | 25,90 % | Roumana Mouhamad Aristote Zola | EELV | 19,53 % |
| Référendums. | |||||||
| Année | Oui (national) | Non (national) | Participation | ||||
| 1992 | 54,57 % (51,04 %) | 45,43 % (48,96 %) | 61,77 % | ||||
| 2000 | 79,46 % (73,21 %) | 20,54 % (26,79 %) | 24,70 % | ||||
| 2005 | 37,49 % (45,33 %) | 62,51 % (54,67 %) | 56,30 % | ||||
Depuis , Sarcelles possède également un conseil des retraités citoyens, ouvert aux personnes âgées d’au moins cinquante ans et en préretraite ou retraite. Cette initiative a été mise en œuvre après avoir constaté que bon nombre de retraités souhaitaient fortement être acteurs dans la vie de la cité et y jouer un rôle social. Ils participent à une ou plusieurs des quatre commissions thématiques de réflexion : citoyenneté, environnement, interculturelle et mémoire[réf. nécessaire].
La ville possède également un conseil local des jeunes, composé de vingt-quatre jeunes âgés de quinze à vingt ans et issus des différents quartiers de la ville.

Sarcelles possède deux fleurs au Concours des villes et villages fleuris, récompensant les efforts de fleurissement de la commune[Quand ?].
Cinquante-cinq établissements scolaires dispensent l'enseignement à Sarcelles dont cinq privés.
Il faut y ajouter deux établissements spécialisés :
Lycées :
La ville relève de l'académie de Versailles et de l'inspection académique du Val-d'Oise. Les écoles de la commune sont gérées par les inspections de l'inspection départementale de l’Éducation nationale de Saint-Brice-Sarcelles-Nord (6, allée Jean-de-La Fontaine 95350 Saint-Brice-sous-Forêt) et de Sarcelles-Sud (École Delpech, 148, avenue de la Division-Leclerc). Les deux circonscriptions font partie du bassin d'éducation et de formation de Sarcelles.

La ville offre toute l'année un accès varié à la culture :
La Médiathèque Intercommunale Anna Langfus (3, place Jean Moulin, anciennement 7, Bd Bergson), actuellement mise en réseau avec les autres médiathèques de la Communauté d'agglomération Roissy Pays de France. Près de 70 000 documents : presse, livres, dvd, cd et vinyles, sont proposés à l’emprunt ou en lecture sur place dans des espaces aérés et lumineux. Une exposition permanente présente les « Grands ensembles » de manière ludique et interactive.
L'école municipale de musique à rayonnement communal, enseigne une trentaine de disciplines, pour les enfants comme pour les adultes, dont le jazz, les instruments à cordes ou à vent ainsi que des pratiques collectives : chorales, musique de chambre, ateliers, etc.
L'école municipale d'arts Janine-Haddad (5, route de Garges).
La salle André-Malraux (rue Taillepied - Sarcelles Village).
La maison du patrimoine, (1 rue des Piliers - Sarcelles-Village).
Plusieurs maisons de quartier, comme celles des Vignes blanches, des Chardonnerettes et Valéry Watteau. Et trois centres sociaux : l'un municipal Rosier-Chantepie (1 rue Gascogne), le second de la Caisse d'Allocations Familiales du Val-d'Oise Les Lochères (centre commercial no 4, avenue Paul-Valéry) et le dernier associatif Ensemble à Sarcelles (5 rue de Pontoise).
Le « Club des Belles Images » est une association des photographes amateurs et professionnels créée en 1971.
Le Forum des Cholettes, fermé en 1997 pour cause d'amiante, était un centre culturel fondateur de l'identité du Grand Ensemble. Grande salle de spectacles, cinéma de 250 places, foyers d'exposition, salle de bal, etc.
Depuis 2017, la ville dispose d'un multiplexe à l'enseigne CGR My Place.
Sarcelles possède un important centre sportif accompagné de plusieurs gymnases et autres équipements sportifs à travers la commune :
L'Association Amicale et Sportive de Sarcelles, club omnisports. Sa section notable est le Karaté, no 1 en France au classement 2006 de la Fédération
Sarcelles relève de deux centres hospitaliers : l'hôpital de Gonesse et le centre hospitalier Intercommunal d'Eaubonne-Montmorency (CHEIM). La ville accueille par ailleurs l'Hôpital Privé Nord Parisien, fondé en 1963, qui a ouvert en 2019 un important centre de néphrologie, le plus grand du Val-d’Oise.
La commune dispose de trois maisons de retraite[Quand ?], les résidences Mapi (privée), Santé le cèdre bleu (publique) et la résidence des Vergers (foyer logement).
La ville de Sarcelles possède une mauvaise réputation en ce qui concerne la sécurité et les revenus des habitants. En effet, la ville connait un taux de criminalité très élevé et figure parmi les villes les plus pauvres de France, avec un taux de chômage particulièrement haut. Le quartier des Lochères souffre aujourd’hui encore d'une délinquance enracinée, de l’implantation du trafic de drogues et d'organisations criminelles en bandes organisées mais également d'insalubrité. Il a été retenu parmi les principaux « quartiers de reconquête républicaine ». Les affrontements entre bandes sont les plus gros fléaux de la ville. Elle a été sévèrement touchée par les émeutes de 2005 et fut l'un des épicentres des émeutes de 2007[réf. nécessaire].
Sarcelles relève de la compétence du tribunal de proximité de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008), et du tribunal judiciaire ainsi que de commerce de Pontoise. La ville accueille par ailleurs une maison de la justice et du droit (31, avenue du 8-Mai-1945),.
Sarcelles a connu un développement très rapide qui la classe dans la catégorie des villes-champignons : ne comptant qu'environ 8 000 habitants au début des années 1950, elle en avait 35 800 en 1962 et dépassait 50 000 avant la fin des années 1960, devenant la deuxième plus grande ville du Val-d'Oise derrière Argenteuil. La ville occupe le 78e rang national en population. Son taux de natalité est de 20,29/1000 et son taux de mortalité de 6,40/1000. Sarcelles est une ville jeune : 34,9 % de la population a moins de 20 ans, 42,4 % moins de 25 ans et 13,6 % a plus de 60 ans.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans,.
En 2023, la commune comptait 59 173 habitants, en évolution de +1 % par rapport à 2017 (Val-d'Oise : +4,32 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La population de la commune est relativement jeune. En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 57,8 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (54,4 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 13,2 % la même année, alors qu'il est de 14,3 % au niveau départemental,.
En 2023, la commune comptait 28 941 hommes pour 30 232 femmes, soit un taux de 51,09 % de femmes, inférieur au taux départemental (51,37 %),.
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
En 2022, la population âgée de 15 à 64 ans est de 36 748 pesonnes dont 25 101 actifs.
La répartition des actifs au sein de cette population et leurs catégories socio-professionnelles s'établissent comme suit:
En 2022, le revenu median par unité de consommation s'établit à 16 520 € sur la commune contre 23 290 € au niveau départemental. Le taux de pauvreté est de 35 % contre 17,7 % sur l'ensemble du département,.
Sur un total de 57 871 habitants en 1999, 9 285 (16 %) étaient nés à l'étranger et de nationalité étrangère, 6 282 (11 %) étaient français d'acquisition et 3 413 (6 %) étaient français de naissance mais nés à l'étranger ou bien dans les anciens départements français d'Algérie. La ville compte une des plus importantes communautés de rapatriés d'Algérie.
Si, parmi les étrangers, la part des Algériens (14,7 %) ou des Marocains (11,8 %) reste conforme à la moyenne régionale (respectivement 17,3 % et 10,4 %), celle des Tunisiens est importante avec 15,5 % à Sarcelles contre 6,1 % dans la région. La part des Turcs est également très importante : 12,4 % contre 2,6 % dans la région. La part des autres pays de naissance est conforme aux tendances régionales avec 37,8 %, pour l'essentiel de pays d'Afrique subsaharienne à Sarcelles,.
En 1999, 62,2 % des jeunes de moins de 18 ans étaient d'origine étrangère (au moins un parent immigré) et en 2005, les jeunes d’origine maghrébine, subsaharienne ou turque sont devenus majoritaires dans la commune,.
D'après une étude de Michèle Tribalat et Bernard Aubry retraçant l'évolution des concentrations ethniques en France entre 1968 et 2011, 67,4 % des jeunes de moins de 18 ans résidant à Sarcelles en 2011 sont d'origine étrangère (au moins un parent immigré dont 64,6 % au moins un parent né hors d'Europe) contre 19,7 % en France métropolitaine.
Église catholique. Les fidèles de la paroisse de Sarcelles-village sont accueillis à l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (rue de l'Église) et ceux de la paroisse de Sarcelles Lochères à l'église Sainte-Trinité-Jean-XXIII (avenue Auguste-Perret). La paroisse de Sarcelles relève du doyenné de Sarcelles et du diocèse de Pontoise. Depuis 2019, la paroisse de Sarcelles est confiée à la communauté Saint-Martin.
La communauté catholique chaldéenne se retrouve à l'église Saint-Thomas Apôtre, qui est la plus grande église d'Europe où se retrouve cette communauté, qui chante encore en araméen, la langue du Christ, ;
Église copte. Les fidèles se retrouvent à l'église Saint-Athanase ;
Église protestante. Les paroissiens de Sarcelles se retrouvent au Grenier de Sarcelles ;
Église évangélique. La communauté est gérée par le pasteur Jean-Claude Boutinon ;
Salle du Royaume des témoins de Jéhovah. Les fidèles de Sarcelles se réunissent dans la Salle du Royaume de Pierrefitte-sur-Seine ;
Islam. Les fidèles musulmans se retrouvent dans cinq mosquées. La mosquée A.M.I.S (Al Kitab wa Sunnah) et la mosquée Foi et Unicité se trouvent dans le grand ensemble de Sarcelles. Les fidèles peuvent aussi se retrouver à la mosquée située avenue du stade dans le quartier des Chardonnerettes. Il y a aussi la mosquée En Nour située dans le quartier des Rosiers, ainsi que la mosquée de l'Association culturelle musulmane vietnamienne située dans le quartier du Haut-du-Roy ;
Culte israélite. Cinq synagogues sont situées dans le grand ensemble de Sarcelles. Les fidèles peuvent aussi se retrouver dans la synagogue située dans le quartier du Haut-du-Roy ou bien dans celle, située dans un pavillon, dans le quartier des Chardonnerettes.
Un tiers des habitants sont juifs et Sarcelles est surnommée à ce titre « La Petite Jérusalem ». On y trouve la plus grande concentration de magasins cachères, de synagogues, d'écoles et autres institutions juives de toute la région parisienne. Durant l’été 2014, une manifestation en faveur de Gaza eut lieu à Sarcelles. En marge de celle-ci, des militants pro-palestiniens déclenchèrent une violente émeute antisémite, et visèrent spécialement les commerces, caillassés et incendiés, appartenant à des juifs. La synagogue, protégée par la police, a été menacée par une foule scandant des slogans antisémites tel « Mort aux Juifs ». Ces événements, qui ont fortement marqué la communauté juive et chez qui le sentiment d'insécurité à fortement augmenté, ont engendré une vague de départ dans la communauté juive de Sarcelles,,. Déjà en 2012, l'attentat à la grenade de la cellule terroriste de Cannes - Torcy avait visé une supérette casher à Sarcelles.
Sarcelles comptait 2 651 entreprises au 31 décembre 2004. 86 % de ces établissements comptaient moins de cinq salariés.
Le parc industriel de l'Escouvrier comptait en l'an 2000 sur une surface de soixante hectares 80 entreprises offrant 3 000 emplois.
Le taux de chômage en 1999 s'élevait à 20,9 %, soit 8 points de plus que la moyenne nationale. La ville comptait 1954 bénéficiaires du RMI au . Le revenu moyen par ménage est de 17 854 € l'an.
Sarcelles-Lochères fut l'un des premiers quartiers classés dans la liste des zones franches urbaines par la loi du afin de promouvoir le développement des quartiers dits « sensibles ». La ZFU de Garges - Sarcelles (Lochères) est la plus vaste de France. Entre autres entreprises, l'Agence Nationale pour le Chèque-Vacances (ANCV) y possède dorénavant son siège social.
La ville possède très peu de grandes entreprises ; parmi les principales, on peut citer les deux premières en chiffre d'affaires : JCB-France (matériels pour BTP) avec 177M d'€, Rex-Rotary (filiale de Ricoh, copieurs, connectique) avec 62M d'€ (chiffres 2004). Ainsi que la société France Télécom-Orange, dont le central téléphonique rue Montfleury abrite le Pole SAV desservant le territoire de la Plaine Val-de-France.

Sarcelles compte deux monuments historiques sur son territoire :
On peut également signaler :
Sarcelles a été le cadre de plusieurs films, dont les plus célèbres évoquent la brutale mutation urbaine et sociale des années 1960 :
Sarcelles est une des villes emblématiques de la banlieue et du rap français. Le rappeur Stomy Bugsy a vécu toute sa jeunesse à Sarcelles qu'il évoque souvent dans ses chansons ainsi que dans celles du groupe Ministère A.M.E.R. dont il fut un des membres avec Passi. Ce groupe a sorti en 1994 un album dénommé « 95200 », code postal de la ville. Le collectif hip-hop Secteur Ä, « Ä » venant d'un quartier de Sarcelles appelé La Secte Abdoulaye, est né à partir du défunt ministère A.M.E.R. et a rassemblé plusieurs rappeurs de la ville et de celles voisines de Garges-lès-Gonesse comme les Neg' Marrons ou le duo Arsenik, originaire de Villiers-le-Bel et, le groupe de rap des Locheres Thug, originaire du quartier des Lochères à Sarcelles, le groupe de jeunes rappeurs se fait connaitre dans leur quartier grâce à leur musique Dans Le Mille.
Le groupe de jazz-rock Red Noise a également sorti en son unique album baptisé Sarcelles-Lochères.
Les Inconnus, célèbres humoristes français ont cité Sarcelles en 1992 dans le clip C'est ton destin parodiant les chansons de Rap.
Pierre Perret évoque Sarcelles dans sa chanson Mon Pierrot : « Et ça s'est terminé à la mairie d'Sarcelles / Devant ses vieux qui tiraient des tronches de sortie d'bal ».
La chanson Béton armé de Max Rongier, José Cana et H. Gougaud, interprétée par Les Frères Jacques, évoque Sarcelles à propos des « grands ensembles » et dit « Sarcelle était un nom d'oiseau ».
En 2011, le groupe de musique Les Ogres de Barback chante l'histoire de vacances chez Marcelle vivant à Sarcelles dans la chanson Marcelle de Sarcelles tirée de l'album Comment je suis devenu voyageur,.

| Blason | D'azur à trois merlettes d'or |
|
|---|---|---|
| Détails | Les armes de Sarcelles proviennent de la famille de Neufbourg, avec ses émaux inversés, seigneurs du lieu au XVIIe siècle |