Gonesse

Gonesse
Gonesse
L'hôtel de ville.
Blason de Gonesse
Blason
Image illustrative de l’article Gonesse
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Intercommunalité CA Roissy Pays de France
Maire
Mandat
Cedric Sabouret
2026-2032
Code postal 95500
Code commune 95277
Démographie
Gentilé Gonessiens
Population
municipale
27 707 hab. (2023 en évolution de +6,57 % par rapport à 2017)
Densité 1 379 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 59′ 00″ nord, 2° 27′ 00″ est
Altitude 53 m
Min. 39 m
Max. 97 m
Superficie 20,09 km2
Type Grand centre urbain
Unité urbaine Paris
(banlieue)
Aire d'attraction Paris
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Villiers-le-Bel
Législatives 9e circonscription du Val-d'Oise
Localisation
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Gonesse
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Gonesse
Liens
Site web https://www.ville-gonesse.fr/

Gonesse est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.

Géographie

Localisation

À 16 kilomètres au nord-nord-est de Paris, Gonesse se situe de part et d'autre de la vallée du Croult, aux portes de la Plaine de France.

La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Paris, dans son unité urbaine et dans son bassin de vie. Elle fait également partie de la zone d'emploi de Roissy.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Arnouville, Aulnay-sous-Bois, Le Blanc-Mesnil, Bonneuil-en-France, Bouqueval, Goussainville, Roissy-en-France, Le Thillay, Tremblay-en-France, Vaudherland, Villepinte et Villiers-le-Bel.

Relief et géologie

Son territoire légèrement vallonné s'étend, à une altitude moyenne de 60 mètres, sur 20,09 km2. Il mesure, dans ses plus grandes dimensions, 7 kilomètres dans le sens nord-ouest/sud-est et près de 5 kilomètres dans le sens nord-est/sud-ouest.

Partant du fond de la vallée, on rencontre successivement les étages géologiques suivants, participant principalement du cycle sédimentaire bartonien de la période éocène (qui va de -65 à -45 millions d'années environ) :

Ces éléments ont joué un rôle important dans la prospérité ancienne de la région :

Cette abondance d'eau a permis le développement, en fond de vallée, de cultures maraîchères, notamment de cressonnières. La plupart de ces sources sont désormais taries, d'autres ont simplement disparu. Quant aux marnes, elles ont de longue date été utilisées pour l'amendement des terres de culture.

Au cours des quatre dernières décennies du XXe siècle s'est ajouté, à cette stratigraphie géologique, une couche supplémentaire composée des détritus résultant de l'industrie humaine toujours plus abondamment productrice de déchets de toute nature. Ces accumulations récentes sont si importantes qu'elles ont d'ores et déjà très sensiblement remodelé le paysage environnant (niveau de l'anthropocène). L'aménagement en cours de ces dépôts devrait, à échéance, malgré tout éviter la dénaturation du paysage[réf. nécessaire].

Hydrographie

Carte hydrographique de la commune.

La petite rivière Croult (ou Crould pour l'IGN) traverse la commune du nord-est vers le sud-ouest sur 3,4 km.

Son lit canalisé et bétonné depuis plus de cinquante ans sur toute la traversée de la ville a retrouvé son lit d'origine fin 2018.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C).

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 669 mm, avec 10,3 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Bonneuil-en-France à 2 km à vol d'oiseau, est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 616,3 mm,. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .

Statistiques 1991-2020 et records station LE BOURGET (95) - alt : 49 m, situation : lat : 48°58'02"N, lon : 2°25'39"E (à 2,7 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur
date du record
16,1
27.1.2003
20,8
28.2.1960
25,5
31.3.2021
31,9
18.4.1949
35
24.5.1922
40,9
24.6.2026
42,1
25.7.2019
40,2
12.8.2003
35,3
9.9.2023
29,4
4.10.1921
21,3
8.11.2015
17,2
16.12.1989
42,1
2019
Maximale moyenne 7,5 8,7 12,6 16,1 19,6 23 25,5 25,4 21,5 16,5 11,1 7,9 16,3
Moyenne 4,9 5,4 8,4 11,2 14,7 18 20,2 20 16,5 12,7 8,1 5,4 12,1
Minimale moyenne 2,3 2,1 4,2 6,3 9,8 13 14,9 14,6 11,5 8,8 5,2 2,8 8
Record de froid
date du record
−18,2
17.1.1985
−16,8
14.2.1956
−9,6
7.3.1971
−3,7
1.4.1931
−1,6
6.5.1957
0,9
13.6.1935
3,5
9.7.1929
1,9
1.8.1923
0,1
24.9.1931
−5,6
30.10.1985
−9,5
28.11.1921
−15,1
16.12.1925
−18,2
1985
Précipitations
Hauteur (mm) 46,8 41,1 43,9 43,1 60,5 53,8 56,3 52,5 44,6 56,7 53,6 63,4 616,3
≥ 1 mm (jours) 10,3 9,1 9,4 8,7 9,3 8,4 7,4 7,9 8 9,7 10,2 11,7 110,1
≥ 5 mm (jours) 3,1 2,8 2,9 2,8 3,9 4 3,4 3,2 3,2 3,9 3,8 4,6 41,6
≥ 10 mm (jours) 0,8 0,6 0,7 1 1,7 1,7 1,7 1,7 1,3 1,3 1,4 1,7 15,7
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
25
3.1.2022
29,2
13.2.2002
31,6
7.3.1989
30,3
8.4.2022
43,4
9.5.2020
52,6
11.6.2018
56,4
6.7.2001
81,4
24.8.1987
38
13.9.1975
69,6
9.10.2024
30
20.11.1971
32,6
5.12.1988
81,4
1987
Ensoleillement
Heures 57,4 73,7 129,3 171 189,4 203 213,2 206,4 161,6 111,3 63,7 54,3 1 634,2
Source : « Fiche 95088001 » [PDF], sur meteofrance.s3.sbg.io.cloud.ovh.net/data, édité le : 06/10/2026 dans l'état de la base
7,5
2,3
46,8
20 mm
40 mm
60 mm
jan.
8,7
2,1
41,1
fév.
12,6
4,2
43,9
mars
16,1
6,3
43,1
avril
19,6
9,8
60,5
mai
23
13
53,8
juin
25,5
14,9
56,3
jui.
25,4
14,6
52,5
août
21,5
11,5
44,6
sep.
16,5
8,8
56,7
oct.
11,1
5,2
53,6
nov.
7,9
2,8
63,4
déc.
Moyennes : ■ max ■ min °C ■ Précipitations mm

Urbanisme

Fresque de Seb Toussaint dans le quartier de La Fauconnière
Fresque de Seb Toussaint dans le quartier de La Fauconnière.
La Fauconnière

Typologie

Au , Gonesse est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.

Elle appartient à l'unité urbaine de Paris, une agglomération inter-départementale regroupant 407 communes, dont elle est une commune de la banlieue,,.

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principal,. Cette aire regroupe 1 929 communes,.

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le territoire de la commune se compose en 2017 de 50,66 % d'espaces agricoles, forestiers et naturels, 14,25 % d'espaces ouverts artificialisés et 35,09 % d'espaces construits artificialisés.

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Habitat et logement

En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 10 189, alors qu'il était de 9 717 en 2016 et de 9 487 en 2011.

Parmi ces logements, 95 % étaient des résidences principales, 1 % des résidences secondaires et 4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 33,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 65,6 % des appartements.

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Gonesse en 2021 en comparaison avec celle du Val-d'Oise et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1 %) par rapport au département (1,5 %) et à la France entière (9,7 %).

Le logement à Gonesse en 2021.
Typologie Gonesse Val-d'Oise France entière
Résidences principales (en %) 95 92,4 82,2
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 1 1,5 9,7
Logements vacants (en %) 4 6 8,1

La commune respecte les obligations qui lui sont faites par l'article 55 de la loi SRU de disposer d'au moins 25 % de son parc de résidences principales constituées de logements sociaux

Voies de communication et transports

À 20 minutes de Paris, la commune est desservie par l'autoroute A1, A3 et la A170, également par les routes départementales 170, 317 et 370.

La commune est desservie par le RER D (gare de Villiers-le-Bel - Gonesse - Arnouville) également par bus, ligne 152 du Réseau de bus Ourcq et ligne 250 du réseau de bus Plaine Saint-Denis. Par les lignes 11, 11.5, 20, 22, 23, 24, 24 sco, 25, 36, 37 et 9502 du Réseau de bus Roissy Ouest.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Gaunissa en 832, Gonesa en 1110, Gonessa en 1226.

Gonesse constitue l'héritière de l'ancienne Connicia villa. Le hameau primitif s'est donc développé à partir du « domaine de Connicius », un important propriétaire terrien.

Histoire

Préhistoire

Avant même que Gonesse n'apparaisse, en 832, sous le nom de Gaunissa, il existait déjà une occupation humaine en ces lieux aux époques préhistoriques, comme en témoignent les nombreuses découvertes fortuites ou les résultats de fouilles archéologiques. Les trouvailles faites à ces occasions attestent la présence continue d'un habitat traversant le Néolithique, l'âge du fer, l'époque gallo-romaine et le Moyen Âge, jusqu'à nos jours.

Moyen âge

Gonesse fut réuni au domaine de la couronne par Hugues Capet.

De nombreux auteurs s'accordent pour y faire naître Philippe Auguste, roi de France, le , d'autres le font naitre à Melun ou à l'abbaye du Jard près de Melun.

Un Hôtel-Dieu fondé en 1208, par Pierre de Theillay, témoigne de la place importante qu'occupait alors Gonesse dans la région. Il n'en reste que des vestiges.

Saint Louis affranchit les habitants de Gonesse.

L'église date du XIIIe siècle.

Du XIe au XIVe siècle, Gonesse se fait connaître, pour son drap de laine, appelé la « gaunace », dont la fabrication doit beaucoup au Croult et à ses moulins à drap, installés sur le cours du ruisseau. Au XIIIe siècle, on y faisait un grand commerce en draps et en peaux.

En 1358, Charles le Mauvais, roi de Navarre, campe à Gonesse, les Anglais y viennent la même année et y passent le mois de septembre.

À partir du XIIIe siècle, les farines et les pains de Gonesse sont fort recherchés.

Fortifié au XIVe siècle, le village voit passer Jeanne d'Arc en 1429. L'héroïne nationale aurait posé pied à terre pour se désaltérer à la fontaine Dame-Jeanne, aujourd'hui disparue, qui se trouvait sur le chemin conduisant à la Patte-d'Oie. Autre fait légendaire, non formellement prouvé.

Sous Louis XI, en 1465, les Bourguignons s'en emparent et ravagent tout ce qui appartient au roi.

Les Templiers et les Hospitaliers

On retrouve l'origine du domaine templiers dans un acte de 1284 dans lequel Pétronille Du Change donne aux Templiers un petit domaine en échange, sa vie durant, de la moitié des récoltes du domaine,.

Les terres et seigneurie de Stains, village près de Gonesse, avait été cédée, en , à la commanderie de Gonesse par Gervais de Chaumont, avec le contentement de Guillaume de Flaucourt, pour le prix de 12 livres parisis,.

En 1448, la maison de la commanderie de Gonesse tombe en ruines. Le prieur la donne à Nicole Saint-Homme, un frère de l'Ordre, sa vie durant en échange de 32 sols par an. Il a aussi la charge de restaurer la bâtisse. Mais en 1465, frère Nicole obtient du prieur l'exemption de sa redevance au prétexte que la guerre avec les Bourguignons avait eu pour conséquence la destruction des récoltes. Apparemment la commanderie ne fut pas reconstruite car « où soloit jadis avoir une maison appelée le temple de Gonesse ».

Temps modernes

Gonesse vers 1780 (carte de Cassini).

Du XVe au XVIIe siècle, le village se taille une solide réputation pour la qualité de son pain fabriqué avec le blé du terroir, le pain mollet de Gonesse, qui est aussi connu sous le nom de « pain de chapitre », ainsi nommé du fait que le boulanger du chapitre de Notre-Dame de Paris aurait été le premier à le fabriquer. Quelques corps de bâtiments comme La Malmaison et Coulanges, mais aussi les pigeonniers de Coulanges, de Garlande et d'Orgemont, témoignent encore de ce passé agricole et industrieux de la ville.

Après avoir échoué dans sa deuxième tentative contre Paris, Henri IV se retire à Gonesse.

Pendant les troubles de la Fronde, le prince de Condé s'en empare.

En dehors de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul datant des XIIe et XIIIe siècle, il existe à Gonesse une autre paroisse et son église, sur la rive gauche du Croult, Saint-Nicolas. Datant du XIVe siècle, cette église fut démolie à la Révolution. Des yeux perspicaces peuvent encore trouver des vestiges de cet édifice en remploi dans les murs de certaines maisons de ce quartier. À l'occasion de la construction, dans les années 1970, d'une maison dans le haut de la rue de Savigny, le creusement des fondations a mis au jour des tombes du cimetière établi près de l'église Saint-Nicolas.

C'est à Gonesse que, le , le premier ballon à gaz de l'histoire, construit par Jacques Charles et les frères Robert, s'écrase après un vol de 16 kilomètres,,.

Révolution française et Empire

Elle est chef-lieu de district de 1790 à 1795.

En 1815, le maréchal Grouchy arrive à Gonesse à la tête de 40 000 hommes et de 120 pièces d'artillerie ; mais Napoléon Ier ayant abdiqué, le , le duc de Wellington y établit son quartier général, traite la reddition de Paris, et, le , se retire à Neuilly-sur-Seine.

Époque contemporaine

Durant le siège de Paris en 1870 le quartier général de la Garde prussienne est installé à Gonesse.

Plus récemment, le , Gonesse entre avec fracas dans une autre rubrique de l'histoire, celle des catastrophes aériennes, avec la chute du Concorde sur son territoire, à quelques centaines de mètres seulement des habitations, écrasant néanmoins un hôtel, entraînant dans la mort, avec les passagers et l'équipage de l'avion, quatre personnes au sol.

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

Antérieurement à la loi du , la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et à son arrondissement de Sarcelles après un transfert administratif effectif au .

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Gonesse de Seine-et-Oise puis du Val-d'Oise. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Villiers-le-Bel

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la neuvième circonscription du Val-d'Oise.

Intercommunalité

Gonesse était membre de la communauté d'agglomération Val de France, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1997 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi MAPAM du , qui prévoit la généralisation de l'intercommunalité à l'ensemble des communes et la création d'intercommunalités de taille importante, et, pour les communes de la grande couronne, capables de dialoguer avec la Métropole du Grand Paris, cette intercommunalité a fusionné avec la communauté d'agglomération Roissy Porte de France et a intégré une partie des communes de la communauté de communes Plaines et Monts de France, formant le la communauté d'agglomération Roissy Pays de France dont Gonesse est désormais membre.

Tendances politiques et résultats

Élections municipales et communautaires

Lors du premier tour des élections municipales de 2014, la liste PS-PCF-EELV menée par le maire sortant Jean-Pierre Blazy obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 3 482 voix, 27 conseillers municipaux élus, dont 8 communautaires), devançant nettement les listes menées respectivement par :

  • Claude Tibi (UDI, 1 518 voix, 22,21 %, 4 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire) ;
  • Karim Ouchikh (FN, 1 433 voix, 20,97 %, 3 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire) ;
  • Mohamed Ouerfelli (EELV, 399 voix, 1 conseiller municipal élu).

Lors de ce scrutin, 50,35 % des électeurs se sont abstenus.

Lors du second tour des élections municipales de 2020, la liste menée par le maire sortant, Jean-Pierre Blazy (DVG) — qui bénéficiait du report de la liste UDI menée au premier tour par Claude Tibi — obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 3 063 voix (50,34 %, 27 conseillers municipaux élus, dont 6 communautaires), devançant de 42 voix la liste menée par le socialiste Cédric Sabouret — qui bénéficiait, elle, du report des listes LREM de Ilhan Yildiz, SE de Arezki Mahdi et DVG de Mazouni Daho — qui a obtenu 3 021 voix (49,65 %, 8 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire),.

Le recours formé par Cédric Sabouret contre ces résultats est rejeté par le tribunal administratif (France) de Cergy en , confirmant la régularité du scrutin de 2020.

Lors des élections municipales de 2026, où le maire sortant a décidé de ne pas se représenter, la liste PS de Cédric Sabouret l'emporte dès le premier tour avec 54,64 % des suffrages exprimés. Il devance notamment la liste DVG de Bobby Ide (13,88 %), la liste LFI de Huseyin Ceyhan (12,92 %), et la liste DVC de Claude Tibi (10,66 %), dans un scrutin où 50,55 % des électeurs se sont abstenus.

Autres élections

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1816 1822 Charles Victor Lesselin    
         
1925 1928 Ernest Broquet   Médecin
         
mai 1945 octobre 1947 Marcel Peyralbe PCF Tourneur sur métaux
Conseiller général de Luzarches (1945 → 1949)
octobre 1947 mars 1971 Emmanuel Rain MRP Fonctionnaire au Ministère de la Santé Publique
mars 1971 juin 1995 Bernard Février DVD Pharmacien biologiste
Conseiller général de Gonesse (1976 → 1998)
Vice-président du conseil général du Val-d'Oise[Quand ?]
juin 1995 mars 2026 Jean-Pierre Blazy, PS puis DVG Professeur agrégé
Député du Val-d'Oise (9e circ.) (1997 → 2007 puis 2012 → 2017)
Vice-président de la CA Roissy Pays de France (2020 → )
mars 2026 en cours
(au 29 mars 2026)
Cédric Sabouret PS Conseiller départemental de Villiers-le-Bel (2015 → )

Jumelages

La commune est jumelée à Drapeau de l'Italie Leonessa (Italie).

Archives

Entre 1990 et 1994, parmi les premières de France, la commune informatise son service de l'état civil en l'indexant et en numérisant les registres avec un scanner et enregistrement sur un disque optique.

Équipements et services publics

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Justice, sécurité, secours et défense

Gonesse est le siège d'une juridiction d’instance. La commune fait partie de la juridiction de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise,.

Le marché couvert.

Population et société

Les habitants sont appelés les Gonessiens

Démographie

Évolution de la population

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans,.

En 2023, la commune comptait 27 707 habitants, en évolution de +6,57 % par rapport à 2017 (Val-d'Oise : +4,32 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 4002 2162 0202 0082 1472 1232 2212 2572 263
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 3482 6842 8312 5262 8592 9353 0082 6422 678
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 7572 9023 1313 2313 5374 3594 6384 0064 881
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
8 51721 18721 39022 89623 15224 72126 15226 51626 336
2022 2023 - - - - - - -
26 95927 707-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999 puis Insee à partir de 2006.)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 56,8 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (54,4 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 12,7 % la même année, alors qu'il est de 14,3 % au niveau départemental,.

En 2023, la commune comptait 13 343 hommes pour 14 364 femmes, soit un taux de 51,84 % de femmes, supérieur au taux départemental (51,37 %),.

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :

Pyramide des âges de la commune en 2023 en pourcentage
HommesClasse d’âgeFemmes
1,9
80 ou +
4,1
9,6
65-79 ans
9,7
11,5
55-64 ans
11,4
19,5
40-54 ans
18,5
21,6
25-39 ans
21,5
14,0
15-24 ans
13,2
21,8
0-14 ans
21,6
Pyramide des âges du département du Val-d'Oise en 2023 en pourcentage
HommesClasse d’âgeFemmes
2,8
80 ou +
4,6
10
65-79 ans
11,2
11,2
55-64 ans
11,5
20,2
40-54 ans
19,7
19,8
25-39 ans
20,4
13,8
15-24 ans
12,4
22,2
0-14 ans
20,2

Population active de 15 à 64 ans

En 2022, la population âgée de 15 à 64 ans est de 17 581 pesonnes dont 12 569 actifs.

La répartition des actifs au sein de cette population et leurs catégories socio-professionnelles s'établissent comme suit:

Population de 15 à 64 ans par type d'activité en pourcentage
recensement de 2022
Actifs ayant un emploi: 61,7 %Chômeurs: 9,8 %Retraités: 4 %Élèves, étudiants et stagiaires non rémunérés: 11,3 %Autres inactifs: 13,3 %
  • Actifs ayant un emploi : 61,7 %
  • Chômeurs : 9,8 %
  • Retraités : 4 %
  • Élèves, étudiants et stagiaires non rémunérés : 11,3 %
  • Autres inactifs : 13,3 %
Population active de 15 à 64 ans selon le groupe professionnel
recensement de 2022
agriculteurs exploitants: 0 habitant(s) (0 %)artisans, commerçants, chefs d'entreprise: 533 habitant(s) (4,4 %)cadres et professions intellectuelles supérieures: 1 096 habitant(s) (9 %)professions intermédiaires: 3 011 habitant(s) (24,6 %)employés: 4 403 habitant(s) (36 %)ouvriers: 3 179 habitant(s) (26 %)
  • Agriculteurs exploitants : 0 habitants
  • Artisans, commerçants, chefs d'entreprise : 533 habitants
  • Cadres et professions intellectuelles supérieures : 1 096 habitants
  • Ouvriers : 3 179 habitants
  • Professions intermédiaires : 3 011 habitants
  • Employés : 4 403 habitants

Revenus de la population

En 2022, le revenu median par unité de consommation s'établit à 19 140 € sur la commune contre 23 290 € au niveau départemental. Le taux de pauvreté est de 26 % contre 17,7 % sur l'ensemble du département,.

Histogramme des revenus médians disponibles par unité de consommation - département du Val-d'Oise,

10 000
20 000
30 000
40 000
Communes de plus de 2 000 habitants du département - Insee 2021 - Fichier localisé social et fiscal - géographie du 01/01/2025
  • Gonesse: 19 140 €
  • Autres communes du département
  • Val-d'Oise: 23 290 €
  • France métropolitaine: 23 080 €

Économie

Près de l'A1 et la D 170G (Triangle de Gonesse), Immochan prévoit (2010-2020) de transformer 280 ha de terres agricoles en 130 hectares de quartier d'affaires, 80 hectares d'EuropaCity et 70 hectares en parc de loisirs. La proposition a cependant fait l’objet d’un avis défavorable de la part du commissaire-enquêteur le .

Le projet EuropaCity (500 enseignes soit 230 000 m2, base de loisirs avec un parc aquatique et une piste de ski soit 150 000 m2, hôtels 110 000 m2, espaces publics 100 000 m2, culture 50 000 m2, restaurants et palais des congrès chacun 20 000 m2) représente plus de trois milliards d'euros d’investissements ; il promet la création de 11 000 emplois,.

Toutefois l'enquête publique conduite en sur la révision du plan local d'urbanisme a abouti à un avis défavorable du commissaire-enquêteur au projet d'urbanisation de 300 hectares de terrain en faisant état « des impacts environnementaux négatifs importants à très importants [en particulier s’agissant de la consommation massive de] terres agricoles fertiles les plus proches de la capitale (…) favorables à l’autosuffisance alimentaire et aux circuits courts » et en soulignant notamment les conséquences de l’imperméabilisation des sols et les atteintes à la biodiversité.

Des agriculteurs, des commerçants et des citoyens opposés au projet sont regroupés au sein du Collectif pour le Triangle de Gonesse.

Ce projet a été abandonné en .

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Gonesse compte quatre monuments historiques sur son territoire :

On peut également signaler :

La place du 8-Mai-1945.

Gonesse dans les arts

C'est à Gonesse que le compositeur Luigi Cherubini situe une partie de l'action de son opéra les Deux journées ou le Porteur d'eau, créé en 1800.

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Blason de Gonesse Blason
De gueules à la tour crénelée couverte en dôme d'argent, ouverte, ajourée et maçonnée de sable, accostée à dextre d'une gerbe de blé d'or et à senestre d'un gond enlacé de la lettre S capitale du même ; au chef cousu d'azur semé de fleurs de lys d'or
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Education

A l'année 2015, la commune avait 20 écoles primaires avec 3 526 élèves, incluant 11 écoles maternelles avec 1 389 élèves et 9 écoles élémentaires avec 2 137 élèves.

Collèges :

Il y'a un seul lycée, le Lycée René Cassin-Gonesse .

Voir aussi

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Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. ↑ Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  3. ↑ Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et 406 communes de banlieue.
  4. ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. ↑ Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  6. ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.

Références

Cartes

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Site de l'Insee

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Autres sources

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  68. ↑ « Abandon du projet EuropaCity : "Je ne crois pas qu'une reconversion se décrète avec un haut fonctionnaire qui fait un rapport", s'agace le maire de Gonesse : Le projet de méga-complexe a été abandonné il y a neuf mois, pas pour des "considérations environnementales", selon Jean-Pierre Blazy. "Des investisseurs sont prêts à venir", assure le maire qui attend que le gouvernement "clarifie sa position" », France Info,‎ (lire en ligne, consulté le ).
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  111. ↑ Doury et Foussard 1999, p. 318.

Nota : les références des Archives nationales ont été reclassées et les références actuelles sont changées[[ lire en ligne]]