| Gonesse | |||||
L'hôtel de ville. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Île-de-France | ||||
| Département | Val-d'Oise | ||||
| Arrondissement | Sarcelles | ||||
| Intercommunalité | CA Roissy Pays de France | ||||
| Maire Mandat |
Cedric Sabouret 2026-2032 |
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| Code postal | 95500 | ||||
| Code commune | 95277 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Gonessiens | ||||
| Population municipale |
27 707 hab. (2023 |
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| Densité | 1 379 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 59′ 00″ nord, 2° 27′ 00″ est | ||||
| Altitude | 53 m Min. 39 m Max. 97 m |
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| Superficie | 20,09 km2 | ||||
| Type | Grand centre urbain | ||||
| Unité urbaine | Paris (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Paris (commune du pôle principal) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Villiers-le-Bel | ||||
| Législatives | 9e circonscription du Val-d'Oise | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Val-d'Oise
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.ville-gonesse.fr/ | ||||
| modifier |
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Gonesse est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.
À 16 kilomètres au nord-nord-est de Paris, Gonesse se situe de part et d'autre de la vallée du Croult, aux portes de la Plaine de France.
La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Paris, dans son unité urbaine et dans son bassin de vie. Elle fait également partie de la zone d'emploi de Roissy.
Les communes limitrophes sont Arnouville, Aulnay-sous-Bois, Le Blanc-Mesnil, Bonneuil-en-France, Bouqueval, Goussainville, Roissy-en-France, Le Thillay, Tremblay-en-France, Vaudherland, Villepinte et Villiers-le-Bel.
Son territoire légèrement vallonné s'étend, à une altitude moyenne de 60 mètres, sur 20,09 km2. Il mesure, dans ses plus grandes dimensions, 7 kilomètres dans le sens nord-ouest/sud-est et près de 5 kilomètres dans le sens nord-est/sud-ouest.
Partant du fond de la vallée, on rencontre successivement les étages géologiques suivants, participant principalement du cycle sédimentaire bartonien de la période éocène (qui va de -65 à -45 millions d'années environ) :
Ces éléments ont joué un rôle important dans la prospérité ancienne de la région :
Cette abondance d'eau a permis le développement, en fond de vallée, de cultures maraîchères, notamment de cressonnières. La plupart de ces sources sont désormais taries, d'autres ont simplement disparu. Quant aux marnes, elles ont de longue date été utilisées pour l'amendement des terres de culture.
Au cours des quatre dernières décennies du XXe siècle s'est ajouté, à cette stratigraphie géologique, une couche supplémentaire composée des détritus résultant de l'industrie humaine toujours plus abondamment productrice de déchets de toute nature. Ces accumulations récentes sont si importantes qu'elles ont d'ores et déjà très sensiblement remodelé le paysage environnant (niveau de l'anthropocène). L'aménagement en cours de ces dépôts devrait, à échéance, malgré tout éviter la dénaturation du paysage[réf. nécessaire].

La petite rivière Croult (ou Crould pour l'IGN) traverse la commune du nord-est vers le sud-ouest sur 3,4 km.
Son lit canalisé et bétonné depuis plus de cinquante ans sur toute la traversée de la ville a retrouvé son lit d'origine fin 2018.
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C).
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 669 mm, avec 10,3 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Bonneuil-en-France à 2 km à vol d'oiseau, est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 616,3 mm,. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
16,1 27.1.2003 |
20,8 28.2.1960 |
25,5 31.3.2021 |
31,9 18.4.1949 |
35 24.5.1922 |
40,9 24.6.2026 |
42,1 25.7.2019 |
40,2 12.8.2003 |
35,3 9.9.2023 |
29,4 4.10.1921 |
21,3 8.11.2015 |
17,2 16.12.1989 |
42,1 2019 |
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| Maximale moyenne | 7,5 | 8,7 | 12,6 | 16,1 | 19,6 | 23 | 25,5 | 25,4 | 21,5 | 16,5 | 11,1 | 7,9 | 16,3 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 4,9 | 5,4 | 8,4 | 11,2 | 14,7 | 18 | 20,2 | 20 | 16,5 | 12,7 | 8,1 | 5,4 | 12,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 2,3 | 2,1 | 4,2 | 6,3 | 9,8 | 13 | 14,9 | 14,6 | 11,5 | 8,8 | 5,2 | 2,8 | 8 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−18,2 17.1.1985 |
−16,8 14.2.1956 |
−9,6 7.3.1971 |
−3,7 1.4.1931 |
−1,6 6.5.1957 |
0,9 13.6.1935 |
3,5 9.7.1929 |
1,9 1.8.1923 |
0,1 24.9.1931 |
−5,6 30.10.1985 |
−9,5 28.11.1921 |
−15,1 16.12.1925 |
−18,2 1985 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 46,8 | 41,1 | 43,9 | 43,1 | 60,5 | 53,8 | 56,3 | 52,5 | 44,6 | 56,7 | 53,6 | 63,4 | 616,3 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 1 mm (jours) | 10,3 | 9,1 | 9,4 | 8,7 | 9,3 | 8,4 | 7,4 | 7,9 | 8 | 9,7 | 10,2 | 11,7 | 110,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 5 mm (jours) | 3,1 | 2,8 | 2,9 | 2,8 | 3,9 | 4 | 3,4 | 3,2 | 3,2 | 3,9 | 3,8 | 4,6 | 41,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 10 mm (jours) | 0,8 | 0,6 | 0,7 | 1 | 1,7 | 1,7 | 1,7 | 1,7 | 1,3 | 1,3 | 1,4 | 1,7 | 15,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
25 3.1.2022 |
29,2 13.2.2002 |
31,6 7.3.1989 |
30,3 8.4.2022 |
43,4 9.5.2020 |
52,6 11.6.2018 |
56,4 6.7.2001 |
81,4 24.8.1987 |
38 13.9.1975 |
69,6 9.10.2024 |
30 20.11.1971 |
32,6 5.12.1988 |
81,4 1987 |
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| Ensoleillement | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Heures | 57,4 | 73,7 | 129,3 | 171 | 189,4 | 203 | 213,2 | 206,4 | 161,6 | 111,3 | 63,7 | 54,3 | 1 634,2 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||


Au , Gonesse est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle appartient à l'unité urbaine de Paris, une agglomération inter-départementale regroupant 407 communes, dont elle est une commune de la banlieue,,.
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principal,. Cette aire regroupe 1 929 communes,.

Le territoire de la commune se compose en 2017 de 50,66 % d'espaces agricoles, forestiers et naturels, 14,25 % d'espaces ouverts artificialisés et 35,09 % d'espaces construits artificialisés.
L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 10 189, alors qu'il était de 9 717 en 2016 et de 9 487 en 2011.
Parmi ces logements, 95 % étaient des résidences principales, 1 % des résidences secondaires et 4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 33,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 65,6 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Gonesse en 2021 en comparaison avec celle du Val-d'Oise et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1 %) par rapport au département (1,5 %) et à la France entière (9,7 %).
| Typologie | Gonesse | Val-d'Oise | France entière |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 95 | 92,4 | 82,2 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 1 | 1,5 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 4 | 6 | 8,1 |
La commune respecte les obligations qui lui sont faites par l'article 55 de la loi SRU de disposer d'au moins 25 % de son parc de résidences principales constituées de logements sociaux
À 20 minutes de Paris, la commune est desservie par l'autoroute A1, A3 et la A170, également par les routes départementales 170, 317 et 370.
La commune est desservie par le RER D (gare de Villiers-le-Bel - Gonesse - Arnouville) également par bus, ligne 152 du Réseau de bus Ourcq et ligne 250 du réseau de bus Plaine Saint-Denis. Par les lignes 11, 11.5, 20, 22, 23, 24, 24 sco, 25, 36, 37 et 9502 du Réseau de bus Roissy Ouest.
Le nom de la localité est attesté sous les formes Gaunissa en 832, Gonesa en 1110, Gonessa en 1226.
Gonesse constitue l'héritière de l'ancienne Connicia villa. Le hameau primitif s'est donc développé à partir du « domaine de Connicius », un important propriétaire terrien.
Avant même que Gonesse n'apparaisse, en 832, sous le nom de Gaunissa, il existait déjà une occupation humaine en ces lieux aux époques préhistoriques, comme en témoignent les nombreuses découvertes fortuites ou les résultats de fouilles archéologiques. Les trouvailles faites à ces occasions attestent la présence continue d'un habitat traversant le Néolithique, l'âge du fer, l'époque gallo-romaine et le Moyen Âge, jusqu'à nos jours.
Gonesse fut réuni au domaine de la couronne par Hugues Capet.
De nombreux auteurs s'accordent pour y faire naître Philippe Auguste, roi de France, le , d'autres le font naitre à Melun ou à l'abbaye du Jard près de Melun.
Un Hôtel-Dieu fondé en 1208, par Pierre de Theillay, témoigne de la place importante qu'occupait alors Gonesse dans la région. Il n'en reste que des vestiges.
Saint Louis affranchit les habitants de Gonesse.
L'église date du XIIIe siècle.
Du XIe au XIVe siècle, Gonesse se fait connaître, pour son drap de laine, appelé la « gaunace », dont la fabrication doit beaucoup au Croult et à ses moulins à drap, installés sur le cours du ruisseau. Au XIIIe siècle, on y faisait un grand commerce en draps et en peaux.
En 1358, Charles le Mauvais, roi de Navarre, campe à Gonesse, les Anglais y viennent la même année et y passent le mois de septembre.
À partir du XIIIe siècle, les farines et les pains de Gonesse sont fort recherchés.
Fortifié au XIVe siècle, le village voit passer Jeanne d'Arc en 1429. L'héroïne nationale aurait posé pied à terre pour se désaltérer à la fontaine Dame-Jeanne, aujourd'hui disparue, qui se trouvait sur le chemin conduisant à la Patte-d'Oie. Autre fait légendaire, non formellement prouvé.
Sous Louis XI, en 1465, les Bourguignons s'en emparent et ravagent tout ce qui appartient au roi.
On retrouve l'origine du domaine templiers dans un acte de 1284 dans lequel Pétronille Du Change donne aux Templiers un petit domaine en échange, sa vie durant, de la moitié des récoltes du domaine,.
Les terres et seigneurie de Stains, village près de Gonesse, avait été cédée, en , à la commanderie de Gonesse par Gervais de Chaumont, avec le contentement de Guillaume de Flaucourt, pour le prix de 12 livres parisis,.
En 1448, la maison de la commanderie de Gonesse tombe en ruines. Le prieur la donne à Nicole Saint-Homme, un frère de l'Ordre, sa vie durant en échange de 32 sols par an. Il a aussi la charge de restaurer la bâtisse. Mais en 1465, frère Nicole obtient du prieur l'exemption de sa redevance au prétexte que la guerre avec les Bourguignons avait eu pour conséquence la destruction des récoltes. Apparemment la commanderie ne fut pas reconstruite car « où soloit jadis avoir une maison appelée le temple de Gonesse ».

Du XVe au XVIIe siècle, le village se taille une solide réputation pour la qualité de son pain fabriqué avec le blé du terroir, le pain mollet de Gonesse, qui est aussi connu sous le nom de « pain de chapitre », ainsi nommé du fait que le boulanger du chapitre de Notre-Dame de Paris aurait été le premier à le fabriquer. Quelques corps de bâtiments comme La Malmaison et Coulanges, mais aussi les pigeonniers de Coulanges, de Garlande et d'Orgemont, témoignent encore de ce passé agricole et industrieux de la ville.
Après avoir échoué dans sa deuxième tentative contre Paris, Henri IV se retire à Gonesse.
Pendant les troubles de la Fronde, le prince de Condé s'en empare.
En dehors de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul datant des XIIe et XIIIe siècle, il existe à Gonesse une autre paroisse et son église, sur la rive gauche du Croult, Saint-Nicolas. Datant du XIVe siècle, cette église fut démolie à la Révolution. Des yeux perspicaces peuvent encore trouver des vestiges de cet édifice en remploi dans les murs de certaines maisons de ce quartier. À l'occasion de la construction, dans les années 1970, d'une maison dans le haut de la rue de Savigny, le creusement des fondations a mis au jour des tombes du cimetière établi près de l'église Saint-Nicolas.
C'est à Gonesse que, le , le premier ballon à gaz de l'histoire, construit par Jacques Charles et les frères Robert, s'écrase après un vol de 16 kilomètres,,.
Elle est chef-lieu de district de 1790 à 1795.
En 1815, le maréchal Grouchy arrive à Gonesse à la tête de 40 000 hommes et de 120 pièces d'artillerie ; mais Napoléon Ier ayant abdiqué, le , le duc de Wellington y établit son quartier général, traite la reddition de Paris, et, le , se retire à Neuilly-sur-Seine.
Durant le siège de Paris en 1870 le quartier général de la Garde prussienne est installé à Gonesse.
Plus récemment, le , Gonesse entre avec fracas dans une autre rubrique de l'histoire, celle des catastrophes aériennes, avec la chute du Concorde sur son territoire, à quelques centaines de mètres seulement des habitations, écrasant néanmoins un hôtel, entraînant dans la mort, avec les passagers et l'équipage de l'avion, quatre personnes au sol.
Antérieurement à la loi du , la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et à son arrondissement de Sarcelles après un transfert administratif effectif au .
Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Gonesse de Seine-et-Oise puis du Val-d'Oise. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Villiers-le-Bel
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la neuvième circonscription du Val-d'Oise.
Gonesse était membre de la communauté d'agglomération Val de France, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1997 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi MAPAM du , qui prévoit la généralisation de l'intercommunalité à l'ensemble des communes et la création d'intercommunalités de taille importante, et, pour les communes de la grande couronne, capables de dialoguer avec la Métropole du Grand Paris, cette intercommunalité a fusionné avec la communauté d'agglomération Roissy Porte de France et a intégré une partie des communes de la communauté de communes Plaines et Monts de France, formant le la communauté d'agglomération Roissy Pays de France dont Gonesse est désormais membre.
Lors du premier tour des élections municipales de 2014, la liste PS-PCF-EELV menée par le maire sortant Jean-Pierre Blazy obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 3 482 voix, 27 conseillers municipaux élus, dont 8 communautaires), devançant nettement les listes menées respectivement par :
Lors de ce scrutin, 50,35 % des électeurs se sont abstenus.
Lors du second tour des élections municipales de 2020, la liste menée par le maire sortant, Jean-Pierre Blazy (DVG) — qui bénéficiait du report de la liste UDI menée au premier tour par Claude Tibi — obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 3 063 voix (50,34 %, 27 conseillers municipaux élus, dont 6 communautaires), devançant de 42 voix la liste menée par le socialiste Cédric Sabouret — qui bénéficiait, elle, du report des listes LREM de Ilhan Yildiz, SE de Arezki Mahdi et DVG de Mazouni Daho — qui a obtenu 3 021 voix (49,65 %, 8 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire),.
Le recours formé par Cédric Sabouret contre ces résultats est rejeté par le tribunal administratif (France) de Cergy en , confirmant la régularité du scrutin de 2020.
Lors des élections municipales de 2026, où le maire sortant a décidé de ne pas se représenter, la liste PS de Cédric Sabouret l'emporte dès le premier tour avec 54,64 % des suffrages exprimés. Il devance notamment la liste DVG de Bobby Ide (13,88 %), la liste LFI de Huseyin Ceyhan (12,92 %), et la liste DVC de Claude Tibi (10,66 %), dans un scrutin où 50,55 % des électeurs se sont abstenus.
| Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours. | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Année | Élu | Battu | Participation | ||||
| 2002 | 81,15 % | Jacques Chirac | RPR | 18,85 % | Jean-Marie Le Pen | FN | 77,43 % |
| 2007 | 51,20 % | Nicolas Sarkozy | UMP | 48,80 % | Ségolène Royal | PS | 80,89 % |
| 2012 | 58,55 % | François Hollande | PS | 41,45 % | Nicolas Sarkozy | UMP | 74,26 % |
| 2017 | 69,49 % | Emmanuel Macron | EM | 30,51 % | Marine Le Pen | FN | 63,77 % |
| 2022 | 60,74 % | Emmanuel Macron | LREM | 39,26 % | Marine Le Pen | RN | 59,96 % |
| Élections législatives, résultats des deux meilleurs scores du dernier tour de scrutin. | |||||||
| Année | Élu | Battu | Participation | ||||
| 2002 | 57,80 % | Jean-Pierre Blazy | PS | 42,20 % | Élisabeth Hermanville | UMP | 58,03 % |
| 2007 | 54,49 % | Jean-Pierre Blazy | PS | 45,51 % | Yannick Paternotte | UMP | 53,99 % |
| 2012 | 65,08 % | Jean-Pierre Blazy | PS | 34,92 % | Yannick Paternotte | UMP | 45,75 % |
| 2017 | 55,93 % | Živka Park | LREM | 44,07 % | Anthony Arciero | LR | 25,72 % |
| 2022 | 64,60 % | Arnaud Le Gall | LFI-NUPES | 35,40 % | Jean-Baptiste Marly | RN | 34,12 % |
| 2024 | 67,51 % | Arnaud Le Gall | LFI-NFP | 32,49 % | Agnès Marion | RN | 55,26 % |
| Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores. | |||||||
| Année | Liste 1re | Liste 2e | Participation | ||||
| 2004 | 27,19 % | Harlem Désir | PS | 14,18 % | Marine Le Pen | FN | 35,05 % |
| 2009 | 24,93 % | Michel Barnier | UMP | 20,34 % | Harlem Désir | PS | 30,10 % |
| 2014 | 27,31 % | Aymeric Chauprade | FN | 19,98 % | Pervenche Berès | PS | 26,47 % |
| 2019 | 24,28 % | Jordan Bardella | RN | 17,63 % | Nathalie Loiseau | LREM | 33,11 % |
| 2024 | 38,73 % | Manon Aubry | LFI | 24,05 % | Jordan Bardella | RN | 37,38 % |
| Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores. | |||||||
| Année | Liste 1re | Liste 2e | Participation | ||||
| 2004 | 50,81 % | Jean-Paul Huchon | PS | 31,35 % | Jean-François Copé | UMP | 58,71 % |
| 2010 | 61,82 % | Jean-Paul Huchon | PS | 38,18 % | Valérie Pécresse | UMP | 36,97 % |
| 2015 | 46,38 % | Claude Bartolone | PS | 31,58 % | Valérie Pécresse | LR | 40,80 % |
| 2021 | 42,06 % | Valérie Pécresse | LR | 33,98 % | Julien Bayou | EELV | 27,95 % |
| Élections cantonales, résultats des deux meilleurs scores du dernier tour de scrutin. | |||||||
| Année | Élu | Battu | Participation | ||||
| 2004 | 67,65 % | Vivianne Gris | PS | 32,35 % | Jean-Michel Dubois | FN | 58,97 % |
| 2011 | 65,98 % | Cédric Sabouret | PS | 34,02 % | Éric Locaputo | FN | 34,79 % |
| Élections départementales, résultats des deux meilleurs scores du dernier tour de scrutin. | |||||||
| Année | Élus | Battus | Participation | ||||
| 2015 | 63,90 % | Cédric Sabouret Djida Techtach | PS | 36,10 % | Annika Bruna Jean-Michel Dubois | FN | 34,72 % |
| 2021 | 57,81 % | Cédric Sabouret Cécilia Toungsi-Simo | PS | 42,19 % | Christian Cauro Djida Techtach | DVG | 28,47 % |
| Référendums. | |||||||
| Année | Oui (national) | Non (national) | Participation | ||||
| 1992 | 48,29 % (51,04 %) | 51,71 % (48,96 %) | 66,46 % | ||||
| 2000 | 73,81 % (73,21 %) | 26,19 % (26,79 %) | 25,82 % | ||||
| 2005 | 37,89 % (45,33 %) | 62,11 % (54,67 %) | 61,04 % | ||||
Entre 1990 et 1994, parmi les premières de France, la commune informatise son service de l'état civil en l'indexant et en numérisant les registres avec un scanner et enregistrement sur un disque optique.
Gonesse est le siège d'une juridiction d’instance. La commune fait partie de la juridiction de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise,.

Les habitants sont appelés les Gonessiens
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans,.
En 2023, la commune comptait 27 707 habitants, en évolution de +6,57 % par rapport à 2017 (Val-d'Oise : +4,32 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La population de la commune est relativement jeune. En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 56,8 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (54,4 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 12,7 % la même année, alors qu'il est de 14,3 % au niveau départemental,.
En 2023, la commune comptait 13 343 hommes pour 14 364 femmes, soit un taux de 51,84 % de femmes, supérieur au taux départemental (51,37 %),.
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
En 2022, la population âgée de 15 à 64 ans est de 17 581 pesonnes dont 12 569 actifs.
La répartition des actifs au sein de cette population et leurs catégories socio-professionnelles s'établissent comme suit:
En 2022, le revenu median par unité de consommation s'établit à 19 140 € sur la commune contre 23 290 € au niveau départemental. Le taux de pauvreté est de 26 % contre 17,7 % sur l'ensemble du département,.
Près de l'A1 et la D 170G (Triangle de Gonesse), Immochan prévoit (2010-2020) de transformer 280 ha de terres agricoles en 130 hectares de quartier d'affaires, 80 hectares d'EuropaCity et 70 hectares en parc de loisirs. La proposition a cependant fait l’objet d’un avis défavorable de la part du commissaire-enquêteur le .
Le projet EuropaCity (500 enseignes soit 230 000 m2, base de loisirs avec un parc aquatique et une piste de ski soit 150 000 m2, hôtels 110 000 m2, espaces publics 100 000 m2, culture 50 000 m2, restaurants et palais des congrès chacun 20 000 m2) représente plus de trois milliards d'euros d’investissements ; il promet la création de 11 000 emplois,.
Toutefois l'enquête publique conduite en sur la révision du plan local d'urbanisme a abouti à un avis défavorable du commissaire-enquêteur au projet d'urbanisation de 300 hectares de terrain en faisant état « des impacts environnementaux négatifs importants à très importants [en particulier s’agissant de la consommation massive de] terres agricoles fertiles les plus proches de la capitale (…) favorables à l’autosuffisance alimentaire et aux circuits courts » et en soulignant notamment les conséquences de l’imperméabilisation des sols et les atteintes à la biodiversité.
Des agriculteurs, des commerçants et des citoyens opposés au projet sont regroupés au sein du Collectif pour le Triangle de Gonesse.
Ce projet a été abandonné en .
Gonesse compte quatre monuments historiques sur son territoire :
On peut également signaler :

C'est à Gonesse que le compositeur Luigi Cherubini situe une partie de l'action de son opéra les Deux journées ou le Porteur d'eau, créé en 1800.
| Blason | De gueules à la tour crénelée couverte en dôme d'argent, ouverte, ajourée et maçonnée de sable, accostée à dextre d'une gerbe de blé d'or et à senestre d'un gond enlacé de la lettre S capitale du même ; au chef cousu d'azur semé de fleurs de lys d'or |
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| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
A l'année 2015, la commune avait 20 écoles primaires avec 3 526 élèves, incluant 11 écoles maternelles avec 1 389 élèves et 9 écoles élémentaires avec 2 137 élèves.
Collèges :
Il y'a un seul lycée, le Lycée René Cassin-Gonesse .
Nota : les références des Archives nationales ont été reclassées et les références actuelles sont changées[[ lire en ligne]]