Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8°C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6°C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 676 mm, avec 10,3 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Boissy-l'Aillerie à 6 km à vol d'oiseau, est de 11,2°C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 635,8 mm,. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .
Urbanisme
Typologie
Au , Menucourt est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle appartient à l'unité urbaine de Menucourt, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principal,. Cette aire regroupe 1 929 communes,.
Toponymie
Le nom de la commune est issu de Minuti curtis, le domaine de Minutus[réf.souhaitée].
«Hugo etiam de Bruelio (Hugues de Brueil) confirme à l'église tant de fois nommée treize setiers de méteil à prendre annuellement dans son champart de Menucorte (Menucourt) du consentement....».
Toujours au XIIIesiècle, un document d'Hugues de Brueil, fils d'Evrard et petit-fils de Hugues vicomte de Meulan et de Basilie fille de Gauthier II dit Haï vicomte de Meulan, donne l'église de Saint Nicaise de Meulan une redevance à prendre à Menucourt et en confirme une de son aïeul:
«Que tous présents et à venir sachent que moi Hugo de Bruel (Hugues de Brueil) je concède et je confirme par l'autorité de mon sceau à Dieu et à sancto Nigasio de Mellento (Saint Nicaise de Meulan) et aux moines du couvent de ce lieu, cinq sous de rente sur Menoecurt (Menucourt) pour le repos de l'âme d'Evrardi (Evrard) mon père. Je confirme aussi la donation de vingt sous que Ugo (Hugues) mon aïeul a faite à Saint Nicaise pour le repos de son âme et celle de Basilive (Basilie), son épouse, mon aïeule, payables à la Saint Remi....».
On trouve dans un inventaire de l'abbaye du Bec Hellouin en date du une charte et confirmation de Hugonis de Bruel (Hugues de Brueil) de 5 sols à Meneucourt (Menucourt) pour l'âme d'Evardi (Evrard) son père et 20 sols pour l'âme d'Hugonis (Hugues) versé à la Saint-Remi.
À partir du XVesiècle, les actes, registres chartes conventions et pièces de procédures sont plus nombreuses et permettent de constituer une histoire du village.
En raison du développement de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise à proximité immédiate, le petit village du Vexin a connu un considérable essor démographique entre 1968 et 1975 avec la construction de nombreux nouveaux logements, essentiellement des pavillons, pour atteindre aujourd'hui plus de 5 000 habitants.
Elle faisait partie de 1793 à 1976 du canton de Pontoise de Seine-et-Oise puis du Val-d'Oise, année où elle est rattachée au canton de Cergy. En 1985 un nouveau découpage intervient et la commune intègre le canton de l'Hautil. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
La commune se trouve dans la ville nouvelle de Cergy-Pontoise, aménagée à partir de 1970 par un syndicat communautaire d'aménagement (SCA), puis, en 1984, par un syndicat d'agglomération nouvelle (SAN) créé en 1984.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006.
En 2023, la commune comptait 6 184 habitants, en évolution de +7,16% par rapport à 2017 (Val-d'Oise: +4,32%, France hors Mayotte: +2,36%).
En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 52,8%, soit en dessous de la moyenne départementale (54,4%). De même, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 13,4% la même année, alors qu'il est de 14,3% au niveau départemental,.
En 2023, la commune comptait 3 010 hommes pour 3 174 femmes, soit un taux de 51,33% de femmes, inférieur au taux départemental (51,37%),.
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit:
Pyramide des âges de la commune en 2023 en pourcentage
Hommes
Classe d’âge
Femmes
3,0
80 ou +
3,7
9,5
65-79 ans
10,7
11,7
55-64 ans
11,3
22,5
40-54 ans
22,0
16,6
25-39 ans
19,2
12,7
15-24 ans
11,9
23,9
0-14 ans
21,4
Pyramide des âges du département du Val-d'Oise en 2023 en pourcentage
Hommes
Classe d’âge
Femmes
2,8
80 ou +
4,6
10
65-79 ans
11,2
11,2
55-64 ans
11,5
20,2
40-54 ans
19,7
19,8
25-39 ans
20,4
13,8
15-24 ans
12,4
22,2
0-14 ans
20,2
Population active de 15 à 64 ans
En 2022, la population âgée de 15 à 64 ans est de 3 956 pesonnes dont 2 990 actifs.
La répartition des actifs au sein de cette population et leurs catégories socio-professionnelles s'établissent comme suit:
Population de 15 à 64 ans par type d'activité en pourcentage recensement de 2022
Actifs ayant un emploi: 69,2%
Chômeurs: 6,4%
Retraités: 5,1%
Élèves, étudiants et stagiaires non rémunérés: 10,9%
Autres inactifs: 8,4%
Population active de 15 à 64 ans selon le groupe professionnel recensement de 2022
Agriculteurs exploitants: 0 habitants
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise: 55 habitants
Cadres et professions intellectuelles supérieures: 598 habitants
Ouvriers: 414 habitants
Professions intermédiaires: 1 097 habitants
Employés: 848 habitants
Revenus de la population
En 2021, le revenu médian par unité de consommation s'établit à 25 830 € sur la commune contre 23 290 € au niveau départemental. Le taux de pauvreté est de 8 % contre 17,7 % sur l'ensemble du département,.
Histogramme des revenus médians disponibles par unité de consommation - département du Val-d'Oise,
10 000
20 000
30 000
40 000
Communes de plus de 2 000 habitants du département - Insee 2021 - Fichier localisé social et fiscal - géographie du 01/01/2025
La Châtaigneraie, centre de rééducation de Menucourt est un établissement privé non lucratif PSPH (participant au service public hospitalier). Il accueille cent patients en hospitalisation complète et quinze en hospitalisation de jour. Son personnel médical est composé de sept médecins dont cinq MPR, dix-neuf masseur-kinésithérapeutes, six ergothérapeutes, deux orthophonistes, un podologue, un psychologue, une neuropsychologue, une diététicienne, et une assistante sociale. Le centre est équipé d'une piscine médicalisée et d'un appareil d'isocinétique. Son directeur est Renaud Coupry, son médecin chef est le Dr Charles Fattal. Il est situé rue Bernard Astruc. Le centre a déjà accueilli Jacques Chirac, Alain Delon, Luis Fernandez et bien d'autres personnalités ou sportifs de haut niveau.
Culture locale et patrimoine
Église Saint-Léger.
Lieux et monuments
Menucourt ne compte aucun monument historique inscrit ou classé sur son territoire. On peut néanmoins signaler:
L'église Saint-Léger
Elle fut construite en 1899 en remplacement de l'église romane primitive, devenue trop délabrée pour être réparée une nouvelle fois. La nouvelle église, dont les frais de constructions atteignirent le double des 50 000 francs initialement prévus, possède des façades de style néo byzantin très élaborés. Elles sont exécutées essentiellement en pierre de taille, mais agrémentées de bandeaux en brique rouge au niveau des trumeaux, sur les faces du clocher et sur toute la façade occidentale. En haut des fenêtres, les murs sont en outre ornés de mosaïques. L'édifice se compose d'une nef à collatéraux de cinq travées, dont la première et la cinquième sont plus étroites; d'un chœur carré nettement plus bas que la nef; et d'une abside en cul-de-four.
L'étroit clocher s'élève au-dessus de la première travée de la nef et s'intègre dans la façade occidentale. Son unique étage est percé sur chaque face d'une haute baie abat-son terminée par un cadran d'horloge et surmontée d'un gable garni de mosaïques. La flèche couvert d'ardoise se termine par un clocheton. Les baies sont des étroites lancettes simples plein cintre. Au-dessus du portail et sur la seconde à quatrième travée des bas-côtés, elles sont disposées en triplet, la baie centrale dépassant en hauteur ses deux baies adjacentes.
En provenance de l'ancienne église, le monument funéraire aux armes de la famille Chassepot de Beaumont.
La fontaine publique, rue Georges-Clemenceau / rue Jean-Jaurès
Elle se compose d'un pilier en pierre de taille et d'une pompe en fonte du début du XXesiècle. Deux fontaines similaires existaient à Menucourt. Elles sont placées sur des puits alimentés par des sources, provenant des hauteurs du massif de l'Hautil.
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1erjanvier2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2025, date de référence statistique: 1erjanvier2023.
12Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOI10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
↑«Elections municipales: Val-d'Oise», Le Monde, (lire en ligne, consulté le )«la ville nouvelle de Cergy-Pontoise. Elle comprend actuellement cinq communes de gauche et six de droite, mais, par le jeu du nombre de ses délégués désignés au prorata de la population, c'est l'ancien député rocardien Alain Richard qui la dirige. Il suffit qu'une seule commune de gauche passe à droite, et c'est toute la ville nouvelle qui suit. Or la commune de Menucourt a élu dès le premier tour le candidat d'union de la droite, Georges Hardelin, au détriment du maire socialiste sortant, Gérard Smilevitch».
↑«La droite en difficulté à Menucourt», Le Parisien, édition du Val-d'Oise, (lire en ligne, consulté le )«Additionnées, les voix des deux listes de gauche dominaient dimanche soir celles des deux listes de droite: 1 144 contre 934. Avec 437 bulletins favorables, le maire sortant, Georges Hardelin (DVD), n'est arrivé qu'en troisième position, derrière Eric Proffit-Brulfert (DVG), en tête avec 42% des voix, et Roland Cosseron (DVD), deuxième avec 496 voix».
↑«Le maire de Vauréal quitte le PS pour rejoindre les Verts: Après le ralliement du maire de Menucourt et celui de Didier Peyrat, conseiller municipal de Pontoise, les Verts enregistrent une nouvelle adhésion: celle du maire de Vauréal, Bernard Morin. Pour le vice-président de l’agglomération de Cergy-Pontoise chargé du développement durable, c’est l’aboutissement d’une réflexion «entamée il y a longtemps» mais qui a pris une nouvelle tournure après l’élection européenne de juin dernier», Vonews – Toute l’actualité du Val d’Oise, (lire en ligne).
↑«Proffit-Brulfert brigue un 3emandat à Menucourt», Le Parisien, édition du Val-d'Oise, (lire en ligne)«Eric Proffit-Brulfert, maire de Menucourt depuis 2001, sollicitera les électeurs en vue d'un troisième mandat en 2014. Elu à deux reprises sous la bannière du PS, l'élu de 46 ans se présentera cette fois sans étiquette. Eric Proffit-Brulfert a, depuis 2009, successivement quitté le PS et EELV».
↑Réélu pour le mandat 2014-2020: «Les maires élus du 1ertour s'installent», Le Parisien, édition du Val-d'Oise, (lire en ligne).
↑Jérôme Cavaretta, «Municipales 2020. Menucourt: Éric Proffit-Brulfert rempile!: À Menucourt, Éric Proffit-Brulfert (dvg) l’emporte dès le premier tour. Il est aux commandes de la ville depuis 2001», La Gazette du Val-d'Oise, (lire en ligne, consulté le ).
↑«Menucourt: la Châtaigneraie a 20 ans.», Le Petit Journal de Sagy, Mensuel 190, (lire en ligne).
12Véronique Daver et Hautem Bali, «Le patrimoine des communes du Val-d’Oise: Menucourt», Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol.I, , p.368-369 (ISBN2-84234-056-6).
↑«La nouvelle vie du château de Menucourt: Quelques mois après son parc, réhabilité par la Communauté d’agglomération, c’est au tour du château de Menucourt d’entamer une nouvelle existence. Reconstruit par la Fondation John Bost, il accueille désormais des personnes en situation de handicap psychique», 13 comme une, (lire en ligne, consulté le ).