Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,3°C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,2°C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 696 mm, avec 10,6 jours de précipitations en janvier et 7,8 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Roissy-en-France à 8 km à vol d'oiseau, est de 12,1°C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 694,3 mm,. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .
Milieux naturels et biodiversité
Le parc Alexandre-Boucher: de 6 200 m2, situé au centre-ville;
Au , Vaujours est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle appartient à l'unité urbaine de Paris, une agglomération inter-départementale regroupant 407 communes, dont elle est une commune de la banlieue,,.
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principal,. Cette aire regroupe 1 929 communes,.
Occupation des sols
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Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Quartiers
Vaujours est structuré en quatre quartiers: Centre-Ville / Poudrerie, Vert Galant, Fenelon, et les Marlières.
Habitat et logement
En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 3 387, alors qu'il était de 2 998 en 2016 et de 2 848 en 2011.
Parmi ces logements, 91,7% étaient des résidences principales, 1,1% des résidences secondaires et 7,2% des logements vacants. Ces logements étaient pour 38% d'entre eux des maisons individuelles et pour 57,8% des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Vaujours en 2022 en comparaison avec celle de la Seine-Saint-Denis et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (1,1%) par rapport au département (1,3%) et à la France entière (9,7%).
Le logement à Vaujours en 2022.
Typologie
Vaujours
Seine-Saint-Denis
France entière
Résidences principales (en%)
91,7
92,5
82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en%)
1,1
1,3
9,7
Logements vacants (en%)
7,2
6,2
8
La ville ne respecte pas les obligations qui lui sont faites par l'article 55 de la loi SRU de disposer d'au moins 25% de son parc de résidences principales constituées de logements sociaux,.
Voies de communication et transports
Ancienne borne routière de l'ex-RN 3
La ville est desservie d’est en ouest par l’ancienne route nationale 3 (RD 933), tandis qu’au nord circule parallèlement la RD 44. Elle est également reliée du nord au sud par la RD 44A, et au nord par la RD 40.
Le village est cité dans des documents sous les formes: «Vallis Jost» et «Vaujoi» (Val de jost ou Val de la joie), Vallis jocosa en 1202, Vallis joth et Vallis Gaii puis Vallis gaudii au XIIIesiècle, Vallis Jovis, Valjoue, Vaujoust en 1351, Vaujou en 1744.
Près de la colline Mautauban, Henri IV avait un pavillon de chasse. Il a laissé son nom au lieu-dit et au lotissement du Vert-Galant.
À la fin du XVIIIesiècle, l'église Saint-Nicolas est construite: elle abrite toujours des trésors de l'Art sacré en particulier une peinture du XVIIIesiècle, représentant le baptême du Christ, un tabernacle du XVIIesiècle, et les dalles funéraires de la famille de Maistre, originaire du Languedoc, qui habite dans le village de 1760 à 1840.
Époque contemporaine
Au XIXesiècle, le château est transformé en orphelinat. En 1844, le lycée horticole Fénelon y est créé: il redonne un certain prestige au château du XVIIIesiècle. Ce château était accompagné d'un parc paysager où se trouvait une grange aux dîmes du XVIesiècle.
Jusqu'au début du XXesiècle, Vaujours était un village de Pailleux (négociants en paille, fourrage et litière).
Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le , la métropole du Grand Paris (MGP), à laquelle la commune, qui n'était membre d'aucune intercommunalité, a été intégrée.
Au premier tour des élections municipales de 2014 dans la Seine-Saint-Denis, la liste UMP-UDI menée par le maire sortant Dominique Bailly a obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 1 403 voix (63,28%, 24 conseillers municipaux élus), devançant très largement les listes menées respectivement par:
- José Da Silva (DVD, 338 voix, 15,24%, 2 conseillers municipaux élus);
- Daniel Borgeot (SE, 293 voix, 13,21%, 2 conseillers municipaux élus);
- Claudine Simmer (DVG, 183%, 8,25%, 1 conseiller municipal élu).
Lors de ce scrutin, 45,79% des électeurs se sont abstenus.
Lors du premier tour des élections municipales de 2020 dans la Seine-Saint-Denis, ma liste LR - UDI - MoDem - SL menée par le maire sortant Dominique Bailly a obtenu une large majorité absolue des suffrages exprimés, avec 995 voix (71,17%, 25 conseillers municipaux élus dont 1 métropolitain) devançant celle SE menée par Daniel Borgeot (403 voix, 28,82%, 4 conseillers municipaux élus). Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 62,62% des électeurs se sont abstenus.
L'école privée catholique Fénelon-Vaujours nommé lycée Fénelon compte près de 1800 élèves. Fondé en 1845 par un abbé, l'établissement est un lycée agricole disposant d'un parc paysager de 9 hectares et d'un arboretum. Le lycée agricole ferme en 2020,. L'établissement comprend actuellement une école maternelle et élémentaire, un collège et un lycée général et technologique.
Le département gère le collège (collège Henri IV).
La bibliothèque: plus du quart de la population y est inscrite. Elle compte 45 000 documents, un espace multimédia labellisé Espace Public Numérique et offre de nombreuses activités: un Cyberclub de lecture jeunesse, le CAFElitTHEraire pour adultes, la traditionnelle «Heure du conte» les mercredis matin, et de nombreuses animations de sensibilisation au livre et à la lecture publique ainsi qu'à la découverte d'arts connus ou inconnus.
Le conservatoire de musique et de danse: il offre des représentations musicales ou théâtrales.
Le complexe sportif Roger-Grosmaire: s'y produisent des représentations théâtrales et musicales.
Vaujours abrite depuis plusieurs années[C'est-à-dire?] un centre médical et social (dispensaire), un centre de protection Infantile de la Croix-Rouge française, un centre communal d’action sociale, un centre de protection maternelle et infantile (P.M.I), et une
résidence médicalisée pour personnes âgées. En 2006, la commune regroupait onze médecins généralistes, deux médecins spécialistes, un auxiliaire médical, et une pharmacie. La ville est rattachée à l’hôpital intercommunal de Montfermeil.
Population et société
Les habitants sont appelés les Valjoviens ou les Valjorois.
Démographie
Évolution de la population
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007.
En 2023, la commune comptait 8 007 habitants, en évolution de +13,9% par rapport à 2017 (Seine-Saint-Denis: +5%, France hors Mayotte: +2,36%).
La population de la commune est relativement jeune. En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 59,1%, soit au-dessus de la moyenne départementale (57,2%). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 11,2% la même année, alors qu'il est de 12,5% au niveau départemental,.
En 2023, la commune comptait 3 913 hommes pour 4 094 femmes, soit un taux de 51,13% de femmes, supérieur au taux départemental (50,39%),.
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit:
Pyramide des âges de la commune en 2023 en pourcentage
Hommes
Classe d’âge
Femmes
2,1
80 ou +
4,0
8,1
65-79 ans
8,2
10,6
55-64 ans
9,8
20,4
40-54 ans
18,8
22,2
25-39 ans
24,3
11,9
15-24 ans
12,2
24,7
0-14 ans
22,8
Pyramide des âges du département de la Seine-Saint-Denis en 2023 en pourcentage
Hommes
Classe d’âge
Femmes
2,4
80 ou +
3,8
9,1
65-79 ans
9,7
10,4
55-64 ans
10,7
20,1
40-54 ans
19,5
22
25-39 ans
22,4
14
15-24 ans
13,2
22,1
0-14 ans
20,7
Population active de 15 à 64 ans
En 2022, la population âgée de 15 à 64 ans est de 5 024 pesonnes dont 3 701 actifs.
La répartition des actifs au sein de cette population et leurs catégories socio-professionnelles s'établissent comme suit:
Population de 15 à 64 ans par type d'activité en pourcentage recensement de 2022
Actifs ayant un emploi: 67,3%
Chômeurs: 6,4%
Retraités: 3,6%
Élèves, étudiants et stagiaires non rémunérés: 9,7%
Autres inactifs: 13,1%
Population active de 15 à 64 ans selon le groupe professionnel recensement de 2022
Agriculteurs exploitants: 0 habitants
Artisans, commerçants, chefs d'entreprise: 193 habitants
Cadres et professions intellectuelles supérieures: 602 habitants
Ouvriers: 605 habitants
Professions intermédiaires: 1 011 habitants
Employés: 1 268 habitants
Revenus de la population
En 2022, le revenu median par unité de consommation s'établit à 23 430 € sur la commune contre 19 020 € au niveau départemental. Le taux de pauvreté est de 15 % contre 28,4 % sur l'ensemble du département,.
Elle compte 165 entreprises[Quand?], dont les principales sont Saint-Gobain, qui fabrique dans la ville des éléments en plâtre (470 salariés), Voyager Autrement (120 salariés), entreprise de transports de personnes à mobilité réduite et Lavy Bonnot, entreprise de découpage et emboutissage (18 salariés)[réf.nécessaire].
Globalement, cette commune résidentielle dispose essentiellement d'un tissu artisanal, tourné vers les entreprises du bâtiment.
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
Le château de Vaujours.Église Saint-Nicolas.
Le château de Vaujours (1, rue de Montauban), datant de la fin du XVIIIesiècle est reconverti en lycée privé horticole depuis 1839. Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques en particulier pour ses décors en ferronnerie (rampe d'escalier en fer forgé...), ses sculptures et peintures.
L'église Saint-Nicolas, construite sur un plan basilical, reconstruite en 1769 sur l'emplacement de l'édifice ancien dont ne subsiste que le clocher. La cloches et les vitraux datent de la fin du XIXesiècle.
Le presbytère (3 rue de Livry): édifié en 1730, il représente l'unique vestige du prieuré construit par le chanoine régulier La Grenée, de l'abbaye Saint-Victor de Paris. Il renferme à l'intérieur des lambris, des cheminées de marbre et un bel escalier à balustres de bois.
Le château Mathieu (rue de Coubron) édifice en brique et pierre, encadré de tourelles datant du XIXesiècle.
Le CEA y a conduit des tirs froids portant sur un total de 600kg d'uranium naturel, dont environ 150kg avaient été dispersés autour du fort, jusqu'à parfois un kilomètre.
La plus grosse partie en a été récupérée lors des opérations d'assainissement en 2002, mais du fait de la dispersion, le CEA ne peut assurer l'absence de tout marquage résiduel.
La zone de près de 50 hectares couverte par le CEA, s'étendant principalement sur la commune de Courtry (Seine-et-Marne), reste aujourd'hui marquée par de l'uranium naturel et appauvri. La DRIREreconnaît une contamination résiduelle par des substances radioactives et pyrotechniques[réf.nécessaire], dénoncée par une association écologiste locale. En particulier une mesure réalisée par la CRIIRAD a indiqué 3 μSv/h dans une des casemates: à ce niveau, une exposition continue pendant 3,8 ans conduirait à dépasser le NOAEL des rayonnements ionisants sur l'homme (soit 100 mSv).
Cette zone dont les sous-sols sont riches en gypse a été rachetée au Ministère de la Défense et au CEA en 2010 par l'entreprise Placoplatre qui exploite une carrière mitoyenne en fin d'exploitation (le plus grand site plâtrier européen), et qui ne voit pas d'un bon œil les projets de réhabilitation de l'ancien centre du CEA en zone industrielle, résidentielle ou de loisirs. Début 2012, la communauté d'agglomération de Marne et Chantereine a finalisé l'achat de la partie restante du site, mais aucun travail de sécurisation ni de dépollution n'a commencé.
L'exploitation du gisement sur le Bois de Bernouille venant à épuisement en 2028, Placoplatre souhaite exploiter une nouvelle carrière à ciel ouvert sur le site de Vaujours-Guisy. En juillet 2024, le tribunal administratif de Montreuil avait suspendu les travaux autorisés en 2023 en pointant des insuffisances sur la protection d'espèces protégées, les émissions de gaz à effet de serre de l'exploitation et la cartographie des risques de radioactivité. Ces réserves corrigés, une nouvelle enquête publique est menée en 2025. L'autorisation de prolonger l'exploitation du gisement qui fournit 25% de la production française de plaques de plâtre (par 550 employés et un chiffre d'affaires de 569 millions d'euros en 2024) est signée par le Préfet de la Seine-Saint-Denis le
D'azur à la bande bretessée et contre-bretessée d'or, au chef aussi d'azur chargé d'une escarboucle fleurdelysée aussi d'or.
Détails
Sur ce blason, un écu timbré de la couronne murale peut être distingué. Il possède trois tours crénelées d'or. Il est soutenu par un foudre d'or enflammée de gueules. De celles-ci jaillissent trois fleurs de soucis, tigées et feuillées.
La terre de Vaujours appartenait à l'abbaye Saint-Victor de Paris dont les armes (l'escarboucle) sont redessinées en chef de l'écu; plus tard, ces terres devinrent la propriété de la famille Scarron, dont l'arme, la bande bretessée et contrebretessée, figure sur la partie inférieure du blason. Puis, de 1569 au XIXesiècle le château de Vaujours (aujourd'hui école Fénelon) devint la propriété de la famille de Maistre[réf.nécessaire] qui portait dans ses armes trois fleurs de soucis, reprises pour les ornements extérieurs. Enfin la Poudrerie de Sevran est évoquée par le foudre, symbole que portait les officiers des Poudres.
↑Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50% de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et 406 communes de banlieue.
↑Une rue de la commune ainsi qu'une course cycliste portent le nom de ce maire.
↑Le complexe sportif de la commune porte le nom de ce maire.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1erjanvier2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2025, date de référence statistique: 1erjanvier2023.
12Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOI10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
↑Sébastien Thomas, «Gournay - Coubron - Vaujours: les petites villes peinent à respecter la construction d’un minimum de HLM», Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis, (lire en ligne, consulté le ).
↑Maëlys Dolbois, «Seine-Saint-Denis. Construction de logements: le maire de Vaujours met les points sur les i», Actu Seine-Saint-Denis, (lire en ligne, consulté le )«Comme de nombreuses communes en Seine-Saint-Denis, la ville de Vaujours ne respecte pas les quotas de logements sociaux imposés par l’État, dans le cadre de la loi SRU. Le préfet de Seine-Saint-Denis oblige donc la commune à se mettre en conformité sinon elle écopera d’une amende ou pire, la Ville ne pourra plus préempter».
↑Carole Sterlé, «Michel Duhau ne veut pas prendre sa retraite», Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis, (lire en ligne, consulté le )«Il a beau avoir 72 ans, pour lui l'heure de la retraite n'a pas encore sonné.(...) Et il compte bien y rester encore. Il brigue un troisième mandat, sans étiquette. «Je n'ai jamais mis de logo parce que la liste rassemble au-delà de l'UMP, mais tout le monde ici sait que je suis UMP.» Et Vaujours a toujours voté à droite. A la présidentielle (57,47% pour Sarkozy), aux législatives (56,16% pour Eric Raoult)».